Okuno K, Ono Minagi H, Ikai K, et al. — Efficacité du Nastent sur l'AOS et prédiction de la réponse au traitement
Journal of Oral Rehabilitation, 2018 ; 46(1):51-57. DOI 10.1111/joor.12725 (PMID 30281824).
Étude prospective sur 30 patients (29 analysés). Le Nastent réduit significativement le REI (22,4 → 15,7 ; p<0,01) et augmente la SpO₂ minimale (81,9 → 86,6 ; p<0,01). L'abstract de congrès associé (SLEEP 2018, n° 0555) rapporte en complément une baisse de l'ESS de 12,1 à 6,7. Le rapport des espaces aériens inférieur/moyen (IAS/MAS) sur céphalogramme prédit la réponse au traitement avec une sensibilité de 90,9 % et une spécificité de 88,9 % : un vélopharynx plus étroit que l'hypopharynx prédit le succès.
Source : PubMed / DOI
Dellweg A, Kampmann M, Tschopp K. — Évaluation d'un stent nasopharyngé (Naśtent) dans les troubles respiratoires du sommeil
Journal of International Medical Research, 2022 ; 50(1):3000605211073302. DOI 10.1177/03000605211073302 (PMID 35062854).
122 patients inclus (101 analysés ; 14 exclus pour intolérance). Chez les patients présentant un collapsus palatin de type antéro-postérieur, le Naśtent (Corinium Medical, UK) réduit significativement l'IAH. Il reste sans effet sur les obstructions rétro-linguales ou multi-niveaux. Avec un seuil de réduction de l'IAH de 40 %, le dispositif détecte 85,7 % des obstructions du voile du palais (vs DISE) : outil thérapeutique mais aussi diagnostique lorsque la DISE n'est pas disponible.
Source : PubMed / DOI
Ohtsuka K, Baba R, Yamasawa W, et al. — Efficacité du Nasal Airway Stent dans l'AOS légère à modérée
Respiration, 2020/2021 ; 100(3):193-200. DOI 10.1159/000512319 (PMID 33370725).
Étude pilote interventionnelle prospective à bras unique sur 71 patients (IAH 5–20). Le NAS améliore significativement l'IAH, l'IAH en décubitus dorsal, le RDI, l'ODI et le volume du ronflement (p<0,001 pour la plupart). 25 % de réponse complète et 10 % de réponse partielle, maintenues à 1 mois ; amélioration de la qualité de sommeil (PSQI 6,0 → 5,3). Environ 30 % des patients n'ont pas toléré le dispositif (effets indésirables).
Source : PubMed / DOI
Traxdorf M, Hartl M, Angerer F, et al. — Nouveau stent nasopharyngé (AlaxoStent) versus CPAP : série de cas
European Archives of Oto-Rhino-Laryngology, 2015/2016 ; 273(5):1307-1312. DOI 10.1007/s00405-015-3815-2 (PMID 26525882).
Étude monocentrique, série de 8 patients (IAH initial ≥ 10), comparaison sur deux nuits consécutives du stent nasopharyngé AlaxoStent et de la titration sous nCPAP. IAH avant traitement 31,1 ± 12,0 ; sous stent 19,0 ± 12,0 ; sous nCPAP 8,2 ± 11,9. Les deux approches réduisent les apnées obstructives de plus de 94 %. Taux de réponse du stent ~50 %, comparable aux interventions chirurgicales, sans complication et bien toléré.
Source : PubMed / DOI
Yenigun A, Tugrul S, Dogan R, et al. — Étude de faisabilité : stent nasopharyngé pour l'AOS et le ronflement
American Journal of Otolaryngology, 2020 ; 41(4):102460. DOI 10.1016/j.amjoto.2020.102460 (PMID 32247706).
Étude de faisabilité sur 5 patients (AOS légère + ronflement, obstruction rétro-palatine isolée). Le stent nasopharyngé, positionné sous endoscopie en sédation, empêche le voile du palais de basculer en arrière et soutient le voile pour prévenir le ronflement. Proposé comme alternative à la CPAP, aux orthèses intra-orales et à la chirurgie.
Source : PubMed / DOI
Hirata Y, Satoh M. — Étude pilote d'un Nasal Airway Stent pour le traitement de l'AOS
Journal of Sleep Disorders & Therapy, 2015 ; 4(4):1000207. DOI 10.4172/2167-0277.1000207.
Étude pilote sur 6 sujets. Le NAS a été toléré par tous les sujets avec une bonne observance. Il réduit les apnées/hypopnées et améliore la saturation en oxygène chez les AOS légères à modérées ; le ronflement est amélioré chez tous les sujets. Conclusion : alternative possible pour les patients intolérants à la CPAP ou les ronfleurs.
Source : Journal of Sleep Disorders & Therapy 2015;4(4):1000207
Furuie W, Sasaki I, Uezato A, et al. — Évaluation de la tolérance et de l'efficacité du Nasal Airway Stent
Tokyo Medical and Dental University — communication scientifique.
16 sujets inclus. 2 sujets ont abandonné. La tolérance a été évaluée chez 14 sujets par questionnaire et l'effet sur le ronflement chez les 9 sujets ronfleurs. Étude centrée sur l'acceptabilité du dispositif et sa réduction du ronflement.
Source : Tokyo Medical and Dental University
Tendron A, Chabolle F, Blumen M — Efficacité du tube nasopharyngé (Nastent®) sur le ronflement et le SAS pendant une ESSI
Service d'ORL et de chirurgie cervico-faciale, Hôpital Foch (Paris) — poster de congrès.
Étude prospective sur 11 patients, évalués lors d'une endoscopie sous sédation induite. L'IAH chute de 20,5 ± 12,6 à 6,0 (p<0,001) ; les événements disparaissent chez tous les patients sauf un. Le ronflement disparaît chez 10 des 11 patients. Conclusion : bonne alternative thérapeutique en cas de ronflement ou de SAS minime à modéré.
Source : Hôpital Foch, Paris
Revue systématique et méta-analyse
Kumar AR, Guilleminault C, Certal V, et al. — Dispositifs de stenting nasopharyngé pour l'AOS
Journal of Laryngology & Otology, 2014/2015 ; 129(1):2-10. DOI 10.1017/S0022215114003119.
Recherche sur Medline, Scopus, Web of Science et Cochrane ; sur 573 études potentielles, 16 retenues. Méta-analyse : index d'apnées 32,4 → 9,0 épisodes/h ; IAH 44,1 → 22,7 épisodes/h ; SpO₂ minimale 66,5 % → 75,5 %. Efficacité et tolérance variables selon les études, mais bénéfice significatif et bonne acceptation dans plusieurs séries.
Source : PubMed / DOI
Usage diagnostique / planification
Victores AJ, Olson K, Takashima M — Endoscopie interventionnelle sous sommeil induit
Journal of Clinical Sleep Medicine, 2017 ; 13(2):169-174. DOI 10.5664/jcsm.6438.
41 patients. Mise en place d'un tube nasopharyngé pendant la DISE pour simuler la suppression du collapsus palatin. 83 % présentaient une obstruction multi-niveaux ; avec le tube en place, 74 % montrent une amélioration au moins partielle et 35 % une résolution complète du collapsus en aval.
Source : PubMed / DOI
Lecture transversale
Le corpus converge : sur des populations sélectionnées, le stent nasopharyngé réduit l'IAH et le ronflement, avec des taux de réponse de l'ordre de 50 % et un effet net sur le ronflement.
- La tolérance reste une limite importante, avec environ 30 % d'intolérance dans certaines études.
- La sélection des patients est essentielle : le dispositif agit surtout sur l'obstruction palatine/rétro-palatine.
- Les obstructions rétro-linguales, épiglottiques ou multi-niveaux répondent moins bien.
Les effectifs restent faibles et plusieurs travaux sont des études pilotes ou des communications de congrès. Des études prospectives contrôlées restent nécessaires pour confirmer l'efficacité à long terme.