Comment le diabète gestationnel et l'apnée du sommeil représentent un risque de grossesse distinct de la prééclampsie

How Gestational Diabetes and Sleep Apnea Present a Pregnancy Risk Dist - Back2Sleep

Le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil créent un risque métabolique distinct pendant la grossesse

De nouvelles données montrent que le lien entre la glycémie et les troubles respiratoires pendant la grossesse suit sa propre voie, distincte des risques liés à la tension artérielle de la prééclampsie.

Comment le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil sont liés pendant la grossesse

Le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil surviennent ensemble bien plus souvent que ne le prédirait le seul hasard, et les chercheurs considèrent de plus en plus cette association comme une voie de risque propre à la grossesse. Si vous avez déjà lu notre article sur l’apnée du sommeil et la prééclampsie, vous constaterez que ce lien fonctionne différemment : il passe par la glycémie et la résistance à l’insuline plutôt que par la tension artérielle. Selon des recherches présentées lors de la réunion SLEEP 2013 de l’American Academy of Sleep Medicine, les femmes chez qui un diabète gestationnel (DG) a été diagnostiqué sont près de sept fois plus susceptibles de souffrir également d’apnée obstructive du sommeil (AOS) que les femmes enceintes ayant une tolérance normale au glucose, un chiffre encore largement cité aujourd’hui.

L’ampleur de ce chevauchement est frappante lorsqu’on examine de plus près les chiffres. Une revue publiée en 2022 dans Reproductive Sciences a constaté que 48,3 % des femmes enceintes souffrant d’apnée obstructive du sommeil avaient également un diabète gestationnel, contre seulement 23,7 % des femmes enceintes sans apnée du sommeil (PMC9810675, 2022). Le rapport de cotes combiné de cette association était de 4,71 dans l’ensemble, et restait élevé tout au long de la grossesse : 3,47 au début et 2,79 à la fin de la grossesse. Cette tendance suggère que les deux affections pourraient se renforcer mutuellement très tôt, souvent avant même qu’un test standard de tolérance au glucose ne soit programmé.

~7 fois
Probabilité d’AOS plus élevée en cas de DG (AASM, 2013)
RC 4,71
Rapport de cotes combiné DG-AOS (revue de 2022)
1.86x
Risque de DG en cas de ronflements seuls
10.9%
Prévalence combinée du DG, 24 pays de l’UE
À retenir
  • Le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil surviennent ensemble bien plus souvent que ne le laisserait prévoir le hasard.
  • Près de la moitié des femmes enceintes souffrant d’AOS ont également un diabète gestationnel, contre environ un quart de celles qui ne souffrent pas d’AOS.
  • L’association est la plus forte en début de grossesse, avant que la plupart des femmes ne soient dépistées.
Infographie sur la manière dont le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil se manifestent pendant la grossesse

Le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil suivent une voie différente de celle de la prééclampsie

La prééclampsie et le diabète gestationnel sont tous deux associés à l’apnée du sommeil, mais ils ne racontent pas la même histoire sous des étiquettes différentes. La prééclampsie est principalement une affection vasculaire : une mauvaise circulation sanguine vers le placenta et un dysfonctionnement des vaisseaux sanguins sont liés à une hypertension dangereusement élevée. Le diabète gestationnel, en revanche, est une affection métabolique qui trouve son origine dans la manière dont l’organisme gère l’insuline et le glucose. Traiter ces deux affections comme un seul résultat indifférencié de « dysfonctionnement placentaire », comme le font certains résumés de recherche, peut masquer à quel point leur développement diffère.

Le mécanisme proposé derrière le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil repose sur l’hypoxie intermittente, c’est-à-dire les brèves baisses répétées du taux d’oxygène dans le sang qui surviennent chaque fois que les voies respiratoires s’affaissent partiellement ou complètement pendant le sommeil. Les études suggèrent que ce stress répété active le système nerveux sympathique et augmente les cytokines inflammatoires, deux facteurs associés à une diminution de la sensibilité à l’insuline (PMC9810675, 2022). Comme cette voie est largement indépendante de l’indice de masse corporelle, elle peut toucher des femmes qui ne seraient pas considérées autrement comme présentant un risque élevé de diabète gestationnel. Pour une vue d’ensemble plus complète des effets des troubles respiratoires sur la grossesse, notre guide sur l’apnée du sommeil pendant la grossesse et ses risques pour la mère et le bébé présente les conséquences maternelles et fœtales au-delà de la seule glycémie.

À retenir
  • La prééclampsie est principalement due à des modifications des vaisseaux sanguins et de la pression artérielle.
  • Le diabète gestationnel associé à l’apnée du sommeil est principalement lié à la résistance à l’insuline provoquée par des baisses répétées du taux d’oxygène.
  • Il s’agit de risques distincts qui s’additionnent, et non de deux appellations pour un même problème.
Personne dormant paisiblement la nuit

Le ronflement seul peut-il signaler un risque de diabète gestationnel ?

Le ronflement habituel, même en l’absence d’un diagnostic officiel d’apnée du sommeil, est associé à une augmentation importante du risque de diabète gestationnel. Une étude de 2010 sur l’intolérance au glucose pendant la grossesse a révélé que le ronflement en début de grossesse était lié à un risque de diabète gestationnel multiplié par 1,86 au total, et que les femmes en surpoids qui ronflaient présentaient un risque presque 6,9 fois plus élevé que les femmes minces qui ne ronflaient pas (PMC2885310, 2010). Cela est important, car le ronflement est souvent considéré comme une simple nuisance esthétique plutôt que comme un signe d’alerte métabolique à signaler lors d’une consultation prénatale.

Les troubles respiratoires du sommeil pendant la grossesse existent selon un continuum, et le risque tend à augmenter avec leur gravité. Le tableau ci-dessous résume la manière dont ce continuum correspond généralement au risque de diabète gestationnel et aux prochaines étapes recommandées, d’après les recherches examinées ci-dessus.

Il est utile de savoir que les troubles respiratoires du sommeil sont parfois regroupés sous le terme plus large de dyssomnie, qui désigne toute affection perturbant la quantité, la qualité ou le rythme normal du sommeil. Le diabète gestationnel a également été associé à d’autres dyssomnies pendant la grossesse, notamment à une durée de sommeil courte et à une mauvaise qualité du sommeil, et pas uniquement à un SAOS diagnostiqué (PMC10805805, 2023). Ce contexte plus large rappelle que le sommeil lui-même, et pas seulement les pauses respiratoires, mérite d’être abordé lors des consultations prénatales.

Niveau de troubles respiratoires du sommeil Risque estimé de diabète gestationnel par rapport à l’absence de symptômes Signification générale Prochaine étape suggérée
Ronflement occasionnel et léger Pas d’augmentation significative Fréquent pendant la grossesse en raison de la congestion et du gonflement nasaux Surveillez la situation ; mentionnez-la lors de la consultation prénatale habituelle
Ronflement habituel, sans diagnostic d’apnée obstructive du sommeil Environ 1,9 fois plus élevé (jusqu’à environ 6,9 fois plus élevé en cas de surpoids également, par rapport aux personnes minces ne ronflant pas) Une résistance des voies respiratoires est présente la plupart des nuits Abordez le sujet avec votre sage-femme ou votre obstétricien ; envisagez un questionnaire sur le sommeil
Apnée obstructive du sommeil légère (diagnostiquée) Environ 1,9 fois plus élevé, selon les estimations regroupées Pauses respiratoires confirmées mais peu fréquentes Suivi par un spécialiste du sommeil ; surveillance de la glycémie selon le calendrier recommandé
Apnée obstructive du sommeil modérée à sévère (diagnostiquée) Nettement plus élevé, avec une augmentation selon la gravité Pauses respiratoires fréquentes et baisses de l’oxygénation Suivi conjoint par un spécialiste du sommeil et un obstétricien ; PPC généralement recommandée
À retenir
  • Le ronflement seul, sans trouble du sommeil diagnostiqué, est déjà associé à un risque mesurable de diabète gestationnel.
  • Le risque augmente progressivement avec la gravité des troubles respiratoires du sommeil.
  • Le surpoids amplifie considérablement le risque associé au ronflement.
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Prévalence du diabète gestationnel en Europe

Le diabète gestationnel touche une proportion importante des grossesses en Europe, bien que les taux varient selon les pays. Une revue systématique publiée en 2021, regroupant des données de 24 pays européens, a établi une prévalence du diabète gestationnel de 10,9 %, supérieure à l’estimation de 5,4 % d’une méta-analyse antérieure pour la région, mais inférieure à l’estimation de 16,3 % publiée en 2019 par la Fédération internationale du diabète pour l’Europe (PMC8698118, 2021). Les taux tendent à être plus élevés en Europe du Sud et en Méditerranée que sur le littoral atlantique nord, ce qui reflète autant les différences de critères de dépistage que le risque réel sous-jacent.

La prévalence de l’apnée obstructive du sommeil pendant la grossesse est plus difficile à déterminer avec précision, les estimations allant d’environ 3,6 % à 27 % selon le trimestre et la méthode de dépistage utilisée, contre 0,7 % à 6,5 % chez les femmes non enceintes en âge de procréer (PMC9810675, 2022 ; PMC11130811, 2024). L’une des raisons de cette large fourchette est que les protocoles de dépistage ne sont pas harmonisés dans toute l’UE. Il n’existe pas de seuil unique et universellement reconnu pour le test de tolérance au glucose, et certains systèmes de santé publics, qu’ils soient coordonnés par la Sécurité sociale, la GKV, le NHS ou un régime national de Seguridad Social, dépistent le diabète gestationnel et les symptômes d’apnée obstructive du sommeil à différents stades de la grossesse.

Remarque Si le programme prénatal de votre pays ne pose pas systématiquement de questions sur le ronflement ou les pauses respiratoires pendant le sommeil, vous pouvez tout de même aborder vous-même le sujet. Mentionner vos symptômes de manière proactive est le moyen le plus fiable d’obtenir un dépistage, quel que soit le système de santé de l’UE que vous utilisez.
Stent nasal Back2Sleep pour soulager l’apnée du sommeil

Faut-il se faire dépister pour l’apnée du sommeil en cas de diabète gestationnel ?

Oui, il est généralement conseillé de discuter d’un dépistage de l’apnée du sommeil avec votre équipe obstétricale si vous souffrez de diabète gestationnel, en particulier si vous ronflez bruyamment, haletez pendant votre sommeil ou si votre partenaire a remarqué des pauses dans votre respiration. Le dépistage commence généralement par un court questionnaire, parfois le questionnaire de Berlin, suivi d’une étude du sommeil à domicile ou en clinique si vos facteurs de risque le justifient.

Deux méthodes d’examen sont courantes lorsqu’un dépistage fait apparaître un risque. La polysomnographie nocturne en clinique reste l’option la plus détaillée : elle enregistre les ondes cérébrales, les niveaux d’oxygène et l’effort respiratoire, mais peut nécessiter une inscription sur liste d’attente et une visite dans un établissement, plus difficiles à organiser en fin de grossesse. Un test d’apnée du sommeil à domicile, utilisant un appareil simplifié à emporter qui mesure principalement le débit d’air et la saturation en oxygène, est de plus en plus proposé comme première étape plus accessible, notamment pour les femmes dont le principal facteur de risque est le ronflement ou le diabète gestationnel, plutôt que d’autres problèmes de santé complexes. Demandez à votre équipe obstétricale quelle option est prise en charge par son parcours d’orientation, car les disponibilités varient selon les pays et les cliniques.

Le traitement par pression positive continue, ou PPC, est généralement considéré comme sûr pendant la grossesse lorsqu’il est prescrit et suivi par un spécialiste du sommeil ou une équipe obstétricale, et demeure le traitement de référence du SAOS modéré à sévère chez les femmes enceintes. Une étude a constaté que le traitement par PPC réduisait l’incidence du diabète gestationnel de 31 % à 10 % chez les femmes enceintes souffrant d’apnée du sommeil, bien que les résultats aient varié dans d’autres essais. Ces données doivent donc être considérées comme encourageantes plutôt que concluantes (PMC11130811, 2024).

Quand consulter rapidement Un ronflement bruyant au moins trois nuits par semaine, des halètements ou des suffocations pendant le sommeil, ou des pauses respiratoires observées par un proche sont autant de raisons de demander une orientation vers une étude du sommeil plutôt que d’essayer de gérer les symptômes seule. Ces signes peuvent indiquer un SAOS modéré à sévère, qui nécessite un diagnostic approprié et, lorsqu’elle est indiquée, une PPC sous supervision médicale.
À retenir
  • Un ronflement bruyant et fréquent associé à un diabète gestationnel constitue une raison valable de demander un dépistage de l’apnée du sommeil.
  • La PPC est le traitement établi du SAOS modéré à sévère pendant la grossesse et est considérée comme sûre sous supervision médicale.
  • Les données montrant que le traitement du SAOS améliore les résultats liés au diabète gestationnel sont encourageantes, mais pas encore définitives.

Ce que vous pouvez faire ce soir en attendant l’évaluation

Si vous êtes sur une liste d’attente pour une étude du sommeil ou si vos symptômes sont légers, vous pouvez prendre certaines mesures de soutien en attendant, en complément de la surveillance habituelle de votre glycémie liée au diabète gestationnel. Aucune de ces mesures ne remplace un diagnostic ni, lorsque le SAOS est confirmé comme modéré ou sévère, un traitement par PPC, mais elles peuvent améliorer votre confort et la circulation de l’air dans les voies nasales entre-temps.

1Dormez sur le côté

Dormir sur le côté, surtout sur le côté gauche, réduit la pression exercée sur les principaux vaisseaux sanguins et peut atténuer le ronflement léger par rapport au fait de dormir à plat sur le dos.

2Gérez la congestion nasale

Les hormones de la grossesse peuvent faire gonfler les tissus nasaux et aggraver le ronflement. Les rinçages salins et une bonne hydratation sont des premières mesures simples et sûres pendant la grossesse.

3Envisagez une aide à la circulation de l’air nasal en cas de ronflement léger

En cas de ronflement occasionnel ou léger sans SAOS diagnostiqué, certaines femmes trouvent utile, pour leur confort, une endoprothèse nasale souple comme Back2Sleep, un dispositif de classe I certifié CE qui maintient les voies nasales ouvertes pendant la nuit. Il est important de rester lucide à ce sujet : une étude de 2022 portant sur des bandelettes nasales adhésives externes chez des femmes enceintes présentant des troubles respiratoires du sommeil liés à la grossesse n’a constaté aucune modification significative du nombre objectif de pauses respiratoires (PMC8804998, 2022). Une endoprothèse nasale interne fonctionne selon un mécanisme différent, mais son effet sur le diabète gestationnel ou sur l’index d’apnées-hypopnées n’a pas fait l’objet d’études spécifiques. Elle doit donc être considérée strictement comme une solution de confort contre le ronflement, et non comme un traitement du SAOS ni comme un substitut à une étude du sommeil, à la PPC ou à la prise en charge de la glycémie.

4Poursuivez le suivi de votre glycémie comme indiqué

Quelles que soient les mesures de confort que vous essayez pour dormir, poursuivez sans interruption tout suivi de la glycémie, régime alimentaire ou traitement prescrit par votre équipe obstétricale pour le diabète gestationnel.

Remarque Aucune des mesures ci-dessus ne remplace un diagnostic d’apnée du sommeil. Si vous ronflez bruyamment avec des suffocations ou si des apnées sont observées, donnez la priorité à l’obtention d’une orientation médicale plutôt qu’à l’essai de mesures de confort à domicile uniquement.
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Diabète gestationnel, apnée du sommeil et période post-partum

Le diabète gestationnel et l’apnée du sommeil peuvent continuer à être importants après l’accouchement, et pas seulement pendant la grossesse. Les recommandations obstétricales standard préconisent un test de glycémie de suivi environ 6 à 12 semaines après l’accouchement, car le diabète gestationnel est associé à un risque accru de développer un diabète de type 2 au cours de la vie. Quant aux symptômes de l’apnée du sommeil, ils ne disparaissent pas toujours immédiatement après la naissance, et les changements hormonaux de la période post-partum peuvent eux-mêmes affecter le sommeil.

Si le ronflement, la fatigue diurne allant au-delà de l’épuisement habituel lié à un nouveau-né, ou les pauses respiratoires observées persistent après l’accouchement, il vaut mieux poursuivre cette conversation avec votre équipe soignante plutôt que de supposer que les troubles du sommeil liés à la grossesse disparaissent automatiquement. Notre article sur l’apnée du sommeil chez les femmes en post-partum et le lien avec la chute hormonale explique plus en détail pourquoi les semaines qui suivent la naissance peuvent constituer une période vulnérable aux troubles respiratoires du sommeil.

À retenir
  • Le diabète gestationnel nécessite un contrôle de la glycémie entre 6 et 12 semaines après l’accouchement.
  • Les symptômes de l’apnée du sommeil peuvent persister, voire s’aggraver, après l’accouchement en raison des changements hormonaux.
  • Signalez la persistance de ronflements, de fatigue ou de pauses respiratoires après l’accouchement plutôt que de supposer qu’ils disparaîtront d’eux-mêmes.
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Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep

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Questions fréquemment posées

L’apnée du sommeil provoque-t-elle le diabète gestationnel, ou est-ce le diabète gestationnel qui provoque l’apnée du sommeil ?

Les chercheurs n’ont pas démontré de lien de causalité direct dans un sens ou dans l’autre, et la relation semble bidirectionnelle. Les baisses intermittentes du taux d’oxygène dues à l’apnée du sommeil sont liées à une résistance à l’insuline, tandis que la prise de poids et les changements hormonaux pendant la grossesse, qui augmentent le risque de diabète gestationnel, peuvent également rétrécir les voies respiratoires et aggraver l’apnée du sommeil. Chaque affection peut donc amplifier l’autre.

Le diabète gestationnel associé à l’apnée du sommeil est-il plus dangereux que la prééclampsie ?

Ils ne sont pas directement comparables, car ils concernent des systèmes corporels différents. La prééclampsie affecte principalement la tension artérielle et le flux sanguin vers le placenta, tandis que le diabète gestationnel associé à l’apnée du sommeil affecte principalement la régulation de la glycémie. Les deux sont associés à des risques accrus pour la mère et le bébé ; toute combinaison de ces affections nécessite donc une évaluation médicale rapide, plutôt que de déterminer laquelle est la plus grave.

Le ronflement pendant la grossesse peut-il être un signe de diabète gestationnel ?

Le Ronflement habituel, même en l’absence de trouble du sommeil diagnostiqué, a été associé à un risque de diabète gestationnel 1,86 fois plus élevé, ce risque étant encore accru chez les femmes également en surpoids. Le Ronflement ne suffit pas à confirmer un diabète gestationnel, mais un Ronflement persistant et bruyant mérite d’être signalé à votre sage-femme ou à votre obstétricien lors de votre prochaine consultation.

Quel pourcentage de femmes enceintes atteintes de diabète gestationnel souffrent d’apnée du sommeil ?

Une analyse de 2022 a révélé que 48,3 % des femmes enceintes souffrant d’apnée obstructive du sommeil avaient également un diabète gestationnel, contre 23,7 % des femmes enceintes sans apnée du sommeil. Des recherches antérieures présentées lors de la réunion de 2013 de l’American Academy of Sleep Medicine ont montré que les femmes atteintes de diabète gestationnel étaient presque sept fois plus susceptibles de souffrir également d’apnée obstructive du sommeil que les femmes présentant une tolérance normale au glucose.

Devrais-je faire un dépistage de l’apnée du sommeil si je souffre de diabète gestationnel ?

De nombreux spécialistes du sommeil recommandent de discuter d’un dépistage de l’apnée du sommeil avec votre équipe obstétricale si vous souffrez de diabète gestationnel, en particulier en présence de Ronflement bruyant, de suffocations ou de pauses respiratoires observées. Le dépistage commence généralement par un court questionnaire, suivi d’une étude du sommeil à domicile ou en clinique si vos symptômes et facteurs de risque justifient un examen plus approfondi.

La PPC peut-elle être utilisée sans danger pendant la grossesse ?

Le traitement par pression positive continue, ou PPC, est généralement considéré comme sûr pendant la grossesse lorsqu’il est prescrit et surveillé par un spécialiste du sommeil ou une équipe obstétricale. Il reste le traitement de référence de l’apnée obstructive du sommeil modérée à sévère chez les femmes enceintes et n’a pas été associé à des effets nocifs pour le fœtus dans les recherches actuelles.

Le traitement de l’apnée du sommeil peut-il améliorer le contrôle de la glycémie en cas de diabète gestationnel ?

Les données sont encore en cours d’établissement, mais une étude a montré que le traitement par PPC réduisait l’incidence du diabète gestationnel de 31 % à 10 % chez les femmes enceintes souffrant d’apnée du sommeil. Les résultats varient selon les études ; le traitement de l’apnée du sommeil doit donc être considéré comme une mesure complémentaire au suivi habituel de la glycémie, et non comme un remplacement de celui-ci.

Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Le Ronflement peut être un symptôme de l’apnée obstructive du sommeil, une affection médicale grave. Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, consultez un professionnel de santé. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné au traitement du ronflement et de l’apnée du sommeil légère à modérée.

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