Comment l’apnée du sommeil non diagnostiquée pénalise les étudiants universitaires pendant la période des examens et des révisions
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Comprendre l’apnée du sommeil chez les étudiants universitaires pendant les semaines qui déterminent vos notes
Passer neuf heures au lit et se sentir malgré tout complètement épuisé avant un examen est un symptôme qui mérite d’être examiné, pas un défaut de personnalité.
L’apnée du sommeil est plus fréquente chez les étudiants universitaires que ne le laisse penser leur emploi du temps
L’apnée du sommeil chez les étudiants universitaires est un trouble respiratoire qui survient pendant le sommeil, et non un échec de gestion du temps. En cas de syndrome d’apnées obstructives du sommeil, les voies respiratoires supérieures se rétrécissent ou se ferment à plusieurs reprises pendant le sommeil. Au Royaume-Uni, on parle d’OSAHS, en France de SAHOS ou de SAOS, et en Allemagne de Schlafapnoe. Chaque fermeture provoque un bref micro-éveil : la nuit est donc longue, mais le sommeil reste superficiel.
Cette différence compte particulièrement pendant la période des révisions. Si vous dormez neuf heures avant un examen et vous réveillez malgré tout sans vous sentir reposé, la cause n’est peut-être pas le stress. Avant de mettre cela sur le compte du stress, consacrez deux minutes à un questionnaire gratuit STOP-BANG d’évaluation du risque et notez ce qu’il signale.
Les recherches menées dans cette tranche d’âge sont limitées, mais cohérentes. Une étude publiée en 2018 dans Sleep and Breathing a dépisté 777 étudiants âgés en moyenne de 20 ans à la Jordan University of Science and Technology. Elle a constaté des ronflements habituels chez 11 % d’entre eux et un risque élevé de SAOS chez 5,4 %. Les estimations augmentent lorsque l’outil de dépistage change. À l’aide du questionnaire de Berlin, une étude publiée en 2022 dans Sleep Science au Brésil a classé 25,7 % des étudiants universitaires dans le groupe à haut risque.
Alors, une personne de 20 ans peut-elle souffrir d’apnée du sommeil ? Oui. Les données chez l’adulte montrent à quel point elle peut passer inaperçue. L’étude HypnoLaus, publiée en 2015 dans The Lancet Respiratory Medicine, a utilisé une polysomnographie complète auprès de 2 121 personnes à Lausanne, en Suisse. Parmi les adultes âgés de 40 ans ou plus, 49,7 % des hommes et 23,4 % des femmes présentaient un index d’apnées-hypopnées d’au moins 15 événements par heure. Les auteurs ont conclu que ce trouble était bien plus fréquent qu’on ne le supposait. Ces chiffres concernent des Européens d’âge moyen, et non des étudiants, mais ils montrent à quel point le diagnostic n’est souvent jamais posé.
- L’apnée du sommeil est un problème mécanique des voies respiratoires : passer davantage d’heures au lit ne suffit donc pas à le résoudre.
- Les études de dépistage menées auprès d’étudiants font état de taux de risque élevé allant de 5,4 % à 25,7 %, selon le questionnaire utilisé.
- Avoir 20 ans n’exclut pas ce trouble ; cela rend simplement les cliniciens moins susceptibles de le rechercher.
Fatigue des révisions ou trouble respiratoire : comment faire la différence
Le point de départ honnête est que la plupart des étudiants épuisés manquent simplement de sommeil. La restriction de sommeil et le contrecoup de la caféine s’atténuent lorsque l’emploi du temps s’allège. Les troubles respiratoires du sommeil, eux, ne disparaissent pas, car le problème est la fragmentation du sommeil et l’hypoxie intermittente, et non le temps passé au lit.
« Pourquoi suis-je encore fatigué après 9 heures de sommeil ? » : c’est la question qui amène la plupart des étudiants ici. Utilisez le schéma ci-dessous, et non un symptôme isolé, pour déterminer de quel côté vous vous situez.
| Signal | Compatible avec une restriction du sommeil pendant la période des révisions | Compatible avec des troubles respiratoires du sommeil |
|---|---|---|
| Après neuf heures complètes | Vous vous sentez nettement mieux | Le sommeil reste non réparateur |
| Bruit nocturne | Peu ou pas de ronflement | Ronflement bruyant la plupart des nuits |
| Ce que les autres remarquent | Vous vous couchez simplement tard | Apnées observées, étouffements ou halètements |
| Le matin | Dans le brouillard pendant vingt minutes | Maux de tête matinaux, bouche sèche, respiration buccale |
| Tout au long de l’année | Disparaît pendant les vacances | Persiste pendant les semaines calmes |
| Caféine | Agit, puis perd son effet | Atténue à peine la somnolence |
Deux réponses de la colonne de droite justifient un rendez-vous médical, en particulier un ronflement bruyant associé à des pauses respiratoires observées. D’autres explications comptent également. Le syndrome de retard de phase du sommeil, l’insomnie avec désynchronisation circadienne, la carence en fer, la baisse de moral, la narcolepsie et l’hypersomnie idiopathique provoquent tous une somnolence diurne excessive sans atteinte des voies respiratoires. L’apnée non traitée, quant à elle, est parfois prise à tort pour un TDAH, une dépression ou un épuisement professionnel.
- La restriction de sommeil s’améliore avec un sommeil de rattrapage ; les troubles respiratoires, non.
- Le ronflement associé à des pauses respiratoires observées est la combinaison qui justifie une orientation vers un spécialiste.
- Chez de nombreux lecteurs, la cause ne sera pas respiratoire, et il vaut également la peine de la diagnostiquer.

Comment l’apnée du sommeil chez les étudiants universitaires affecte la mémoire, l’attention et les résultats aux examens
Un sommeil fragmenté vous prive de la partie de la nuit dont dépend la révision. Les chercheurs spécialistes du sommeil décrivent le sommeil profond à ondes lentes comme le moment où le cerveau consolide les connaissances nouvellement acquises. Les micro-éveils répétés morcellent cette période. Le résultat pendant la journée est bien connu : brouillard mental, difficulté à se concentrer, mémoire de travail moins efficace et attention soutenue affaiblie pendant une épreuve de trois heures.
Les données universitaires penchent dans un sens, mais ne sont pas unanimes. Dans l’étude de 2018 publiée dans Sleep and Breathing, les étudiants présentant un risque élevé de SAOS avaient 2,4 fois plus de chances d’obtenir de mauvais résultats universitaires (rapport de cotes de 2,4, intervalle de confiance à 95 % de 1,11 à 5,2, p=0,027).
En revanche, une étude de 2025 publiée dans le Saudi Journal of Medicine and Medical Sciences a examiné 621 étudiants en médecine, âgés en moyenne de 21,1 ans, et a constaté que 14,5 % présentaient un risque élevé selon le questionnaire de Berlin. Dans cette cohorte, le risque de SAOS n’était pas un prédicteur statistiquement significatif de la moyenne générale (rapport de cotes de 0,7, intervalle de confiance à 95 % de 0,48 à 1,03, p=0,07). Ensemble, ces études suggèrent qu’un risque élevé est associé à de moins bons résultats dans certaines cohortes, et non qu’il détermine les notes de qui que ce soit.
Les résultats de cette cohorte de 2025 en matière de sécurité sont plus difficiles à contester. Quelque 12,2 % des participants ont déclaré se sentir fatigués même après avoir dormi, presque tous les jours. Par ailleurs, 16,7 % ont indiqué s’être assoupis ou endormis au volant. Ce symptôme transforme une inquiétude scolaire personnelle en risque pour le public.
- Le sommeil fragmenté est associé à une baisse de l’attention et à une consolidation moins efficace de la mémoire, deux capacités directement sollicitées lors des examens.
- Une cohorte de 2018 a constaté une probabilité 2,4 fois plus élevée de mauvais résultats scolaires ; une cohorte de 2025 n’a relevé aucun effet significatif sur les notes.
- S’endormir au volant a été signalé par 16,7 % des étudiants dans l’étude de 2025 et nécessite une prise en charge médicale.
Pourquoi le dépistage standard passe à côté des étudiantes et des étudiants minces
Les questionnaires de dépistage habituels ont été étalonnés sur des patients plus âgés, plus corpulents et majoritairement masculins ; ils sous-estiment donc le risque chez une femme de vingt ans mince. Une étude publiée en 2025 dans le Journal of Clinical Medicine a soumis 340 étudiants universitaires, âgés en moyenne de 21,36 ans, au questionnaire STOP-BANG. Celui-ci a identifié un risque modéré à élevé chez 23 % des étudiants, contre seulement 3,1 % des étudiantes. Les femmes ont néanmoins obtenu un score significativement plus élevé à l’échelle de somnolence d’Epworth : 10,20 contre 8,16 (p<0,001). Le tour de cou et la somnolence diurne étaient les prédicteurs de risque les plus constants.
Les recommandations britanniques anticipent déjà ce piège. La recommandation NICE NG202 précise que l’échelle de somnolence d’Epworth ne doit pas être utilisée seule pour décider si une orientation est nécessaire, car les personnes atteintes d’OSAHS ne sont pas toutes somnolentes. Si un clinicien vous écarte en se fondant sur votre score d’Epworth, cette phrase mérite d’être citée. Le même schéma apparaît dans notre guide sur les raisons pour lesquelles l’apnée du sommeil passe inaperçue chez les femmes et la manière d’obtenir un diagnostic.
La morphologie corporelle est un véritable facteur de risque, pas un critère d’exclusion. Dans l’étude Sleep Science de 2022, 66,7 % des étudiants ayant un tour de cou élevé présentaient un risque élevé (p<0,001). De nombreux étudiants à risque n’ont ni un IMC élevé ni un cou épais. Les cliniciens recherchent également des facteurs anatomiques fréquents à cet âge : obstruction nasale due à une déviation de la cloison ou à une hypertrophie des cornets, amygdales et végétations adénoïdes hypertrophiées, petite mâchoire ou mâchoire en retrait, ainsi qu’une respiration buccale chronique.
- Le STOP-BANG a identifié 23 % des hommes, contre 3,1 % des femmes, dans la cohorte publiée en 2025 dans le Journal of Clinical Medicine.
- Le NICE NG202 précise que le score d’Epworth seul ne doit pas déterminer si vous êtes orienté.
- Un IMC normal et un cou mince n’excluent pas le diagnostic, surtout en présence d’une obstruction nasale.

Comment les étudiants passent réellement un examen en France, au Royaume-Uni et dans toute l’Europe
En Europe, on ne commande pas un examen comme un produit destiné directement au consommateur. Il faut passer par un médecin, et le parcours diffère selon les pays.
1France, commencez par votre médecin traitant
Dans le cadre du parcours de soins coordonnés, votre médecin traitant déclaré est le point d’entrée. Prendre directement rendez-vous dans un centre du sommeil privé réduit le niveau de remboursement. L’évaluation initiale associe l’échelle d’Epworth à un examen ORL des voies aériennes, puis consiste soit en une polygraphie ventilatoire à domicile, soit en une polysomnographie en laboratoire. L’Assurance Maladie décrit la polygraphie comme un enregistrement d’au moins six heures, couvrant le rythme cardiaque, les mouvements respiratoires, le débit d’air nasal et la saturation en oxygène du sang (ameli.fr, 2026).
2Royaume-Uni, orientation par un médecin généraliste vers un service du sommeil du NHS
Le document de référence est le NICE NG202, qui couvre le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil chez les personnes de plus de 16 ans. Toute la tranche d’âge des étudiants est donc concernée. Le NICE a également publié le DG62, des recommandations diagnostiques sur les dispositifs de dépistage à domicile du SAHOS, le 19 décembre 2024. Demandez à votre médecin généraliste de consigner vos symptômes, votre somnolence et les apnées observées par votre entourage dans la lettre d’orientation.
3Changer de pays en cours de cursus
La carte européenne d’assurance maladie couvre les soins médicalement nécessaires dispensés par le système public pendant un séjour temporaire. Elle n’est pas conçue pour financer une étude du sommeil planifiée et non urgente à l’étranger. Une orientation en cours ne vous accompagne pas non plus dans votre déplacement. Si un séjour Erasmus se profile, demandez si l’examen peut être réalisé avant votre départ. Le vocabulaire change également à la frontière : SAHOS en France, Schlafapnoe évaluée dans un Schlaflabor en Allemagne, apnea del sueño en Espagne.
| Étape | France | Royaume-Uni |
|---|---|---|
| Point d’entrée | Médecin traitant, puis pneumologue ou centre du sommeil | Orientation par un médecin généraliste vers un service du sommeil du NHS |
| Cadre de référence | Parcours de l’Assurance Maladie, parcours de soins coordonnés | NICE NG202, ainsi que NICE DG62 pour les dispositifs de dépistage à domicile |
| Évaluation de première intention | Échelle d’Epworth et examen ORL des voies aériennes | Symptômes et antécédents ; le score d’Epworth seul ne doit pas conditionner l’orientation |
| Examen principal | Polygraphie ventilatoire à domicile ou polysomnographie en laboratoire | Polygraphie ventilatoire à domicile ou polysomnographie complète |
| Formulation de la sévérité | IAH de 5 à 15 : léger, de 16 à 30 : modéré, supérieur à 30 : sévère | Les plages de l’indice d’apnées-hypopnées indiquent la sévérité du SAHOS |
| Coût pour l’étudiant | Polygraphie remboursée sur une base de 119 EUR, ou de 145 EUR dans le cadre de l’Optam, le reste étant généralement pris en charge par une mutuelle | Pris en charge par le NHS après orientation par un médecin généraliste |
Vient ensuite la file d’attente. Une étude de cohorte menée en Angleterre et publiée en 2025 a mis en relation les dossiers de soins primaires avec les statistiques hospitalières pour 71 513 adultes présentant un code d’AOS. Elle a relevé un délai médian de 37 jours entre l’orientation par le médecin généraliste et la première consultation en clinique du sommeil. Le délai médian total entre l’orientation et le début de la PPC dépassait six mois. Seuls 9 % ont été évalués au moyen d’un test du sommeil à domicile, tandis que 29 % ont bénéficié d’une polysomnographie complète. Pour un étudiant, six mois couvrent deux périodes d’examens.
- En France, le parcours commence par le médecin traitant ; au Royaume-Uni, il commence par une orientation par un médecin généraliste selon les recommandations NICE NG202.
- Une polygraphie ventilatoire est remboursée en France sur une base de 119 EUR, ou de 145 EUR dans le cadre de l’Optam.
- Les données publiées en Angleterre en 2025 indiquent un délai médian de 37 jours avant la consultation spécialisée et de plus de six mois avant la PPC.
Gérer l’apnée du sommeil chez les étudiants pendant l’attente
Attendre ne signifie pas ne rien faire. Chacune des mesures ci-dessous peut être commencée pendant le délai d’orientation. Aucune ne remplace le diagnostic que vous attendez.
| Option | Fonctionnement | Ordonnance | Rôle avant le diagnostic |
|---|---|---|---|
| Horaires de sommeil réguliers | Réduit le décalage circadien et la dette de sommeil | Non | Montre ce qu’il reste une fois la dette de sommeil résorbée |
| Réduire la consommation d’alcool le soir | L’alcool relâche les muscles des voies respiratoires supérieures | Non | Réduit souvent l’intensité du ronflement en quelques jours |
| Thérapie positionnelle | Décourage le sommeil à plat sur le dos | Non | Utile lorsque le ronflement dépend clairement de la position |
| Traiter la congestion nasale | Traite l’allergie ou l’inflammation avec l’avis d’un pharmacien ou d’un médecin généraliste | Parfois | Utile lorsque la respiration buccale prédomine |
| Stent intranasal ou dilatateur nasal | Maintient mécaniquement les voies nasales ouvertes | Non | Ronflement, et SAOS léger à modéré une fois confirmé |
| Orthèse d’avancée mandibulaire | Maintient la mâchoire inférieure avancée pendant le sommeil | Oui, ajusté après le diagnostic | Une option après le diagnostic, pas une solution temporaire |
| PPC, ou CPAP (pression positive continue) | Maintient les voies respiratoires ouvertes grâce à de l’air sous pression | Oui, après le diagnostic | Traitement de première intention pour les formes modérées et sévères |
L’usage d’un dispositif nasal est limité, et il vaut la peine de le dire clairement. Back2Sleep est un stent intranasal souple en silicone de classe I certifié CE, fabriqué par une entreprise française basée à Paris. Il se place dans les voies nasales pour contribuer à les maintenir ouvertes pendant le sommeil. Il ne nécessite ni électricité, ni bruit, ni tubulure, ni ordonnance. Le kit de démarrage contient quatre tailles, ce qui convient aux résidences universitaires partagées et à un départ à l’étranger. Il est destiné au ronflement et à l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée.
Les limites comptent davantage que le discours commercial. Ce dispositif n’est pas destiné à l’AOS sévère, ne remplace pas la PPC chez les personnes qui en ont besoin et ne doit jamais justifier le report d’une étude du sommeil. Un dispositif utilisé en autonomie ne produit ni diagnostic ni relevé de l’observance du traitement. Nombre de lecteurs de cet article n’auront finalement pas besoin d’un dispositif nasal.
- Les horaires de sommeil, l’alcool le soir et la congestion nasale sont les leviers disponibles pendant l’attente.
- Les stents nasaux ciblent le ronflement et l’AOS légère à modérée, jamais la maladie sévère.
- Aucun produit acheté sans ordonnance ne permet d’établir le diagnostic documenté dont vous pourriez avoir besoin plus tard.
Permis de conduire, aménagements d’examen et études à l’étranger
Une suspicion de diagnostic a une portée juridique en Europe, précisément à l’âge où la plupart des étudiants demandent leur premier permis. La directive européenne 2014/85/UE a modifié l’annexe III de la directive relative au permis de conduire et s’applique dans les États membres depuis le 31 décembre 2015. En cas de suspicion de SAOS modéré ou sévère, le demandeur doit être orienté vers un avis médical habilité avant la délivrance ou le renouvellement du permis. Il peut lui être conseillé de ne pas conduire jusqu’à la confirmation du diagnostic. La délivrance ou le maintien du permis dépend ensuite d’un contrôle adéquat, de l’observance du traitement et d’une amélioration de la somnolence, avec un contrôle médical au moins tous les trois ans pour les voitures et les motos, et chaque année pour les poids lourds et les autobus.
La mise en œuvre est inégale : vérifiez donc la règle applicable là où vous vivez. Une enquête publiée en 2025 dans l’European Respiratory Journal a couvert 25 des 27 États membres de l’UE ainsi que huit pays européens non membres. Elle a constaté qu’aucune obligation légale d’informer l’autorité chargée des permis n’existait dans 32 % des pays. Cette obligation incombe au patient dans 25 % des cas, au médecin dans 32 % des cas, et aux deux dans 10 % des cas. L’enquête a également révélé que 37 % des États membres de l’UE imposent une période de traitement de deux semaines à deux mois avant la reprise de la conduite. Notre article explicatif sur l’apnée du sommeil et la législation relative au permis de conduire détaille les obligations étape par étape.
Les universités appliquent leurs propres procédures, indépendamment de la clinique. En France, les étudiants demandent un aménagement d’examens auprès du service de santé universitaire, en fournissant des justificatifs établis par un professionnel de santé. Au Royaume-Uni, l’équivalent est un aménagement d’accès aux examens convenu avec l’équipe chargée du handicap ou de l’accompagnement des étudiants. Commencez ces démarches dès qu’une investigation est engagée. Aucune de ces procédures ne peut être mise en place la semaine précédant un examen.
- En cas de suspicion de SAOS modéré ou sévère, une orientation vers un avis médical habilité est requise conformément à la directive européenne 2014/85/UE.
- La personne tenue d’informer l’autorité varie : personne dans 32 % des pays, le patient dans 25 %, le médecin dans 32 % (ERJ, 2025).
- Les aménagements d’examen passent par le service d’accompagnement de votre université et nécessitent des justificatifs médicaux.
Ce qu’en disent les utilisateurs de Back2Sleep
Questions fréquemment posées
Pourquoi suis-je toujours épuisé après avoir dormi 9 heures pendant mes révisions ?
La restriction de sommeil s’améliore généralement une fois que vous avez récupéré votre manque de sommeil. Si neuf heures de sommeil ne vous permettent toujours pas de vous sentir reposé, penchez-vous plutôt sur la fragmentation du sommeil que sur sa durée. Les ronflements bruyants, les pauses respiratoires observées, les maux de tête matinaux et la bouche sèche évoquent un trouble respiratoire. Un retard de phase du sommeil, une baisse de moral et une carence en fer peuvent aussi l’expliquer ; demandez donc à votre médecin de mener des investigations approfondies.
Un jeune de 20 ans peut-il souffrir d’apnée du sommeil ?
Oui. Une étude publiée en 2018 dans Sleep and Breathing, portant sur 777 étudiants âgés en moyenne de 20 ans, a constaté que 5,4 % présentaient un risque élevé d’apnée obstructive du sommeil et que 11 % ronflaient habituellement. Le jeune âge réduit les soupçons cliniques plutôt que le risque réel, si bien que cette tranche d’âge est souvent dépistée tardivement. Un ronflement persistant, quel que soit l’âge, mérite une évaluation.
Comment faire dépister l’apnée du sommeil lorsque l’on est étudiant en France ou au Royaume-Uni ?
En France, commencez par consulter votre médecin traitant dans le cadre du parcours de soins coordonnés, puis prévoyez un score d’Epworth, un examen ORL des voies respiratoires et une polygraphie ventilatoire ou une polysomnographie en laboratoire. Au Royaume-Uni, demandez à votre médecin généraliste de vous orienter vers un service du sommeil du NHS, conformément à la recommandation NICE NG202.
L’apnée du sommeil peut-elle affecter vos résultats aux examens et vos notes ?
C’est possible, bien que les données scientifiques soient mitigées. Une étude publiée en 2018 dans Sleep and Breathing a révélé que les étudiants présentant un risque élevé d’apnée du sommeil avaient 2,4 fois plus de chances d’obtenir de mauvais résultats scolaires. En revanche, une cohorte publiée en 2025 dans le Saudi Journal of Medicine and Medical Sciences n’a constaté aucun effet significatif sur la moyenne générale.
Peut-on souffrir d’apnée du sommeil sans être en surpoids ?
Oui. Le poids augmente le risque, mais les étudiants minces sont également concernés, souvent en raison d’une obstruction nasale, d’une déviation de la cloison nasale, d’une hypertrophie des cornets, d’une hypertrophie des amygdales ou d’une mâchoire reculée. Dans une étude publiée en 2025 dans le Journal of Clinical Medicine, le questionnaire STOP-BANG n’a identifié que 3,1 % des étudiantes à risque, malgré des scores de somnolence d’Epworth plus élevés que ceux des étudiants.
Dois-je déclarer une apnée du sommeil lorsque je demande un permis de conduire en Europe ?
Cela dépend de votre pays. La directive européenne 2014/85/UE impose une orientation vers un avis médical agréé avant la délivrance d’un permis lorsqu’une SAOS modérée ou sévère est suspectée. Une enquête publiée en 2025 dans l’European Respiratory Journal a révélé que l’obligation d’informer l’autorité incombe au patient dans 25 % des pays et au médecin dans 32 % d’entre eux.
L’apnée du sommeil peut-elle être confondue avec un TDAH, une dépression ou un épuisement professionnel chez les étudiants ?
C’est possible. Les difficultés de concentration, l’irritabilité, le manque de motivation et la somnolence diurne sont communs aux trois troubles, si bien que la question de la respiration est souvent passée sous silence. Mentionnez explicitement le ronflement, les pauses respiratoires observées et les maux de tête matinaux lors de votre rendez-vous. Le dépistage des troubles respiratoires n’exclut pas un diagnostic de santé mentale, car les deux peuvent coexister.
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