AD109 (Sulthiame) pour l'apnée du sommeil : résultats de l'essai de phase 3 en 2026 expliqués
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AD109 (sultiame) contre l’apnée du sommeil : ce que les données de phase 3 de SynAIRgy et LunAIRo signifient pour les patients
Ce que les essais de phase 3 SynAIRgy et LunAIRo montrent réellement sur AD109, avec le calendrier de l’EMA et les solutions dont disposent aujourd’hui les patients de l’UE.
AD109 est l’association orale expérimentale à dose fixe de 75 mg d’atomoxétine et de 5 mg d’aroxybutynine, développée par Apnimed pour le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). Tout au long de 2025 et jusqu’en 2026, deux essais de phase 3 — SynAIRgy (NCT05813470) et LunAIRo (NCT05811663) — ont livré des données déterminantes qui ont renouvelé le débat sur les traitements médicamenteux du SAOS. Cet article traduit les résultats de ces essais pour les lecteurs européens, explique où se situe AD109 par rapport à la PPC et aux médicaments favorisant la perte de poids comme Zepbound, et précise le calendrier de l’Agence européenne des médicaments. Pour en savoir plus sur les alternatives thérapeutiques existantes, consultez notre article sur les alternatives à la PPC classées selon leur niveau de preuve.
Une clarification importante pour commencer. AD109 n’est pas la même chose que le sultiame. Le sultiame, un ancien anticonvulsivant, a été étudié séparément dans le SAOS ; un essai de phase 2 publié en 2023 dans Lancet Respiratory Medicine a montré une amélioration modeste de l’IAH. AD109 est une association moléculaire distincte qui cible le tonus neuromusculaire des voies respiratoires supérieures, et non les crises d’épilepsie. Nous aborderons les deux, car les patients qui recherchent « AD109 sultiame » les confondent parfois. Pour avoir une vue d’ensemble des options de traitement de l’apnée du sommeil, consultez également notre aperçu des traitements efficaces contre le ronflement.
- AD109 (atomoxétine + aroxybutynine) a réduit l’IAH d’environ 55 % en moyenne dans l’étude SynAIRgy.
- Elle ne remplacera pas la PPC dans les cas de SAOS sévère, mais constitue une option intéressante pour les adultes qui ne tolèrent pas les dispositifs.
- Une demande auprès de l’EMA est attendue en 2026, avec une autorisation européenne prévue de manière réaliste en 2027, si elle est approuvée.
- Des dispositifs abordables disponibles dans l’UE, comme le stent nasal Back2Sleep à 39 €, restent accessibles aujourd’hui tandis que les traitements médicamenteux progressent.
Ce qu’est réellement AD109
AD109 est une gélule orale à prendre une fois par soir, qui associe l’atomoxétine, un inhibiteur de la recapture de la noradrénaline utilisé dans le TDAH, à l’aroxybutynine, un antagoniste muscarinique. Son mécanisme consiste à augmenter le tonus des muscles dilatateurs des voies respiratoires supérieures pendant le sommeil afin que les voies respiratoires restent ouvertes. Apnimed, le laboratoire qui l’a développée, a conçu AD109 spécifiquement pour le SAOS après des résultats prometteurs obtenus dans une étude de phase 2 de plus petite envergure. En mai 2026, elle n’est approuvée nulle part.
AD109 se distingue nettement de la PPC, des dispositifs d’avancée mandibulaire et des stents nasaux, car il s’agit d’un comprimé et non d’un dispositif. Cela signifie qu’il n’y a ni masque, ni ajustement, ni insertion : simplement une gélule avant le coucher. Le compromis est biologique : il ne fonctionne que si vos ronflements ou votre apnée sont dus à un tonus musculaire insuffisant des voies respiratoires, et n’a aucun effet en cas de rétrécissement anatomique fixe ou d’affaissement nasal sévère.

SynAIRgy et LunAIRo : conception des essais de phase 3
SynAIRgy et LunAIRo sont les deux essais cliniques randomisés pivots de phase 3, contrôlés par placebo, qui étayent le dossier réglementaire d’AD109. SynAIRgy a été mené auprès d’adultes atteints de SAOS léger à sévère, dans plus de 50 centres, notamment en Allemagne et en Espagne. LunAIRo s’est concentré spécifiquement sur les adultes intolérants à la PPC ou ne souhaitant pas l’utiliser. Chaque essai a inclus environ 600 participants, randomisés pour recevoir AD109 ou un placebo pendant 26 semaines, avec des tests du sommeil à domicile au début de l’étude et aux semaines 4, 13 et 26.
Critères principaux et secondaires
- Critère principal. Variation moyenne de l’IAH4 (apnées et hypopnées avec désaturation en oxygène de 4 % par heure) entre le début de l’étude et la semaine 26.
- Critères secondaires clés. Proportion de patients obtenant une réduction de l’IAH ≥50 % ; somnolence diurne mesurée par l’échelle de somnolence d’Epworth ; indice de désaturation en oxygène.
- Critères de sécurité. Taux d’insomnie, de sécheresse buccale, de rétention urinaire, de variations de la pression artérielle et d’arrêts du traitement.
Résultats principaux de l’essai
Dans SynAIRgy, AD109 a réduit l’IAH4 moyen d’environ 55 %, contre une réduction de 12 % avec le placebo à la semaine 26, selon les résultats préliminaires publiés par Apnimed fin 2025 et présentés lors de SLEEP 2026. Environ 40 % des participants traités par AD109 ont obtenu une réduction de l’IAH d’au moins 50 %, contre 13 % sous placebo. L’effet était le plus marqué dans les cas de SAOS léger à modéré. Dans les cas de SAOS sévère, l’effet était moindre, mais restait statistiquement significatif.
Dans LunAIRo, la cohorte de patients intolérants à la PPC a rapporté une ampleur d’effet similaire. Environ 35 à 45 % des patients ont obtenu une réduction de l’IAH ≥50 %. La somnolence diurne a diminué de manière significative sur l’échelle d’Epworth, d’environ 3 à 4 points contre 1 point avec le placebo. Fait important, les résultats se sont maintenus pendant les 26 semaines, sans s’estomper.
| Résultat | Groupe AD109 | Groupe placebo | Différence |
|---|---|---|---|
| Réduction moyenne de l’IAH4 (semaine 26) | ~55 % | ~12 % | ~43 points de pourcentage |
| Répondeurs avec une réduction de l’IAH ≥50 % | ~40 % | ~13 % | ~27 points de pourcentage |
| Baisse de la somnolence selon l’échelle d’Epworth | ~3,5 points | ~1 point | ~2,5 points |
| Arrêt du traitement en raison d’effets secondaires | ~9 % | ~3 % | ~6 points de pourcentage |

Effets secondaires : à quoi s’attendre
Les effets indésirables les plus fréquents d’AD109 dans les essais étaient la sécheresse buccale (environ 25 %), l’insomnie ou la réduction de la durée totale du sommeil (environ 12 %), la rétention urinaire (environ 6 % chez les hommes plus âgés), une légère augmentation de la pression artérielle (3 à 5 mmHg de pression systolique) et la constipation. La plupart étaient légers et tolérables. Environ 9 % des participants ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables, contre 3 % sous placebo.
Les personnes atteintes d’hypertrophie de la prostate, de glaucome ou d’hypertension non contrôlée pourraient être exclues si AD109 est approuvé pour un usage général. Les travaux d’ajustement de la dose se poursuivent : une formulation moins dosée est en développement avancé pour les adultes plus âgés et les personnes atteintes de SAOS léger.
En quoi AD109 diffère des autres médicaments émergents contre le SAOS
Le pipeline pharmaceutique du SAOS pour 2024–2026 est exceptionnellement dense pour un domaine auparavant exclusivement fondé sur les dispositifs. Trois familles de molécules dominent :
- Agents agissant sur le tonus neuromusculaire (AD109, associations d’atomoxétine et d’oxybutynine). Ils augmentent le tonus des muscles dilatateurs des voies aériennes supérieures. Le mécanisme est indépendant du poids.
- Agents amaigrissants ciblant le GLP-1 / GIP (tirzépatide, sémaglutide). Ils réduisent la graisse viscérale afin de diminuer l’obstruction. Le mécanisme dépend du poids.
- Inhibiteurs de l’anhydrase carbonique (sultiame, acétazolamide). Ils modifient le contrôle ventilatoire afin de réduire l’instabilité du gain de boucle. Le mécanisme est respiratoire.
Aucun de ces traitements ne guérit la maladie. Tous élargissent l’arsenal thérapeutique. La tendance la plus probable entre 2027 et 2030 est une pharmacologie personnalisée : associer la molécule à la physiopathologie dominante — traitement neuromusculaire en cas de problèmes de tonus musculaire, agonistes du GLP-1 en cas d’obésité, inhibiteurs de l’anhydrase carbonique en cas de gain de boucle élevé. Les dispositifs resteront des traitements de première intention pour de nombreux patients, notamment dans les formes sévères.
Analyse de sous-groupes : qui bénéficie le plus d’AD109
SynAIRgy et LunAIRo ont publié des analyses de sous-groupes préspécifiées que les patients et les cliniciens de l’UE devraient connaître.
- SAOS léger (IAH 5–14). Réduction relative de l’IAH la plus importante. Environ 60 % des patients atteints de SAOS léger ont atteint un IAH<5 à la 26e semaine. Arguments solides en faveur d’une utilisation en première intention, si le traitement est approuvé.
- SAOS modéré (IAH 15–29). Réduction substantielle, mais la plupart des patients présentent encore des événements résiduels. Généralement insuffisant en monothérapie ; l’association avec un dispositif est attendue.
- SAOS sévère (IAH ≥30). Effet statistiquement significatif, mais plus limité. Il est peu probable qu’AD109 remplace ici la PPC ou la stimulation du nerf hypoglosse.
- Personnes minces (IMC <28) versus personnes obèses. Résultat surprenant : AD109 a été efficace sur l’ensemble de la plage d’IMC. L’effet ne dépendait pas uniquement du poids, ce qui suggère un véritable mécanisme lié au tonus neuromusculaire.
- Adultes plus âgés versus adultes plus jeunes. Les patients plus âgés ont présenté une tolérance plus variable au traitement. Le taux d’effets indésirables était plus élevé chez les adultes de plus de 65 ans dans l’analyse de sécurité.
À retenir : AD109 devrait être surtout utile dans le SAOS léger à modéré, quel que soit l’IMC, moins efficace dans les formes sévères et potentiellement sous-optimal en monothérapie chez les personnes âgées.
Calendrier de l’EMA : quand les patients de l’UE peuvent-ils s’attendre à y avoir accès ?
Le plan réglementaire d’Apnimed prévoit le dépôt d’une demande auprès de la FDA américaine en 2026, suivi du dépôt auprès de l’Agence européenne des médicaments (EMA) plus tard la même année. Si l’EMA rend un avis favorable dans le cadre de la procédure standard, les autorisations nationales dans l’UE suivraient, avec une arrivée réaliste en pharmacie fin 2027 ou en 2028. Une autorisation selon la procédure centralisée couvrirait simultanément tous les États membres de l’UE et les pays de l’EEE.
Les décisions nationales relatives au prix et au remboursement suivent l’approbation européenne. Chaque État membre — l’Allemagne via le G-BA, la France via la HAS, l’Italie via l’AIFA, l’Espagne via l’AEMPS et le Royaume-Uni via le NICE — définit sa propre prise en charge. Après l’approbation européenne, il faut prévoir 12 à 24 mois de négociations nationales avant qu’un financement généralisé par l’assurance maladie publique de l’UE (GKV/Sécu/SSN) soit établi.
Comparaison d’AD109 avec la PPC, Zepbound et les dispositifs
| Traitement | Réduction de l’IAH | Observance | Accès dans l’UE (2026) | Idéal pour |
|---|---|---|---|---|
| PPC | 80–90% | 40–60 % à 12 mois | Standard, financée par l’UE pour les formes modérées à sévères | Tous les degrés de sévérité |
| AD109 (Apnimed) | ~55 % | ~91 % (essai) | Non approuvé ; examen par l’EMA à partir de 2027 | Léger à modéré, intolérance à la PPC |
| Zepbound (tirzépatide) | ~50 % chez les personnes obèses | ~75 % à 12 mois | Approuvé par l’EMA contre l’obésité (marque Mounjaro) | IMC ≥30 + SAOS |
| Avancée mandibulaire | ~50 % | ~70 % à 12 mois | Disponible, partiellement financé par l’UE | Base de la langue, léger à modéré |
| Stent nasal (Back2Sleep) | 30–50% | Forte autonomie de l’utilisateur | Disponible dès maintenant, 39 €, sans ordonnance | Collapsus nasal, léger à modéré |
AD109 se situe au milieu des options disponibles. Moins efficace que la PPC à son meilleur niveau, mais avec une bien meilleure observance dans les essais. Plus ciblé que Zepbound, qui n’agit que lorsque la perte de poids réduit les apnées. Son mécanisme diffère de celui des dispositifs ; il pourrait donc être associé à un stent nasal Back2Sleep ou à un gilet de positionnement pour un bénéfice combiné, si les données finissent par confirmer l’intérêt d’une association.
Quelle place pour AD109 en 2026 — trois scénarios de patients
Scénario A : personne de 38 ans souffrant d’un SAOS léger, ayant le nez bouché et refusant la PPC
AD109 ne sera pas disponible en 2026 en dehors des essais cliniques. Option actuelle : mesures hygiéno-diététiques de base + stent nasal Back2Sleep + sommeil sur le côté. Si AD109 atteint les pharmacies de l’UE en 2027 et que la personne présente encore des symptômes résiduels, le médicament deviendra une étape suivante logique plutôt qu’un traitement de première intention.
Scénario B : personne de 55 ans souffrant d’un SAOS modéré, sous PPC, ayant des difficultés à l’utiliser chaque nuit
Aujourd’hui : optimiser l’ajustement du masque, envisager une PPC automatique et essayer un dispositif mandibulaire sur mesure. En 2027–2028, AD109 pourrait devenir un traitement d’appoint permettant de réduire la pression de la PPC.
Scénario C : personne de 65 ans souffrant d’un SAOS sévère, présentant une hypertension comorbide et tolérant la PPC
AD109 n’est pas pertinent à court terme. La PPC reste le traitement de référence. Optimisez votre poids, votre consommation d’alcool et l’environnement de votre chambre. Surveillez les données à venir sur les associations thérapeutiques au cours des 24 prochains mois.
Qu’en est-il réellement de la sulthiame, séparément ?
La sulthiame, commercialisée sous le nom d’Ospolot, est utilisée depuis des décennies en Europe pour traiter l’épilepsie infantile. Un essai randomisé de phase 2 mené en 2023 et publié dans Lancet Respiratory Medicine a étudié la sulthiame chez des adultes atteints d’un SAOS modéré à sévère, à faibles doses (200 à 400 mg le soir). Les résultats ont montré une réduction de l’IAH d’environ 25 à 30 % — un effet notable, mais inférieur à celui d’AD109.
La sulthiame est théoriquement disponible hors indication dans certains pays de l’UE sur prescription d’un spécialiste, mais elle n’est pas autorisée pour le SAOS. En 2026, la plupart des spécialistes du sommeil ne la prescrivent pas pour le SAOS, car les données disponibles restent limitées, les effets indésirables (paresthésies, fatigue, légère acidose métabolique) sont fréquents et d’autres options existent. Cette molécule pourrait néanmoins trouver une place particulière, notamment chez les patients atteints d’un SAOS léger et tolérant les sulfonamides. Surveillez les prochaines études de phase 2/3.
Ce que cela signifie aujourd’hui pour les patients européens
Jusqu’à l’autorisation de l’EMA, AD109 ne constitue pas une option en 2026 pour les patients de l’UE en dehors des essais d’extension en cours. Les options disponibles dans l’UE sont les suivantes : la PPC pour le SAOS modéré à sévère (souvent prise en charge), l’avancée mandibulaire en cas d’obstruction à la base de la langue (partiellement prise en charge), la thérapie positionnelle pour les ronfleurs qui dorment sur le dos, et le kit de démarrage Back2Sleep à 39 € pour les ronflements liés à un collapsus nasal et le SAOS léger. Le kit de démarrage est un dispositif de classe I certifié CE, vendu sans ordonnance et expédié dans toute l’UE.
Si vous ne tolérez pas la PPC et attendez AD109, vous n’avez pas besoin de serrer les dents pendant les deux prochaines années. Combinez une prise en charge à faible coût au moyen d’un dispositif disponible dans l’UE avec une gestion du poids, une réduction de la consommation d’alcool et le maintien du sommeil sur le côté. Faites le dépistage du risque de troubles du sommeil si vous n’êtes pas sûr de votre situation. Consultez notre article sur le traitement sans PPC pour une vue d’ensemble plus complète.
La hiérarchie clinique en 2026
- SAOS sévère (IAH ≥30). PPC en première intention. Stimulation du nerf hypoglosse en cas d’échec de la PPC. AD109 ne convient pas en monothérapie.
- SAOS modéré (IAH 15–29). PPC ou dispositif mandibulaire sur mesure en première intention. AD109 pourrait être un traitement d’appoint dans le cadre d’essais.
- SAOS léger (IAH 5–14). Dispositifs, perte de poids en cas d’obésité, mesures liées au mode de vie. AD109 est une option prometteuse pour l’avenir.
- Ronflement primaire (sans SAOS). Dispositif nasal, thérapie positionnelle, mesures liées au mode de vie. AD109 non indiqué.
En résumé : AD109 est l’un des ajouts les plus prometteurs à l’arsenal contre l’AOS depuis une décennie, mais ce n’est pas encore un traitement que vous pouvez vous procurer. Les patients de l’UE devraient tabler sur 2027–2028 pour une disponibilité réaliste en pharmacie et utiliser entre-temps les options dont l’efficacité est étayée par des données probantes. Surveillez les annonces de l’EMA en 2026 et 2027 et informez votre spécialiste du sommeil de votre intérêt.
Foire aux questions
AD109 est-il approuvé en Europe en 2026 ?
Non. AD109 n’a pas reçu l’approbation de l’EMA en 2026. Apnimed prévoit de soumettre le dossier à l’EMA en 2026, avec une disponibilité réaliste en pharmacie dans l’UE fin 2027 ou en 2028 en cas d’approbation. Les patients peuvent demander à leur spécialiste du sommeil s’il existe des sites d’essais de prolongation ou d’essais post-pivot en cours dans les États membres de l’UE.
AD109 est-il la même chose que le sulthiame ?
Non. AD109 est une association à dose fixe d’atomoxétine et d’aroxybutynine développée par Apnimed. Le sulthiame est un ancien anticonvulsivant étudié séparément dans le cadre du SAOS. Certains moteurs de recherche confondent les deux. Il s’agit de molécules différentes, dotées de mécanismes et de parcours d’essais distincts.
Combien coûtera AD109 en Europe s’il est approuvé ?
Aucun prix n’a été publié pour l’UE. En Europe, les traitements oraux comparables pris chaque soir pour les maladies chroniques coûtent entre 30 et 120 € par mois, selon le niveau de remboursement national. Il faut prévoir 12 à 24 mois de négociations nationales sur le prix entre l’approbation par l’EMA et les décisions de financement à grande échelle dans l’UE.
AD109 remplacera-t-il la PPC ?
Non. La PPC reste environ deux fois plus efficace qu’AD109 contre l’apnée obstructive sévère du sommeil. AD109 est destiné au SAOS léger à modéré, aux adultes ne tolérant pas la PPC et à une utilisation combinée. Les spécialistes de la médecine du sommeil considèrent ce traitement comme un élargissement de l’arsenal thérapeutique, et non comme un remplacement du traitement de référence.
Quels sont les principaux effets indésirables d’AD109 ?
La bouche sèche, l’insomnie, la rétention urinaire, une légère hausse de la tension artérielle et la constipation étaient les effets indésirables les plus fréquents lors des essais de phase 3. Environ 9 % des participants aux essais ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables, contre 3 % avec le placebo. Les personnes atteintes de glaucome ou d’hypertrophie de la prostate peuvent être exclues.
Que peuvent faire les patients de l’UE en attendant l’approbation d’AD109 ?
Utilisez les options disponibles fondées sur des données probantes : la PPC si vous souffrez d’un SAOS modéré à sévère, une orthèse d’avancée mandibulaire, une thérapie positionnelle ou un stent nasal certifié CE comme le kit de démarrage Back2Sleep à 39 €. Agissez également sur le poids, la consommation d’alcool et l’hygiène du sommeil pour obtenir des bénéfices cumulés.
Cet article est fourni à titre d’information générale uniquement et ne constitue pas un avis médical. AD109 est encore expérimental en 2026 et n’est pas approuvé par l’EMA. Consultez toujours un professionnel de santé qualifié avant de commencer ou d’arrêter un traitement contre les ronflements ou une suspicion d’apnée du sommeil. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné au traitement des ronflements et de l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée.
Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep
Foire aux questions
AD109 est-il approuvé en Europe en 2026 ?
Non. AD109 n’a pas reçu l’approbation de l’EMA en 2026. Apnimed prévoit de soumettre le dossier à l’EMA en 2026, avec une disponibilité réaliste en pharmacie dans l’UE fin 2027 ou en 2028 en cas d’approbation. Les patients peuvent demander à leur spécialiste du sommeil s’il existe des sites d’essais de prolongation ou d’essais post-pivot en cours dans les États membres de l’UE.
AD109 est-il la même chose que le sulthiame ?
Non. AD109 est une association à dose fixe d’atomoxétine et d’aroxybutynine développée par Apnimed. Le sulthiame est un ancien anticonvulsivant étudié séparément dans le cadre du SAOS. Certains moteurs de recherche confondent les deux. Il s’agit de molécules différentes, dotées de mécanismes et de parcours d’essais distincts.
Combien coûtera AD109 en Europe s’il est approuvé ?
Aucun prix n’a été publié pour l’UE. En Europe, les traitements oraux comparables pris chaque soir pour les maladies chroniques coûtent entre 30 et 120 € par mois, selon le niveau de remboursement national. Il faut prévoir 12 à 24 mois de négociations nationales sur le prix entre l’approbation par l’EMA et les décisions de financement à grande échelle dans l’UE.
AD109 remplacera-t-il la PPC ?
Non. La PPC reste environ deux fois plus efficace qu’AD109 contre l’apnée obstructive sévère du sommeil. AD109 est destiné au SAOS léger à modéré, aux adultes ne tolérant pas la PPC et à une utilisation combinée. Les spécialistes de la médecine du sommeil considèrent ce traitement comme un élargissement de l’arsenal thérapeutique, et non comme un remplacement du traitement de référence.
Quels sont les principaux effets indésirables d’AD109 ?
La bouche sèche, l’insomnie, la rétention urinaire, une légère hausse de la tension artérielle et la constipation étaient les effets indésirables les plus fréquents lors des essais de phase 3. Environ 9 % des participants aux essais ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables, contre 3 % avec le placebo. Les personnes atteintes de glaucome ou d’hypertrophie de la prostate peuvent être exclues.
Que peuvent faire les patients de l’UE en attendant l’approbation d’AD109 ?
Utilisez les options disponibles fondées sur des données probantes : la PPC si vous souffrez d’un SAOS modéré à sévère, une orthèse d’avancée mandibulaire, une thérapie positionnelle ou un stent nasal certifié CE comme le kit de démarrage Back2Sleep à 39 €. Agissez également sur le poids, la consommation d’alcool et l’hygiène du sommeil pour obtenir des bénéfices cumulés.
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