Apnée du sommeil et conduite : pourquoi la somnolence au volant tue plus que l'alcool au volant

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Apnée du sommeil et conduite : pourquoi la conduite somnolente tue plus de personnes que vous ne le pensez

L’apnée du sommeil non traitée double votre risque d’accident. 21 % des accidents de la route mortels impliquent un conducteur somnolent. Voici ce que prévoit le droit européen, comment protéger votre permis et comment un traitement adapté ramène ce risque à la normale.

L’apnée du sommeil au volant : un tueur silencieux sur les routes européennes

Apnée du sommeil et conduite est une combinaison qui tue des milliers de personnes chaque année en Europe et en Amérique du Nord. Si vous souffrez d’apnée obstructive du sommeil (AOS) et que vous conduisez pour aller travailler chaque matin, votre risque d’accident est 2,5 fois plus élevé que celui du conducteur sur la voie voisine. Ce n’est pas une estimation. C’est la conclusion d’une méta-analyse publiée dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, qui regroupe les données de plus d’une douzaine d’études.

La raison est simple. L’AOS fragmente votre sommeil des dizaines de fois par heure. Vous n’atteignez jamais les phases profondes et réparatrices. Au matin, votre cerveau fonctionne au ralenti. Les temps de réaction s’allongent. L’attention s’émousse. Et contrairement à l’alcool, il n’existe aucun éthylotest pour mesurer la fatigue. Aucun contrôle routier. Aucun stigmate social qui vous inciterait à confier vos clés à un ami.

Dans ce guide, nous examinons les statistiques réelles, les réglementations européennes relatives à la conduite qui pourraient vous coûter votre permis, les témoignages de conducteurs qui ont failli perdre la vie, ainsi que les options de traitement qui ramènent votre risque d’accident à son niveau de référence en quelques jours.

Personne dormant paisiblement avec un stent nasal Back2Sleep pour le traitement de l’apnée obstructive du sommeil

Statistiques sur la conduite somnolente : les chiffres dont personne ne parle

La conduite en état d’ébriété fait la une. La conduite somnolente est reléguée aux notes de bas de page. Pourtant, la Fondation AAA pour la sécurité routière a constaté que la conduite somnolente est impliquée dans 21 % de tous les accidents de voiture mortels. L’alcool est en cause dans 31 % d’entre eux. L’écart est bien plus faible que la plupart des gens ne l’imaginent, et les chercheurs estiment que le chiffre concernant la somnolence est largement sous-estimé.

21%
des accidents mortels impliquent un conducteur somnolent (AAA, 2017-2021)
2.5x
risque d’accident plus élevé chez les patients souffrant d’apnée du sommeil non traitée
29,834
personnes tuées dans des accidents liés à la conduite somnolente aux États-Unis (2017-2021)
70%
réduction du risque d’accident après un traitement suivi régulièrement

Une étude française de cohorte sur le sommeil menée dans la région des Pays de la Loire a suivi 843 patients atteints d’AOS. Les résultats sont préoccupants : 35,3 % ont déclaré s’être endormis ou avoir ressenti une somnolence intense au volant. Parmi eux, près d’un tiers l’ont vécu au moins une fois par semaine. Et 3,6 % avaient déjà été impliqués dans un accident de voiture lié au sommeil au cours de la seule année précédente.

Le saviez-vous ? Rester éveillé pendant 18 heures entraîne les mêmes troubles cognitifs qu’une alcoolémie de 0,05 %. Après 24 heures sans dormir, l’altération de vos capacités équivaut à une alcoolémie de 0,10 %, bien supérieure à la limite légale dans tous les pays de l’UE. (Dawson etamp; Reid, Nature, 2000)

Conduite somnolente et conduite en état d’ébriété : comparaison côte à côte

Les gens comprennent que conduire en état d’ébriété est dangereux. Les campagnes, les lois et la pression sociale l’ont clairement établi. Mais la conduite somnolente ne fait presque l’objet d’aucune attention publique, bien qu’elle cause des dommages comparables. Voici comment ces deux situations se comparent :

Facteur Conduite en état d’ébriété (alcoolémie de 0,08 %) Conduite somnolente (éveillé depuis 18 à 24 h)
Temps de réaction Ralentissement d’environ 20 à 30 % Ralentissement pouvant atteindre 50 %
Part des accidents mortels ~31 % ~21 % (probablement sous-déclaré)
Conscience du conducteur Souvent conscient de ses facultés altérées Souvent inconscient de s’assoupir
Test routier disponible Oui (éthylotest) Aucun test fiable n’existe
Gravité de l’accident Impacts à grande vitesse fréquents Aucun freinage avant l’impact (conducteur endormi)
Conséquence juridique Poursuites pénales, retrait du permis Rarement poursuivie
Stigmatisation sociale Élevé Presque aucun

L’aspect le plus dangereux de la conduite somnolente ? Le conducteur ne freine pas. Lorsqu’une personne s’endort au volant, la voiture percute à pleine vitesse tout ce qui se trouve sur son chemin. Pas d’embardée, pas de ralentissement. C’est pourquoi les accidents liés à la fatigue sont beaucoup plus souvent mortels que les autres types d’accidents.

4 signes avant-coureurs indiquant que vous ne devriez pas conduire avec une apnée du sommeil

De nombreux conducteurs souffrant d’AOS non traitée ne se rendent pas compte à quel point leurs capacités sont altérées. La somnolence s’installe progressivement. Soyez attentif à ces signaux d’alerte :

Microsommeils aux feux de circulation

Vous fermez les yeux pendant ce qui vous semble être un clignement, puis vous réalisez que le feu est passé au vert depuis quelques secondes. Ces microsommeils durent de 1 à 10 secondes et surviennent sans prévenir. À 100 km/h, un microsommeil de 4 secondes vous fait parcourir 110 mètres à l’aveugle.

Troubles de mémoire sur les trajets familiers

Vous arrivez au travail sans aucun souvenir des derniers kilomètres. Cette « conduite automatique » est un signe classique de fatigue sévère. Votre cerveau cesse de surveiller activement la route tandis que vos mains suivent la mémoire musculaire.

Déviation d’une voie à l’autre

Des bandes rugueuses vous font sursauter et vous réveillent. Vous mordez sur la bande d’arrêt d’urgence. Vous corrigez brusquement votre trajectoire vers la circulation en sens inverse. Si cela s’est produit ne serait-ce qu’une fois, votre apnée du sommeil nécessite une prise en charge médicale immédiate.

Besoin de rouler fenêtres ouvertes ou de mettre la radio à fond

Si vous comptez sur l’air froid, la musique forte ou des doses de caféine pour rester éveillé pendant un trajet de 30 minutes, votre corps vous signale que quelque chose ne va pas. Ces astuces ne vous font gagner que quelques minutes tout au plus. Elles ne corrigent pas le manque d’oxygène sous-jacent qui survient chaque nuit.

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Permis de conduire européen et apnée du sommeil : ce que dit réellement la loi

Depuis le 31 décembre 2015, chaque État membre de l’UE est tenu d’appliquer la directive 2014/85/UE, qui traite directement de l’apnée obstructive du sommeil et de l’aptitude à la conduite. Si vous souffrez d’une AOS modérée ou sévère et êtes titulaire d’un permis de conduire européen, cette réglementation vous concerne.

Personnes concernées

La directive concerne les conducteurs atteints d’une AOS modérée (IAH de 15 à 29 avec somnolence diurne excessive) et d’une AOS sévère (IAH de 30 ou plus). Si vous appartenez à l’une de ces catégories, vous devez passer une évaluation médicale agréée avant la délivrance ou le renouvellement de votre permis.

Conducteurs du groupe 1 et du groupe 2

Exigence Groupe 1 (voiture et moto) Groupe 2 (autobus, poids lourds, transport commercial)
Périodicité de l’examen médical Tous les 3 ans au maximum Tous les ans au maximum
Doit signaler son état Oui, en cas de symptômes Oui, dans tous les cas modérés ou sévères
Observance du traitement Obligatoire Suivi strict
Conduite pendant le diagnostic Il peut être conseillé de cesser de conduire Doit cesser de conduire jusqu’à la fin de l’évaluation

France : règles nationales spécifiques

La France a transposé la directive européenne par l’arrêté du 18 décembre 2015, mis à jour le 28 mars 2022. Un conducteur souffrant de somnolence excessive doit immédiatement cesser de conduire. Après le début du traitement, il peut reprendre la conduite un mois plus tard, après une évaluation par un médecin agréé (médecin agréé). Le test de maintien d’éveil (test de maintien d’éveil) peut être exigé pour confirmer la vigilance.

Conseil pratique : Si vous recevez un diagnostic d’AOS en France, demandez à votre spécialiste du sommeil de fournir une attestation écrite confirmant votre observance du traitement et la disparition des symptômes. Présentez-la lors de votre visite médicale auprès d’un médecin agréé par la préfecture. Ces documents accélèrent considérablement la procédure.

Apnée du sommeil et conducteurs professionnels : une crise de prévalence de 28 %

Les enjeux sont encore plus importants pour les conducteurs professionnels. Une étude financée par la Federal Motor Carrier Safety Administration (FMCSA) des États-Unis a constaté que 28 % des conducteurs de poids lourds professionnels souffrent d’une apnée du sommeil légère à sévère. Une étude de cohorte portugaise a révélé un chiffre encore plus élevé : 77,9 % des conducteurs de poids lourds dépistés se sont révélés positifs à l’AOS.

Et les conséquences ne sont pas abstraites. Les conducteurs de poids lourds qui ne suivent pas leur traitement contre l’AOS ont un taux d’accidents évitables cinq fois plus élevé que les conducteurs sans AOS. La fatigue est responsable de 30 à 40 % des accidents de poids lourds dans l’ensemble, et les accidents liés à la somnolence sont deux fois plus susceptibles d’être mortels (taux de mortalité de 11,4 % contre 5,6 % pour les accidents en général).

"J’ai cligné des yeux en passant le repère kilométrique 146 et les ai rouverts au repère 158. J’étais à quelques secondes d’un virage qui débouchait sur une falaise. C’est à ce moment-là que j’ai compris que quelque chose n’allait vraiment pas avec mon sommeil." — Conducteur routier longue distance, témoignage documenté

Pour les conducteurs professionnels, la directive européenne impose un contrôle médical annuel. En pratique, cela signifie tenir des relevés de traitement, démontrer l’utilisation d’une PPC ou d’un dispositif alternatif et réussir des tests de vigilance. La perte de l’aptitude médicale signifie la perte de ses moyens de subsistance.

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Témoignages réels : quand l’apnée du sommeil prend le volant

Les statistiques racontent une histoire. Les personnes qui se cachent derrière en racontent une autre. Voici des témoignages documentés de conducteurs qui n’ont découvert leur apnée du sommeil qu’après un incident dangereux sur la route.

"Cela a littéralement changé ma vie. Je me suis endormi au volant et j’ai compris que j’avais besoin d’aide. On m’a diagnostiqué une apnée du sommeil sévère — mon frère en est mort à 55 ans, le manque d’oxygène avait endommagé son cœur. Après le traitement, je ne somnole plus." — Ray Emmons, diagnostiqué après s’être endormi au volant (Premier Health)
"Un jour, je me suis réellement endormi au volant. Je m’assoupissais au travail parce que j’étais épuisé, sans savoir pourquoi. Le premier médecin m’a prescrit une PPC, mais m’a à peine expliqué comment l’utiliser. Ce n’est que lorsque j’ai trouvé un spécialiste qui a tout pris en charge en une seule consultation que les choses ont changé." — Michael, patient atteint d’AOS (El Camino Health)

Il ne s’agit pas de cas isolés et exceptionnels. La cohorte française des Pays de la Loire a constaté que 16,2 % des patients atteints d’AOS ont déclaré avoir été impliqués dans un accident évité de justesse au cours de l’année écoulée. Chez ceux qui avaient déjà ressenti de la somnolence au volant, le risque d’un accident évité de justesse ou d’une collision réelle était 12 fois plus élevé.

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Le traitement est efficace : réduction de 70 % du risque d’accident en quelques jours

Voici la bonne nouvelle. Traiter l’apnée du sommeil réduit considérablement votre risque au volant. Une revue systématique et une méta-analyse de 9 études ont révélé que la PPC réduisait le ratio de risque d’accident à 0,278, soit une réduction de 70 % des accidents de la route. Plus important encore, la somnolence diurne s’améliore dès la première nuit de traitement, et les performances sur simulateur de conduite s’améliorent en 2 à 7 jours.

Une étude canadienne a suivi les taux d’accidents avant et après le diagnostic. Au cours des 3 années précédant le traitement, les patients atteints d’AOS présentaient un taux d’accidents 3 fois supérieur. Après le début du traitement, leur taux est revenu au même niveau que celui de la population générale. Le risque se normalise complètement avec un traitement régulier.

Nuit 1
La somnolence diurne s’améliore. L’échelle de somnolence d’Epworth commence à diminuer après une seule nuit de traitement.
Jours 2 à 7
Les performances de conduite se rétablissent. Les tests de conduite simulée montrent une amélioration significative du temps de réaction et du maintien dans la voie.
1 mois
La France autorise la reprise de la conduite après une évaluation médicale confirmant l’efficacité du traitement.
3 à 12 mois
Le risque d’accident revient au niveau de la population générale avec un traitement régulier chaque nuit.
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Au-delà de la PPC : pourquoi les conducteurs ont besoin d’options de traitement portables

La PPC est la référence pour l’AOS sévère, mais elle présente un problème majeur : moins de 50 % des patients l’utilisent régulièrement. La machine nécessite de l’électricité, un nettoyage régulier et un masque que beaucoup trouvent inconfortable. Pour les conducteurs — en particulier les conducteurs professionnels qui vivent pendant des semaines dans la cabine de leur camion — ces contraintes sont rédhibitoires.

C’est pourquoi les alternatives portables et sans électricité sont si importantes pour la sécurité au volant. Si un traitement reste inutilisé dans un placard, il ne protège personne. Le meilleur dispositif est celui que vous utilisez réellement chaque nuit.

"Puisque je dors bien maintenant, je me sens moins somnolent. Je peux désormais rester concentré au volant." — Témoignage d’un utilisateur de Back2Sleep

Le stent nasal Back2Sleep est un dispositif médical certifié CE qui s’insère en 10 secondes, ne nécessite ni électricité, ni masque, ni routine de nettoyage. Il maintient les voies respiratoires ouvertes de la narine au palais mou — exactement dans la zone qui s’affaisse en cas d’apnée obstructive du sommeil. Pour l’AOS légère à modérée, il offre une alternative que vous pouvez emporter partout et qui fonctionne dès la première nuit.

Fonctionnalité Appareil CPAP Stent nasal Back2Sleep
Portabilité Volumineux, nécessite une prise de courant Format de poche, sans électricité
Temps d’installation 5 à 10 minutes 10 secondes
Nettoyage requis Nettoyage quotidien du tuyau et du masque Rinçage rapide
Taux d’acceptation <50 % d’observance à long terme 92 % de satisfaction des utilisateurs
Bruit Bourdonnement audible du moteur Totalement silencieux
Idéal pour les voyages et le transport routier Difficile (alimentation, espace, nettoyage) Oui (tient dans une poche)
Prix machine à 500–1 500 € ou plus kit de démarrage à 39 €
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Auto-évaluation de la somnolence au volant : devriez-vous prendre le volant ?

Avant votre prochain trajet, posez-vous honnêtement ces questions. Si vous répondez « oui » à au moins deux questions, vous ne devez pas conduire tant que vous n’avez pas été évalué pour un trouble du sommeil.

1. Épuisement au réveil

Vous réveillez-vous fatigué même après être resté 7 à 8 heures au lit ? Votre partenaire signale-t-il des ronflements forts, des suffocations ou des pauses respiratoires pendant la nuit ?

2. Somnolence diurne

Avez-vous du mal à rester éveillé pendant les réunions, en regardant la télévision ou comme passager en voiture ? Vous est-il déjà arrivé de vous assoupir à un feu rouge ?

3. Problèmes de concentration

Avez-vous du mal à rester concentré sur la route lors de vos trajets quotidiens ? Vous arrive-t-il de manquer des sorties ou des virages que vous prenez chaque jour ?

4. Signes physiques d’alerte

Bâillements fréquents, paupières lourdes, tête qui dodeline ou véhicule qui dévie entre les voies ? Un seul de ces signes au volant signifie que vous devez vous arrêter immédiatement.

L’étude française de cohorte a identifié le seuil critique : un score de 11 ou plus à l’échelle de somnolence d’Epworth augmentait de 4,75 fois le risque d’accident ou de quasi-accident. Si votre score est supérieur à 10, consultez un spécialiste du sommeil avant votre prochain long trajet.

En savoir plus sur les options de traitement
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Votre plan d’action : vous protéger et protéger les autres conducteurs

Si vous pensez que l’apnée du sommeil affecte votre conduite, voici ce que vous devez faire dès maintenant :

Étape 1
Faites un bilan du sommeil. Demandez à votre médecin traitant de vous orienter vers une clinique du sommeil. Une polygraphie à domicile ou une polysomnographie en laboratoire mesurera votre IAH et votre taux d’oxygène. En France, la plupart des bilans du sommeil sont pris en charge par la Sécurité sociale.
Étape 2
Commencez immédiatement le traitement. En cas de SAOS léger à modéré, un stent nasal peut ouvrir vos voies respiratoires dès la première nuit. Pour les cas sévères, la PPC reste le traitement de première intention. L’essentiel est de l’utiliser chaque nuit, sans exception.
Étape 3
Informez votre médecin de votre conduite. En France, votre médecin traitant se coordonnera avec un médecin agréé pour évaluer votre aptitude à conduire. Apportez vos données d’observance du traitement.
Étape 4
Respectez les visites de contrôle prévues. Conducteurs du groupe 1 : tous les 3 ans. Groupe 2 (professionnels) : tous les ans. Ne pas effectuer une visite peut mettre votre permis en danger.
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Ce que les conducteurs disent d’un meilleur sommeil

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"Puisque je dors bien maintenant, je me sens moins somnolent. Je peux désormais rester concentré au volant."
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"Efficace, ma femme vous remercie. J’étais inquiet à l’idée de faire de longs trajets, car je devenais très fatigué au volant. Ce n’est plus le cas."
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"Je me déplace souvent entre la région du Kansai et Tokyo en Shinkansen et je peux désormais dormir quand je veux. Je n’arrive plus épuisé."
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Foire aux questions : apnée du sommeil et conduite

Puis-je perdre mon permis de conduire à cause de l’apnée du sommeil ?
Oui. En vertu de la directive européenne 2014/85/UE, les conducteurs souffrant d’un SAOS modéré ou sévère accompagné d’une somnolence diurne excessive peuvent voir leur permis suspendu ou limité jusqu’à la vérification du traitement. En France, l’arrêté du 18 décembre 2015 exige que les conducteurs cessent immédiatement de conduire s’ils présentent des symptômes et ne reprennent la conduite qu’après un avis médical favorable.
Combien de temps après le début du traitement puis-je recommencer à conduire ?
En France, la conduite peut reprendre un mois après le début du traitement, à la suite d’une évaluation par un médecin agréé. La somnolence diurne s’améliore généralement dès la première nuit de traitement, mais le délai réglementaire permet de s’assurer que cette amélioration est durable. Les conducteurs professionnels doivent attendre l’avis médical annuel.
La conduite somnolente est-elle vraiment aussi dangereuse que la conduite en état d’ivresse ?
Les recherches montrent que rester éveillé pendant 18 heures entraîne une altération des fonctions cognitives équivalente à un taux d’alcoolémie de 0,05 %, et que 24 heures sans dormir équivalent à 0,10 %. La somnolence au volant est en cause dans 21 % des accidents mortels, contre 31 % pour l’alcool. Cependant, la conduite somnolente pourrait être davantage sous-déclarée, les chiffres réels pouvant être jusqu’à 8 fois supérieurs aux estimations fédérales.
Ai-je besoin d’un traitement par PPC pour conserver mon permis de conduire ?
Non. La directive européenne exige « un contrôle adéquat de l’affection et le respect d’un traitement approprié ». Elle n’impose pas exclusivement la PPC. Tout traitement efficace qui élimine la somnolence diurne excessive — notamment les orthèses d’avancée mandibulaire, les stents nasaux, la thérapie positionnelle ou la chirurgie — peut satisfaire à l’exigence médicale, à condition qu’un médecin confirme l’efficacité du traitement.
Quel pourcentage des conducteurs de poids lourds souffre d’apnée du sommeil ?
Selon des études, 28 % des conducteurs de poids lourds souffrent d’une apnée du sommeil légère à sévère (étude de la FMCSA et de l’Université de Pennsylvanie). Une étude de cohorte portugaise a révélé une prévalence encore plus élevée, de 77,9 %. La nature sédentaire de la conduite, associée à un IMC moyen plus élevé chez les conducteurs professionnels, augmente considérablement le risque.
Un stent nasal peut-il aider à traiter l’apnée du sommeil lors de déplacements professionnels ?
Oui. Les stents nasaux comme Back2Sleep sont spécialement conçus pour être transportables. Ils ne nécessitent ni électricité, ni eau pour l’humidification, ni équipement de nettoyage. Pour les conducteurs routiers qui dorment dans la cabine de leur camion ou les voyageurs fréquents, cela élimine les principaux obstacles à une bonne observance du traitement.
Qu’est-ce que l’échelle de somnolence d’Epworth et pourquoi est-elle importante pour les conducteurs ?
L’échelle de somnolence d’Epworth (ESS) est un questionnaire de 8 questions qui mesure la somnolence diurne sur une échelle de 0 à 24. Un score de 11 ou plus indique une somnolence diurne excessive. Des études montrent qu’un score ESS de 11 ou plus multiplie par 4,75 le risque d’accident de la route ou de quasi-accident. Ce score est couramment utilisé dans les évaluations de l’aptitude à la conduite en Europe.

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Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical. L’apnée du sommeil est une affection médicale qui doit être diagnostiquée par un professionnel de santé qualifié. Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, consultez votre médecin ou un spécialiste du sommeil. Respectez toujours les réglementations locales concernant l’aptitude médicale à la conduite. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné à réduire les ronflements et l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée. Il ne remplace pas la PPC en cas de SAOS sévère.
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