Comment l'apnée du sommeil non traitée est liée à une densité osseuse plus faible et à un risque accru de fractures chez les personnes âgées
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La perte de densité osseuse liée à l’apnée du sommeil augmente le risque de fracture avec l’âge
Les recherches émergentes établissent un lien entre les baisses nocturnes d’oxygène causées par l’apnée du sommeil et la fragilisation des os ; les personnes qui s’occupent de parents vieillissants doivent comprendre ce risque avant qu’il n’entraîne une fracture.
Le lien entre l’apnée du sommeil et la densité osseuse expliqué
La diminution de la densité osseuse liée à l’apnée du sommeil suit un schéma que les chercheurs commencent seulement à comprendre. L’apnée obstructive du sommeil (AOS) non traitée est associée à une fragilisation des os et à un risque accru de fracture, en particulier chez les adultes de plus de 60 ans. Les baisses répétées du taux d’oxygène dans le sang pendant la nuit semblent perturber le cycle normal de dégradation et de reconstruction osseuses, appelé remodelage osseux, ce qui amincit progressivement le tissu osseux. La densité minérale osseuse (DMO) est la mesure utilisée par les médecins pour suivre la quantité de minéraux contenus dans les os, et une DMO faible augmente le risque de fracture de fragilité, c’est-à-dire une fracture causée par une chute ou un choc léger qui ne blesserait normalement pas un os sain.
Pour les familles qui suivent déjà les symptômes de l’apnée du sommeil propres à l’âge chez un parent vieillissant, ce lien constitue une raison supplémentaire de ne pas considérer les ronflements bruyants ou les pauses respiratoires observées comme un aspect inoffensif du vieillissement. Cette affection est fréquente : la prévalence de l’AOS chez les adultes en Europe est estimée à environ 18 %, et l’AOS représente un impact économique estimé à 184 milliards d’euros dans les pays européens à revenu élevé (Bassetti et al., « Epidemiology and Economic Burden of Sleep Disorders in Europe », European Journal of Neurology, 2026).
Ces chiffres sur les fractures proviennent du rapport « Osteoporosis in the European Union » de l’International Osteoporosis Foundation et de l’EFPIA (données de 2019, publiées en 2021), qui a constaté que les fractures de la hanche représentaient à elles seules 57 % du total des coûts de santé liés aux fractures dans la région. La santé osseuse et la santé respiratoire sont plus étroitement liées que la plupart des gens ne le pensent.
- L’AOS non traitée est associée à une diminution de la densité osseuse, et pas seulement à une fatigue diurne ou à une surcharge cardiaque.
- Environ 18 % des adultes européens souffrent d’un certain degré d’AOS, souvent sans le savoir.
- Les fractures de fragilité coûtent déjà des milliards d’euros par an à l’UE, et les fractures de la hanche affichent un taux de mortalité à un an de 20 à 40 %.
Comment les baisses nocturnes d’oxygène endommagent le remodelage osseux
L’hypoxie intermittente, c’est-à-dire la baisse répétée de l’oxygène sanguin qui survient chaque fois que les voies respiratoires s’affaissent pendant le sommeil, constitue le principal mécanisme suspecté derrière la perte de densité osseuse associée à l’apnée du sommeil. L’os est un tissu vivant qui se renouvelle constamment grâce à un équilibre entre les cellules qui dégradent l’ancien tissu osseux et celles qui en construisent du nouveau. Le manque d’oxygène et l’inflammation qu’il déclenche semblent faire pencher cet équilibre vers la dégradation.
Il ne s’agit pas d’un effet isolé. Les mêmes variations nocturnes de l’oxygène qui sollicitent le tissu osseux mettent également à rude épreuve d’autres systèmes organiques, comme l’explique notre article sur les effets néfastes des baisses nocturnes d’oxygène sur les reins. Les chercheurs pensent que la perte osseuse repose sur plusieurs facteurs qui se chevauchent : une inflammation chronique de faible intensité, le stress oxydatif, une perturbation du métabolisme de la vitamine D et des changements hormonaux, notamment une baisse de la testostérone chez les hommes atteints d’AOS sévère.
Une revue narrative évaluée par des pairs, disponible sur PMC et intitulée « Obstructive sleep apnea and metabolic bone disease », présente cette chaîne de données en détail. Elle explique comment la fragmentation du sommeil et l’hypoxie perturbent la leptine (une hormone qui contribue à réguler l’appétit et influence également le remodelage osseux), ainsi que d’autres signaux qui maintiennent la solidité du tissu osseux. Par ailleurs, une étude d’imagerie publiée en 2022 dans CRANIO: The Journal of Craniomandibular & Sleep Practice a observé une densité osseuse prédite plus faible au niveau de la mâchoire et du crâne chez les patients atteints d’AOS que chez les personnes qui n’en souffrent pas, ce qui pointe vers la même voie impliquant l’hypoxie et l’inflammation.
- L’hypoxie intermittente et l’inflammation qu’elle déclenche pourraient faire pencher le remodelage osseux vers la dégradation plutôt que la réparation.
- Une perturbation du métabolisme de la vitamine D et un taux de testostérone plus faible chez les hommes atteints d’AOS sévère sont d’autres facteurs potentiellement impliqués.
- Les données mettent en évidence une association, et non une causalité directe confirmée, et la perte osseuse reste multifactorielle.

Données sur le risque de fracture issues de grandes études de cohorte
Plusieurs grandes études de population ont évalué la relation entre les troubles respiratoires du sommeil et les fractures observées dans la vie réelle, plutôt que de se limiter aux examens osseux. Le schéma est cohérent d’un pays à l’autre, chez les hommes comme chez les femmes et selon les différents protocoles d’étude, même si l’ampleur exacte de l’effet varie.
| Étude | Population | Résultat |
|---|---|---|
| Cohorte de l’Assurance maladie nationale de Taïwan, Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism (2014) | Adultes avec ou sans AOS diagnostiquée | Les patients atteints d’AOS présentaient un risque 2,74 fois plus élevé de développer une ostéoporose (IC à 95 % : 1,69–4,44), après ajustement pour l’âge, le diabète et d’autres maladies |
| Étude du sommeil MrOS, Journal of the American Geriatrics Society (2014) | 2 911 hommes âgés | Les hommes ayant passé davantage de temps pendant la nuit avec une saturation en oxygène inférieure à 90 % présentaient un risque de fracture non vertébrale supérieur de 30 à 40 % |
| Cohorte d’Ansung/Ansan, BMC Musculoskeletal Disorders (2017) | Femmes suivies pendant 10 ans | Le ronflement sévère (6 à 7 nuits par semaine) était associé à des fractures de fragilité, avec un rapport de risque instantané ajusté de 1,68 (IC à 95 % : 1,16–2,43) |
Pris ensemble, ces travaux suggèrent que le lien entre l’apnée du sommeil et la densité osseuse ne se limite ni à un sexe, ni à un pays, ni à une méthode de mesure. La privation d’oxygène pendant le sommeil, qu’elle soit due à une AOS diagnostiquée ou à un ronflement sévère habituel, est régulièrement associée à une fragilisation des os et à des taux de fracture plus élevés.
- Une cohorte taïwanaise a révélé un risque d’ostéoporose presque trois fois supérieur chez les patients atteints d’AOS par rapport aux adultes non atteints d’AOS.
- Les hommes âgés présentant une hypoxie nocturne plus sévère avaient un risque de fracture non vertébrale supérieur de 30 à 40 % dans l’étude MrOS.
- Le ronflement sévère habituel était à lui seul associé à un risque de fracture supérieur de 68 % chez les femmes sur une période de suivi de dix ans.
Pourquoi les personnes âgées sont confrontées aux enjeux les plus graves
Les personnes âgées cumulent la diminution naturelle de la densité osseuse, une fréquence plus élevée d’apnées du sommeil non diagnostiquées et un coût bien plus lourd lorsqu’une chute entraîne une fracture. La masse osseuse atteint généralement son maximum vers le milieu de la trentaine, puis diminue progressivement ; toute pression supplémentaire exercée par l’hypoxie intermittente s’applique donc à un squelette déjà fragilisé.
Les fractures de la hanche sont l’exemple le plus clair de ce qui est en jeu. Chez une personne de plus de 65 ans, une fracture de la hanche entraîne un taux de mortalité estimé entre 20 et 40 % au cours de la première année, selon les données épidémiologiques de l’International Osteoporosis Foundation (2023). De nombreux survivants ne retrouvent jamais leur mobilité ni leur autonomie antérieures. C’est l’une des raisons pour lesquelles les cliniciens s’enquièrent de plus en plus des pauses dans les ronflements et la respiration lors des consultations gériatriques de routine, en complément du dépistage standard du risque de chute.
L’apnée du sommeil dans cette tranche d’âge se chevauche souvent avec d’autres maladies chroniques qui aggravent le risque. La démence, la dextérité réduite et la prise de plusieurs médicaments peuvent toutes rendre plus difficile le respect d’un traitement standard, ce qui explique notamment pourquoi les aidants ont besoin d’un plan réaliste, étape par étape, plutôt que d’une solution unique.
- La masse osseuse diminue naturellement avec l’âge ; l’hypoxie due à l’apnée du sommeil exerce donc une pression supplémentaire sur un squelette déjà fragilisé.
- Les fractures de la hanche chez les personnes âgées sont associées à un taux de mortalité de 20 à 40 % à un an, et de nombreux survivants perdent leur autonomie.
- Des affections concomitantes comme la démence et une dextérité réduite peuvent rendre plus difficile le maintien d’un traitement standard du SAOS.

Risque de baisse de la densité osseuse lié à l’apnée du sommeil et affections associées
La baisse de la densité osseuse liée à l’apnée du sommeil survient rarement de manière isolée. Le SAOS tend à s’associer à d’autres affections qui affectent indépendamment la santé osseuse et métabolique, ce qui rend l’évaluation globale du risque plus difficile pour chaque patient.
Une thyroïde sous-active, par exemple, ralentit le métabolisme et peut aggraver le tonus des muscles des voies respiratoires pendant le sommeil. Les hormones thyroïdiennes jouent également un rôle direct dans le remodelage osseux ; un trouble thyroïdien sous-jacent peut donc accroître le risque de baisse de la densité osseuse en plus de celui lié au SAOS lui-même. De même, l’ensemble des affections décrites dans notre article sur l’apnée du sommeil et le syndrome métabolique (obésité abdominale, résistance à l’insuline, hypertension artérielle) partage des voies inflammatoires avec les modifications osseuses liées à l’hypoxie évoquées ici.
Ce chevauchement a une importance concrète : un patient souffrant d’un SAOS non traité, d’une fonction thyroïdienne limite et d’un syndrome métabolique débutant ne fait pas face à trois risques distincts et faibles. Il est confronté à une situation interconnectée qu’une seule consultation médicale axée uniquement sur la « fatigue » ou le « ronflement » peut ne pas permettre de cerner pleinement.
- Le SAOS survient rarement seul ; les troubles thyroïdiens et métaboliques l’accompagnent souvent et peuvent, indépendamment, affecter la santé osseuse.
- Des voies inflammatoires et hormonales communes peuvent expliquer pourquoi ces affections amplifient mutuellement leurs risques.
- Pour obtenir une vue d’ensemble, il faut examiner conjointement la respiration, la fonction thyroïdienne et les marqueurs métaboliques, plutôt que séparément.
Devriez-vous demander à un médecin une ostéodensitométrie ?
Une ostéodensitométrie par absorptiométrie biphotonique à rayons X (DEXA) est l’examen de référence utilisé par les médecins pour mesurer la densité osseuse. Il est donc pertinent d’en parler à un médecin si vous souffrez d’un SAOS diagnostiqué ou suspecté et présentez d’autres facteurs de risque d’ostéoporose. Ceux-ci comprennent la postménopause, des antécédents familiaux de fracture, un traitement prolongé par corticoïdes ou un âge supérieur à 65 ans.
Une analyse DEXA seule ne permet pas de diagnostiquer l’apnée du sommeil, et une étude du sommeil ne mesure pas la densité osseuse ; ces deux questions, distinctes mais liées, doivent donc être abordées séparément lors d’un bilan. Si une analyse osseuse révèle une faible densité (ostéopénie, forme plus légère d’amincissement osseux, ou ostéoporose) chez une personne qui ronfle fortement ou dont l’entourage a observé des pauses respiratoires, cette combinaison justifie raisonnablement de demander une orientation vers une polysomnographie, l’examen nocturne utilisé pour diagnostiquer formellement l’AOS.
- Une analyse DEXA mesure directement la densité osseuse et il est raisonnable de la demander en complément de l’évaluation standard des facteurs de risque d’ostéoporose.
- Une analyse DEXA et une étude du sommeil répondent à des questions différentes et devraient toutes deux être abordées, sans être considérées comme interchangeables.
- Les délais d’attente pour les centres du sommeil sont souvent longs dans certaines régions d’Europe ; demandez donc à un médecin quelles mesures provisoires prendre plutôt que d’attendre sans rien faire.
Comparaison des moyens de réduire l’affaissement des voies respiratoires et l’hypoxie nocturne
La pression positive continue (PPC) reste la référence fondée sur les données probantes pour l’AOS modérée à sévère, et c’est le seul traitement de cette catégorie faisant l’objet de recherches directes sur les effets osseux : une petite étude publiée en 2023 dans le Journal of Clinical Sleep Medicine a suivi 60 hommes atteints d’AOS sévère et a constaté une amélioration de la densité osseuse vertébrale après 12 mois d’utilisation régulière de la PPC. Pour le ronflement et l’affaissement plus léger des voies respiratoires, plusieurs options plus simples sont disponibles comme premières mesures ou traitements relais en attendant une consultation spécialisée.
| Option | Convient le mieux pour | Données sur la santé osseuse | Considérations pratiques |
|---|---|---|---|
| Appareil de PPC | AOS modérée à sévère | Une petite étude publiée en 2023 dans le JCSM (60 hommes atteints d’AOS sévère) a constaté une augmentation de la densité osseuse vertébrale après 12 mois d’utilisation | Nécessite une ordonnance, un ajustement du masque et une utilisation chaque nuit ; l’observance peut être difficile pour certaines personnes âgées ou atteintes de troubles cognitifs |
| Dispositif oral d’avancement mandibulaire | AOS légère à modérée, certains cas de ronflement | N’a pas encore fait l’objet d’études directes sur la densité osseuse | Adapté sur mesure, intervention dentaire généralement nécessaire |
| Bandelettes nasales adhésives externes | Ronflement simple, congestion nasale | Aucune recherche sur la densité osseuse | À usage unique, peu coûteux, effet limité sur les véritables épisodes d’apnée |
| Stent intranasal Back2Sleep | Ronflement et AOS légère à modérée | Ne constitue pas un traitement de la densité osseuse ; présenté comme réduisant l’affaissement des voies respiratoires et les épisodes d’hypoxie dans les formes les plus légères | Dispositif de classe I certifié CE, sans ordonnance, quatre tailles incluses, sans électricité ni tubulure, fabriqué par une entreprise française |
| Thérapie positionnelle | Ronflement/AOS positionnels (aggravés sur le dos) | Aucune recherche directe sur la densité osseuse | Faible coût, fonctionne surtout chez les personnes dont l’apnée est principalement liée au fait de dormir sur le dos |
Un stent nasal souple en silicone comme celui présenté dans le tableau ci-dessus est un dispositif mécanique, sans médicament, qui aide à maintenir les voies nasales ouvertes pendant la nuit, ce qui peut réduire les ronflements et l’affaissement des voies respiratoires associés à une AOS légère à modérée. Il ne traite pas la densité osseuse et ne remplace pas la PPC en cas d’AOS modérée à sévère ni chez les personnes ayant des antécédents confirmés de fractures. Pour une personne atteinte d’ostéoporose confirmée ou ayant déjà subi une fracture de fragilité, la priorité est un plan de traitement fondé sur la PPC et un bilan de la santé osseuse avec un médecin, et non un appareil nasal seul.
- La PPC est la seule option disposant de données directes, quoique préliminaires, indiquant une amélioration de la densité osseuse, et elle reste le traitement de référence de l’AOS modérée à sévère.
- Les options plus faciles d’accès, comme les stents nasaux, sont destinées au ronflement et à l’AOS légère à modérée, et peuvent être utiles en attendant un rendez-vous en clinique du sommeil.
- Toute personne ayant reçu un diagnostic d’ostéoporose ou ayant des antécédents de fractures devrait être prise en charge avec une PPC et un plan de santé osseuse, et non avec un appareil seul.
Étapes pratiques pour les patients et les aidants
Transformer ces recherches en mesures concrètes ne nécessite pas d’attendre un rendez-vous chez un spécialiste. Quelques étapes précises peuvent faire avancer les choses pendant qu’un diagnostic officiel est en attente.
1Suivre les symptômes importants
Notez la fréquence des ronflements, si des pauses respiratoires sont observées, ainsi que toute chute ou fracture inexpliquée récente. Apportez ces informations lors de la prochaine consultation médicale.
2Demander à la fois une évaluation du sommeil et un bilan de la santé osseuse
Demandez une orientation pour une polysomnographie ou un test d’apnée du sommeil à domicile, et demandez séparément si une analyse DEXA est appropriée compte tenu de l’âge et des facteurs de risque.
3Soutenir en parallèle la santé osseuse générale
Un apport suffisant en calcium et en vitamine D, l’activité avec mise en charge et l’aménagement du domicile pour prévenir les chutes restent efficaces quel que soit le statut concernant l’apnée du sommeil, et sont étayés par des recommandations de longue date sur l’ostéoporose.
4Utiliser les solutions provisoires de manière responsable pendant l’attente
Si le problème est le ronflement ou une apnée obstructive du sommeil (AOS) légère présumée et qu’un rendez-vous en clinique du sommeil est prévu dans plusieurs mois, une option sans ordonnance, comme un stent intranasal, peut constituer une mesure provisoire raisonnable, tout en continuant à rechercher un diagnostic officiel.
5Agir rapidement en présence de signes d’alerte
Des halètements bruyants, des pauses respiratoires observées, une somnolence diurne excessive ou toute chute ayant entraîné une blessure devraient inciter à consulter un médecin dans la semaine, plutôt qu’à attendre pour voir comment la situation évolue.
- Les aidants n’ont pas besoin d’un diagnostic définitif pour commencer : le suivi des symptômes et les demandes d’orientation peuvent débuter immédiatement.
- La santé du sommeil et la santé osseuse devraient être abordées ensemble lors du même rendez-vous, chaque fois que possible.
- Des symptômes d’alerte, comme des pauses respiratoires observées ou une chute ayant causé une blessure, nécessitent une prise en charge médicale urgente, et non une attitude attentiste.
Ce qu’en disent les utilisateurs de Back2Sleep
Questions fréquemment posées
L’apnée du sommeil provoque-t-elle une fragilisation des os ou de l’ostéoporose ?
Il n’a pas été prouvé que l’apnée du sommeil provoque directement l’ostéoporose, mais plusieurs études l’associent à une fragilisation des os. Une étude de cohorte menée à Taïwan a révélé que les patients atteints d’AOS présentaient un risque 2,74 fois plus élevé de développer une ostéoporose (Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, 2014), et les chercheurs pensent que l’hypoxie intermittente et l’inflammation perturbent le remodelage osseux normal au fil du temps.
L’apnée du sommeil non traitée peut-elle augmenter le risque de fracture chez les personnes âgées ?
Oui, l’apnée du sommeil non traitée est associée à un risque accru de fracture chez les personnes âgées. L’étude MrOS Sleep Study a révélé que les hommes présentant les plus fortes baisses nocturnes du taux d’oxygène avaient un risque de fracture non vertébrale supérieur de 30 à 40 % (2014), et que les fractures de la hanche chez les personnes âgées entraînent un taux de mortalité à un an de 20 à 40 %.
Comment l’apnée du sommeil affecte-t-elle la densité osseuse ?
L’apnée du sommeil peut affecter la densité osseuse par des baisses répétées du taux d’oxygène pendant la nuit, appelées hypoxie intermittente, qui déclenchent une inflammation et un stress oxydatif. Cela semble perturber l’équilibre entre les cellules qui forment et celles qui dégradent les os, réduisant progressivement la densité minérale osseuse, en particulier lorsque s’y ajoutent des changements hormonaux tels qu’une diminution de l’activation de la vitamine D.
Le traitement par PPC améliore-t-il la densité osseuse ?
Les premières données suggèrent que cela pourrait aider. Une petite étude publiée en 2023 dans le Journal of Clinical Sleep Medicine a suivi 60 hommes atteints d’apnée obstructive du sommeil sévère et a constaté une amélioration de la densité minérale osseuse de la colonne vertébrale après 12 mois d’utilisation régulière de la PPC, bien que les chercheurs indiquent que des études plus vastes et plus longues, menées auprès de populations plus diverses, sont encore nécessaires pour confirmer une protection à long terme contre les fractures.
Le ronflement est-il associé au risque de fracture chez les femmes âgées ?
Oui, une étude de cohorte sud-coréenne menée sur 10 ans a constaté que les femmes qui ronflaient fortement six à sept nuits par semaine présentaient un risque significativement plus élevé de fracture de fragilité, avec un rapport de risques ajusté de 1,68 (BMC Musculoskeletal Disorders, 2017). Le ronflement sévère semblait à lui seul accroître le risque, même en l’absence de diagnostic formel d’AOS.
Les personnes souffrant d’apnée du sommeil devraient-elles passer une analyse de densité osseuse (DEXA) ?
Il est raisonnable de demander à un médecin si une analyse DEXA est indiquée si vous souffrez d’apnée du sommeil diagnostiquée ou suspectée et présentez d’autres facteurs de risque d’ostéoporose, comme être ménopausée, avoir plus de 65 ans ou avoir des antécédents familiaux de fractures. Une analyse DEXA et une étude du sommeil évaluent des éléments différents, et toutes deux sont importantes chez les personnes âgées.
Ai-je besoin d’une étude du sommeil avant de commencer un traitement pour une suspicion d’apnée du sommeil ?
La plupart des médecins confirment une suspicion d’apnée du sommeil par une polysomnographie, c’est-à-dire une étude du sommeil réalisée pendant la nuit, ou par un test validé de dépistage de l’apnée du sommeil à domicile, avant de recommander une PPC ou un autre traitement. Si le rendez-vous en clinique est retardé, demandez à votre médecin quelles mesures provisoires adopter, car les listes d’attente des cliniques du sommeil peuvent atteindre plusieurs mois dans plusieurs pays européens.
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