Entraîner vos voies respiratoires avec une thérapie myofonctionnelle plutôt que les maintenir ouvertes avec un dispositif nocturne

Training Your Airway With Myofunctional Therapy Compared With Holding  - Back2Sleep

Thérapie myofonctionnelle ou dispositif anti-ronflement : comparaison de l’effort, du délai d’action et de la durée des résultats

Trois mois d’exercices quotidiens de la langue ou un dispositif efficace dès la première nuit, comparés à partir de données d’essais réelles, de taux d’adhésion publiés et des règles européennes de remboursement.

La thérapie myofonctionnelle et le dispositif anti-ronflement fonctionnent selon deux rythmes différents

La véritable question derrière la thérapie myofonctionnelle ou le dispositif anti-ronflement est de savoir si vous voulez entraîner vos voies respiratoires ou les maintenir ouvertes. La thérapie myofonctionnelle est un programme structuré d’exercices oropharyngés qui rééduque la langue, le voile du palais et les muscles de la gorge sur environ trois mois. Un dispositif utilisé chaque nuit modifie mécaniquement la forme de vos voies respiratoires dès la première nuit.

Les deux options ciblent le ronflement primaire et l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée. Elles vous font simplement payer dans des devises différentes. Si vous souhaitez consulter le catalogue d’exercices lui-même, nous présentons les exercices de la langue contre le ronflement, étayés par de véritables données d’essais cliniques dans un guide distinct. Cette page répond à la question que ces guides laissent de côté : par quelle option commencer ?

Voici un calcul que presque personne ne publie. À la dose habituellement prescrite de 10 à 30 minutes par jour, douze semaines de thérapie myofonctionnelle orofaciale (TMO) représentent environ 90 séances d’entraînement consécutives et 15 à 45 heures d’effort avant votre première réévaluation honnête. Un dispositif nécessite une seule séance d’ajustement et une seule nuit.

À retenir
  • Les exercices constituent un programme d’entraînement qui se mesure en mois. Un dispositif est une modification mécanique qui se mesure en nuits.
  • Douze semaines à raison de 10 à 30 minutes par jour représentent environ 90 séances avant de pouvoir évaluer honnêtement le résultat.
  • Aucune de ces deux approches ne convient aux apnées du sommeil sévères, et aucune ne remplace un diagnostic en bonne et due forme.
Infographie sur l’entraînement des voies respiratoires par la thérapie myofonctionnelle comparée à

Ce que montrent réellement les données en 2026

Les données scientifiques sur la thérapie myofonctionnelle se divisent en deux générations qui ne sont pas d’accord. L’ancienne synthèse rapportait une forte baisse de l’indice d’apnées-hypopnées (IAH). La synthèse la plus récente a constaté que cette baisse n’est plus statistiquement fiable, tandis que les bénéfices sur les symptômes se sont maintenus.

~50 %
baisse de l’IAH chez l’adulte, revue Sleep 2015
-4.52
points d’Epworth par rapport au placebo, Cochrane 2020
-8,73/h
variation de l’IAH, non significative, méta-analyse de 2025
~10 %
adhésion, Journal of Clinical Medicine 2021

La génération des résultats optimistes est bien réelle. Dans la revue systématique et méta-analyse de 2015 de Camacho et ses collègues publiée dans Sleep, l’IAH des adultes est passé de 24,5 à 12,3 événements par heure, le ronflement a diminué de 14,05 % à 3,87 % du temps total de sommeil, et les scores à l’échelle de somnolence d’Epworth (ESS) sont passés de 14,8 à 8,2. L’essai randomisé de 2009 mené par Guimarães et ses collègues dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine a observé une baisse de l’IAH, de 22,4 à 13,7 événements par heure, chez 31 patients pratiquant environ 30 minutes par jour pendant trois mois, sans variation significative dans le groupe témoin.

Puis la gradation du niveau de certitude est arrivée. La revue Cochrane de 2020, portant sur 9 essais randomisés et 347 participants, a évalué avec un niveau de certitude modéré le bénéfice sur la somnolence, à -4,52 points à l’échelle d’Epworth par rapport à un placebo, mais a classé comme données de faible certitude le résultat de -13,20 événements par heure concernant l’IAH. L’intensité subjective du ronflement a diminué de 1,9 point, là encore avec un niveau de certitude modéré. La méta-analyse en réseau de 2025 publiée dans le Journal of Evidence-Based Dental Practice, portant sur 15 essais randomisés et 473 adultes, a ensuite constaté que la variation de l’IAH, de -8,73 par heure, n’était pas statistiquement significative. Le score d’Epworth s’est néanmoins amélioré de -3,54 points et l’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh (PSQI) de -2,24 points.

Remarque sur la dose La même analyse de 2025 a établi un lien entre un entraînement de plus de 30 minutes par jour et une amélioration significative de l’IAH. La plupart des pages d’exercices populaires prescrivent 10 à 15 minutes tout en promettant des résultats sur l’IAH, soit une dose inférieure à celle associée à un bénéfice objectif.
À retenir
  • Les affirmations qui subsistent concernant les exercices sont une somnolence moindre, une meilleure qualité du sommeil et un ronflement moins bruyant.
  • L’affirmation objective concernant la gravité a été revue à la baisse à deux reprises depuis 2015, et non confirmée.
  • Si vous voulez obtenir une modification mesurable de l’IAH grâce aux exercices, prévoyez plus de 30 minutes par jour.
Stent nasal Back2Sleep contre les autres dispositifs antironflement

Environ neuf personnes sur dix n’achèvent jamais le programme

L’observance est le chiffre qui permet de trancher cette comparaison, et aucune page d’exercices populaire ne l’indique. O’Connor-Reina et ses collègues l’affirment clairement dans le Journal of Clinical Medicine en 2021 : la thérapie myofonctionnelle présente une faible observance, d’environ 10 % seulement dans la plupart des études.

Cette phrase unique remet en perspective tous les chiffres d’efficacité présentés plus haut. Ces résultats proviennent de la minorité de personnes ayant suivi un programme complet. Le taux d’abandon publié signifie que la question réaliste n’est pas de savoir si cela fonctionne, mais si vous continuerez à le faire durant la neuvième semaine. Le même article de 2021 indiquait que la télémédecine et la thérapie myofonctionnelle dispensée par une application permettaient une bonne observance, et que son effet sur l’IAH était corrélé à la force de la langue mesurée.

Une mauvaise observance du traitement n’est pas un défaut de caractère. Une série quotidienne de 20 minutes d’exercices buccaux contre le ronflement entre en concurrence avec le travail, les enfants et la fatigue, et ne fournit aucun retour pendant des semaines. Un dispositif fournit un retour dès la même nuit, de la part de la personne qui dort à vos côtés.

À retenir
  • L’observance publiée de la thérapie myofonctionnelle est proche de 10 %, selon l’article de 2021 du Journal of Clinical Medicine.
  • Les chiffres d’efficacité concernent les participants qui terminent le traitement, et non la personne moyenne qui commence.
  • L’accompagnement par une application ou sous la supervision d’un professionnel de santé est la méthode documentée pour améliorer l’observance.
Choisissez votre taille →

Que devient votre ronflement si vous arrêtez les exercices

Les muscles entraînés perdent leur conditionnement, et aucune page de concurrent ne vous explique ce que cela signifie pour le ronflement. La réponse publiée la plus proche se trouve dans la méta-analyse de Camacho de 2015, dans Sleep. Lors du suivi pédiatrique, les 11 enfants qui ont continué la thérapie sont restés efficacement guéris, avec un IAH de 0,5 événement par heure, tandis que les 13 qui ont arrêté ont rechuté, atteignant 5,3 événements par heure au bout de quatre ans.

Il s’agit d’enfants, pas d’adultes, et l’échantillon est réduit. C’est néanmoins le seul signal de durabilité relevé dans les données examinées ici, et il va dans un sens : le bénéfice semble lié à la poursuite de la pratique. Aucun essai cité ici ne définit de dose d’entretien chez l’adulte.

Un dispositif mécanique présente la propriété inverse. Son effet ne diminue pas, car il n’y a rien à désentraîner, mais il ne laisse rien non plus. Il agit les nuits où vous le portez, et pas celles où vous l’oubliez. Les deux approches sont donc des engagements continus : l’une se mesure en minutes quotidiennes, l’autre en utilisation nocturne.

À retenir
  • Les seules données publiées sur la durabilité suggèrent une rechute après l’arrêt, chez des enfants suivis pendant quatre ans.
  • Aucune dose d’entretien validée n’existe chez l’adulte ; considérez donc les exercices comme une habitude permanente plutôt que comme une cure.
  • Un dispositif n’a ni courbe d’apprentissage ni courbe de désentraînement, seulement une utilisation chaque nuit.
Produit Back2Sleep conçu pour favoriser la respiration nasale

Pourquoi un programme parfait de douze semaines peut quand même ne rien changer

La thérapie myofonctionnelle entraîne le muscle génioglosse, le voile du palais et le muscle tenseur du voile du palais, ainsi que les parois pharyngées. Cette anatomie régit le collapsus rétrolingual et rétropalatin, la posture de la langue et la respiration buccale. C’est la bonne cible pour une grande partie des personnes qui ronflent, et c’est aussi la raison pour laquelle un programme suivi assidûment ne donne parfois aucun résultat.

Aucun entraînement de la langue ne peut ouvrir une valve nasale qui s’affaisse, réduire une hypertrophie des cornets ou redresser un septum dévié. Si votre obstruction se situe dans le nez, vous pouvez effectuer 90 séances irréprochables et ronfler exactement de la même façon lors de la 91e nuit. L’ankyloglossie, ou frein de langue, est un autre facteur bloquant à vérifier en amont, car une langue dont la mobilité est restreinte peut nécessiter une évaluation en vue d’une frénectomie avant que les exercices puissent être efficaces.

Déterminez votre type avant de consacrer trois mois à ce programme. Un test d’apnée du sommeil à domicile ou une polygraphie ventilatoire permet de déterminer s’il s’agit d’un ronflement primaire, d’un syndrome de résistance des voies aériennes supérieures (SRVAS) ou d’une véritable apnée obstructive du sommeil légère à modérée. Un examen ORL localise l’obstruction, et une endoscopie du sommeil induit par médicament (DISE) est utilisée dans certains cas pour observer directement le collapsus.

C’est ici qu’un dispositif nasal et un programme d’exercices cessent d’être rivaux. Le stent nasal Back2Sleep est un tube en silicone souple, certifié CE comme dispositif de classe I, qui maintient physiquement les voies nasales ouvertes pendant la nuit, y compris dans la zone que les exercices ne peuvent anatomiquement pas atteindre. Pour savoir ce que cela fait en pratique, lisez à quoi ressemble vraiment la première nuit avec un stent nasal.

À retenir
  • Les exercices ciblent la base de la langue et le palais. Ils ne peuvent pas atteindre la valve nasale, les cornets ni le septum.
  • Les personnes qui ronflent en respirant principalement par le nez sont celles qui ont le plus de risques d’aller au bout du programme sans résultat.
  • Faites un test du sommeil et une évaluation des voies respiratoires avant de vous engager dans trois mois de pratique quotidienne.

Thérapie myofonctionnelle ou dispositif antironflement : comparaison côte à côte

Le seul essai quasi comparatif direct dans ce domaine privilégie l’option mécanique en matière de rapidité. Dans un essai clinique pilote randomisé publié en 2024 dans JAMA Otolaryngology-Head & Neck Surgery, 42 binômes patient-partenaire ayant terminé l’étude ont été évalués après quatre semaines. Une amélioration du ronflement évaluée par le partenaire a été obtenue par 21 binômes sur 23, soit 91 %, avec un dispositif d’avancée mandibulaire, contre 11 sur 19, soit 58 %, avec une thérapie combinée des voies respiratoires et du positionnement. Cela représente un écart de 33 points et un nombre de sujets à traiter de trois.

Approche Délai avant le premier effet Effort quotidien Affirmation la mieux étayée, avec source et année Inconvénient à long terme
Thérapie myofonctionnelle (ou exercices oropharyngés) Environ 3 mois 10 à 30 min de pratique éveillée Moins de somnolence et ronflements moins bruyants, avec un niveau de certitude modéré (Cochrane 2020) Aucun effet secondaire physique signalé, mais une observance proche de 10 % (Journal of Clinical Medicine 2021)
Orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) Premières nuits, puis titration avec augmentation progressive Port nocturne 91 % de réponse évaluée par le partenaire après 4 semaines (JAMA Otolaryngology-Head & Neck Surgery 2024) Changements dentosquelettiques et occlusaux liés au temps (European Journal of Orthodontics), d’où la nécessité d’un suivi dentaire continu
Stimulation électrique neuromusculaire linguale (NMES) en journée Environ 6 semaines 20 min à l’état éveillé, une fois par jour 95 % des 70 patients ont réduit leur durée objective de ronflement, de 48 % en moyenne (Sleep and Breathing, 2021) L’indication prévue par le règlement européen relatif aux dispositifs médicaux s’arrête au ronflement primaire et à la SAOS légère
Tuteur nasal ou dilatateur nasal Dès la première nuit Insérer au coucher Maintient les voies nasales ouvertes pendant le sommeil, dispositif de classe I certifié CE Nécessite un ajustement adapté et ne traite que la voie nasale

Un dispositif de rétention linguale (TRD) est une autre catégorie d’appareil buccal, qui maintient la langue vers l’avant au lieu d’avancer la mandibule. Aucun essai cité ici n’en a évalué un ; il ne figure donc pas dans le tableau, plutôt que de lui attribuer des chiffres qu’il n’a pas justifiés.

Les dispositifs d’entraînement à l’état éveillé se situent entre les deux approches. Dans l’étude de 2021 menée par Kotecha et ses collègues dans Sleep and Breathing, 20 minutes de stimulation linguale en journée, une fois par jour pendant six semaines, ont réduit la durée objective du ronflement chez 95 % des 70 patients, de 48 % en moyenne. Dans le sous-groupe présentant une SAOS légère, l’IAH est passé de 9,8 à 4,7 événements par heure et l’indice de désaturation en oxygène (ODI) de 7,8 à 4,3. Une étude multicentrique de 2021 publiée dans le Journal of Clinical Medicine a fait état d’une baisse moyenne de 41 % du ronflement objectif chez les 115 patients ayant terminé l’étude.

Le bilan des effets secondaires est le seul domaine où les exercices l’emportent nettement. L’European Journal of Orthodontics documente des changements dentosquelettiques et occlusaux liés au temps avec les orthèses mandibulaires, raison pour laquelle un suivi dentaire continu est nécessaire dans ce parcours. Les exercices n’entraînent pas de tels changements, et un tuteur nasal n’a aucune conséquence occlusale.

À retenir
  • Après quatre semaines concernant la réduction du ronflement, la voie mécanique a surpassé la voie fondée sur l’entraînement dans le seul essai pilote disponible.
  • Les orthèses entraînent un coût dentaire documenté au fil des années. Ce n’est pas le cas des exercices ni des dispositifs nasaux.
  • La rapidité et la durabilité sont deux questions distinctes, et aucune option ne remporte les deux.
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En Europe, le parcours inverse l’argument du coût

En France, les exercices constituent un acte médical remboursé, tandis que l’orthèse est l’élément nécessitant une autorisation préalable, ce qui inverse ce que supposent la plupart des pages anglophones. Les règles diffèrent ensuite fortement selon le pays : la même décision reçoit donc trois réponses différentes.

Pays Voie des exercices Voie des dispositifs
France Rééducation myofonctionnelle dispensée par un orthophoniste, tarifs fixés par la nomenclature NGAP, remboursée à 60 % par l’Assurance Maladie, la participation restant généralement prise en charge par une mutuelle. Sans ordonnance, aucun remboursement. Une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) doit figurer sur la LPP et nécessite un accord préalable de la CPAM, accordé en cas de syndrome d’apnées-hypopnées du sommeil confirmé avec symptômes diurnes. Le simple ronflement ne suffit pas.
Allemagne Le professionnel équivalent est un Logopäde. « Thérapeute myofonctionnel » n’est pas un titre réglementé ni remboursé dans la plupart des États membres de l’UE ; prenez donc rendez-vous en vous fondant sur le titre professionnel national. L’Unterkieferprotrusionsschiene (UKPS) est devenue un acte dentaire légalement pris en charge par la GKV le 1er janvier 2022, après la décision du G-BA du 20 novembre 2020, et uniquement lorsque la thérapie par pression positive des voies respiratoires ne peut pas être utilisée avec succès.
Royaume-Uni NICE ne formule aucune recommandation comparable pour la thérapie myofonctionnelle ; celle-ci reste donc en dehors du parcours du NHS. La recommandation NICE NG202 (2021) préconise une orthèse d’avancée mandibulaire personnalisée ou semi-personnalisée pour les SAHOS symptomatiques légers, modérés et sévères lorsque la PPC est refusée ou mal tolérée.

Deux mises en garde pratiques s’imposent. NICE signale que les orthèses semi-personnalisées peuvent être inappropriées chez les personnes atteintes d’une maladie parodontale active ou présentant des caries non traitées. De plus, la recommandation standard de consulter un thérapeute myofonctionnel certifié est difficilement applicable en Europe, car ce titre n’est ni réglementé ni remboursé dans la plupart des États membres. Le professionnel que vous prendrez effectivement rendez-vous avec est un orthophoniste, un logopède ou un Logopäde.

La terminologie compte aussi dans vos recherches. L’IAH correspond à l’AHI en français, et l’orthèse est appelée OAM en France, UKPS en Allemagne et MAS au Royaume-Uni. Dans le cadre du règlement européen sur les dispositifs médicaux (MDR), la neuromodulation linguale diurne est certifiée avec une indication limitée au ronflement primaire et au SAHOS léger, ce qui constitue une limite utile pour toute approche fondée sur l’entraînement.

À retenir
  • En France, les exercices peuvent être remboursés à 60 % sur prescription, tandis que l’orthèse nécessite un accord préalable.
  • En Allemagne, une orthèse prise en charge par la caisse exige d’abord l’échec documenté d’une thérapie par pression positive des voies respiratoires.
  • Au Royaume-Uni, l’orthèse s’inscrit dans le parcours NICE, contrairement aux exercices.

Thérapie myofonctionnelle ou dispositif nocturne : décision en quatre étapes

1Obtenez le diagnostic avant d’établir le plan

Réservez un test d’apnée du sommeil à domicile ou une polygraphie ventilatoire auprès d’un médecin prescripteur. Le ronflement, le SAHOS léger à modéré et le SAHOS sévère sont des problèmes différents, qui appellent des réponses différentes ; s’automédiquer sans connaître cette valeur, c’est risquer de perdre trois mois.

2Localisez l’obstruction, puis choisissez l’outil

Si votre collapsus est rétroglossal ou rétropalatin, les exercices le ciblent directement. S’il s’agit d’un collapsus de la valve nasale ou d’une hypertrophie des cornets, ils ne peuvent pas l’atteindre ; un dispositif par voie nasale ou un traitement ORL constitue alors la première étape logique.

3Utilisez un dispositif comme traitement relais pendant votre entraînement

Rien ne vous empêche de faire les deux. La méta-analyse en réseau de 2025 a constaté la réduction la plus marquée de l’IAH lorsque la thérapie était associée à une pression positive des voies aériennes, et les données sur cette combinaison concernent spécifiquement la pression positive des voies aériennes, pas les dispositifs en vente libre. Ce que vous apporte un dispositif, ce sont des nuits vivables pendant la progression de l’entraînement.

4Prévoyez le cas où vous abandonnez

Avec une observance proche de 10 %, décidez à l’avance de ce qui se passera si la pratique quotidienne s’arrête. Une méthode dont l’efficacité ne dépend pas d’une habitude quotidienne constitue une solution de repli honnête, tout comme la thérapie positionnelle si vous ronflez davantage sur le dos.

Important Les exercices et les dispositifs en vente libre sont destinés uniquement au ronflement et à l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée. Si vous souffrez d’AOS sévère, d’apnée centrale ou d’une intolérance à la CPAP en cas de maladie sévère, consultez votre médecin spécialiste du sommeil. La stimulation du nerf hypoglosse et les autres options spécialisées sont décidées en consultation, et non en ligne.
À retenir
  • Commencez par établir le diagnostic, localisez ensuite l’obstruction, puis choisissez l’outil adapté.
  • Associer un dispositif à un entraînement est une approche raisonnable et généralement le moyen le plus rapide de retrouver des nuits silencieuses.
  • Choisissez l’option que vous utiliserez encore dans six mois, et non celle qui semble la plus vertueuse.
Infographie sur l’entraînement des voies respiratoires par la thérapie myofonctionnelle comparée à

Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep

★★★★☆
"Jour 1 : Le tube est facile à insérer, mais il m’a donné la nausée. Jour 2 : J’ai réussi à utiliser le tube le plus court et je me suis senti mieux. Jours 3 et 4 : Je suis passé à la taille M et je me suis habitué à la sensation dans ma gorge. Je me suis réveillé sans être fatigué ! Fini les jambes lourdes et la fatigue. Ce soir, j’essaie la taille L."
— Greg Achat Amazon vérifié
★★★★★
"J’ai essayé plusieurs dispositifs — dilatateurs nasaux, orthèses d’avancée mandibulaire, bloqueurs de la mâchoire. Dès ma première nuit avec Back2Sleep, l’effet a été spectaculaire. Je n’ai pas ronflé du tout, ce qui est exceptionnel pour moi. J’ai eu l’impression de enfin respirer correctement par le nez. J’utilise actuellement une machine CPAP, et je peux dire que Back2Sleep est plus efficace. La légère gêne dans la gorge disparaît après quelques nuits. Je recommande vivement ce dispositif."
— Benjamin Achat Amazon vérifié
★★★★★
"Le seul dispositif qui fonctionne vraiment contre le ronflement. Je le recommande vivement !"
— Yavor Achat Amazon vérifié

Foire aux questions

Les exercices de la langue peuvent-ils remplacer mon dispositif antironflement ?

Parfois, mais pas de manière fiable. La revue Cochrane de 2020 a conclu que les exercices réduisent la somnolence et l’intensité du ronflement, tandis que la méta-analyse en réseau de 2025 n’a constaté aucune variation significative de l’indice d’apnées-hypopnées. Si votre obstruction est nasale, les exercices ne peuvent pas l’atteindre. De nombreuses personnes utilisent les deux, l’orthèse couvrant les nuits pendant que l’entraînement se poursuit.

Combien de temps faut-il faire des exercices de la bouche et de la gorge pour arrêter de ronfler ?

Prévoyez trois mois. L’essai de Guimarães de 2009, publié dans l’American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine, utilisait environ 30 minutes par jour pendant trois mois avant une nouvelle mesure, et la méta-analyse en réseau de 2025 associait plus de 30 minutes quotidiennes à une variation de l’IAH. Cela représente environ 90 séances d’exercices. Une orthèse agit dès la première nuit.

Faut-il faire de la thérapie myofonctionnelle toute sa vie, ou peut-on arrêter une fois qu’elle fonctionne ?

Aucune dose d’entretien n’a été établie chez l’adulte. Le signal le plus clair vient de la méta-analyse de Camacho publiée en 2015 dans Sleep : les 11 enfants ayant poursuivi la thérapie ont maintenu un IAH de 0,5 événement par heure, tandis que les 13 ayant arrêté ont rechuté à 5,3 au bout de quatre ans. Prévoyez une pratique continue.

La thérapie myofonctionnelle réduit-elle réellement l’IAH, ou vous fait-elle simplement moins ressentir la somnolence ?

Les données probantes actuelles étayent davantage un bénéfice sur les symptômes que sur la sévérité. La méta-analyse en réseau de 2025 publiée dans le Journal of Evidence-Based Dental Practice a rapporté une baisse de 3,54 points de l’échelle d’Epworth et de 2,24 points de l’indice de qualité du sommeil de Pittsburgh, mais la variation de l’IAH, de 8,73 événements par heure, n’était pas statistiquement significative.

La thérapie myofonctionnelle est-elle meilleure qu’une orthèse d’avancée mandibulaire en cas d’apnée du sommeil légère ?

Pour une réponse au ronflement après quatre semaines, non. L’essai pilote de 2024 publié dans JAMA Otolaryngology–Head and Neck Surgery a rapporté une réponse évaluée par le ou la partenaire de 91 % avec une orthèse d’avancée mandibulaire, contre 58 % avec une thérapie combinant traitement des voies respiratoires et thérapie positionnelle. Les exercices l’emportent en matière d’effets indésirables, car les orthèses peuvent entraîner, au fil des ans, des modifications dentosquelettiques et occlusales documentées.

Puis-je faire des exercices myofonctionnels et porter un dispositif anti-ronflement en même temps ?

Oui, et les combiner est souvent la meilleure approche. La méta-analyse en réseau de 2025 a constaté la réduction la plus marquée de l’IAH lorsque la thérapie était associée à une pression positive des voies aériennes. Un dispositif agit dès ce soir pendant que l’entraînement produit ses effets, ce qui est particulièrement important pour le partenaire qui ne veut pas attendre trois mois.

Pourquoi les exercices de la gorge ne fonctionnent-ils pas pour certaines personnes qui ronflent ?

Parce qu’ils entraînent la mauvaise partie des voies respiratoires pour cette personne. Les exercices renforcent le génioglosse, le voile du palais et les parois pharyngées. Ils ne peuvent pas ouvrir une valve nasale qui s’affaisse, réduire des cornets hypertrophiés ni corriger une déviation de la cloison nasale ; les personnes qui ronflent principalement par le nez peuvent donc terminer un programme parfaitement suivi sans constater le moindre changement.

La thérapie myofonctionnelle est-elle remboursée par l’assurance maladie en France, en Allemagne ou au Royaume-Uni ?

En France, les séances avec un orthophoniste sont remboursées à 60 % par l’Assurance Maladie, mais uniquement sur prescription, et une mutuelle couvre généralement le ticket modérateur. En Allemagne, le professionnel équivalent est un Logopäde, bien que « thérapeute myofonctionnel » ne soit pas un titre protégé ni remboursé dans la plupart des États de l’UE. Le NICE ne formule aucune recommandation comparable au Royaume-Uni.

Ai-je besoin d’un test d’apnée du sommeil à domicile avant de choisir un traitement ?

Oui. Un test d’apnée du sommeil à domicile, appelé polygraphie ventilatoire en France, permet de distinguer le simple ronflement du syndrome de résistance des voies aériennes supérieures, ainsi que de l’apnée du sommeil légère à modérée ou sévère. Les dispositifs de remboursement dans l’UE exigent généralement ce test avant qu’un dispositif soit autorisé, et cela vous évite de consacrer trois mois à la mauvaise approche.

Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Le Ronflement peut être un symptôme de l’apnée obstructive du sommeil, une affection médicale grave. Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, consultez un professionnel de santé. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné au traitement du ronflement et de l’apnée du sommeil légère à modérée.

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