Traiter le Ronflement dû à la congestion avec un spray nasal stéroïdien ou un dispositif mécanique pour les voies respiratoires
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Comparaison entre un spray nasal stéroïdien contre le ronflement et un dispositif qui maintient les narines ouvertes
Deux essais européens ont testé directement le spray et ont constaté qu’il débouche le nez sans réduire le ronflement, ce qui change le produit vers lequel vous devriez vous tourner ce soir.
Ce qu’un spray nasal stéroïdien contre le ronflement modifie réellement
Un spray nasal stéroïdien contre le ronflement débouche efficacement le nez. Il ne réduit pas systématiquement le ronflement. Deux essais européens ont précisément évalué ce point. Dans un essai croisé randomisé contrôlé contre placebo mené auprès de 23 ronfleurs souffrant de rhinite au St Vincent's University Hospital de Dublin, la fluticasone intranasale a réduit l’indice d’apnées-hypopnées médian (IAH, le nombre de pauses respiratoires par heure de sommeil) de 20,0 sous placebo à 11,9 et a diminué la résistance des voies aériennes nasales, tandis que le bruit du ronflement enregistré restait inchangé (Kiely et ses collègues, Thorax, 2004). À l’université de Linköping, en Suède, trois mois de furoate de mométasone à 200 microgrammes chez 84 ronfleurs n’ont entraîné aucune baisse du score moyen de ronflement, même si la somnolence diurne s’est légèrement améliorée et que les partenaires ont signalé une gêne moindre (Hultcrantz et ses collègues, Acta Otolaryngologica, 2010).
Le nez et le bruit sont deux cibles distinctes. La congestion reste néanmoins une véritable composante du problème. Chez 4 916 adultes de la Wisconsin Sleep Cohort, une congestion nasale nocturne chronique et sévère était associée à un rapport de cotes ajusté de 3,0 pour le ronflement habituel, qui atteignait 4,9 lorsqu’elle persistait lors du suivi à cinq ans (Young et ses collègues, Archives of Internal Medicine, 2001). Si la congestion saisonnière est ce qui gâche votre sommeil, un corticostéroïde intranasal vaut la peine d’être essayé. Essayez-le en sachant ce qu’il traite : une muqueuse gonflée, et non des tissus vibrants.
- Un stéroïde nasal traite le gonflement de la muqueuse, ce qui améliore le débit d’air et peut réduire l’IAH.
- Les deux essais menés chez l’adulte sur les stéroïdes nasaux contre le ronflement ont constaté que le bruit lui-même ne changeait pas.
- La congestion nocturne multiplie environ par trois le risque de ronflement habituel ; la traiter reste donc utile.
Deux choses que presque tous les guides sur les sprays nasaux stéroïdiens contre le ronflement comprennent mal
La première erreur est une mauvaise interprétation de l’essai. Page après page, on cite une étude pédiatrique pour prouver que les sprays empêchent de ronfler. Chez 276 enfants âgés de 3 à 12 ans présentant des troubles respiratoires du sommeil, le furoate de mométasone intranasal a fait disparaître les symptômes importants chez 44 % contre 41 % avec une solution saline intranasale, soit une différence de risque de 4 %, avec un intervalle de confiance allant de −8 % à +16 % et une valeur de P de 0,51 (Baker et ses collègues, essai clinique randomisé MIST, JAMA Pediatrics, 2023). Il s’agit d’un résultat nul. Les troubles respiratoires du sommeil chez l’enfant, auxquels l’hypertrophie des végétations adénoïdes contribue souvent, constituent également un problème différent du ronflement chez l’adulte.
La deuxième erreur est géographique. Presque tous les articles les mieux classés répertorient des produits de pharmacie américains et ne comparent jamais le médicament à un dispositif physique. Plusieurs de ces produits ne sont pas du tout délivrés dans les pharmacies européennes. La question médicament contre dispositif dispose de données publiées des deux côtés. Personne ne les réunit au même endroit.
- L’essai le plus cité sur ce sujet était négatif, et non positif.
- Les résultats obtenus chez les enfants ne s’appliquent pas aux adultes qui ronflent.
- Aucun guide grand public ne compare un corticostéroïde à un dispositif mécanique pour les voies respiratoires en s’appuyant sur des données probantes.

Découvrez en trente secondes si votre congestion répond aux stéroïdes
Un corticostéroïde réduit le volume des tissus enflammés. Il ne peut pas élargir un nez structurellement étroit. L’hypertrophie des cornets inférieurs, la rhinite allergique, la rhinite persistante, la rhinite vasomotrice non allergique et la rhinosinusite chronique avec polypes nasaux impliquent toutes un gonflement, auquel un spray peut donc agir. L’affaissement de la valve nasale, une déviation de la cloison nasale et un vestibule étroit sont des problèmes de forme, et aucun anti-inflammatoire ne modifie la forme. Deux tests simples permettent de les distinguer avant de vous engager pendant des semaines dans un traitement quotidien.
1La manœuvre de Cottle
Placez le bout d’un doigt sur la joue, à côté du nez, et tirez doucement la peau vers l’extérieur. Inspirez. Si le débit d’air s’améliore nettement, la manœuvre de Cottle est positive et l’obstruction se situe au niveau de la valve nasale. Il s’agit d’un signe mécanique, et un spray vous décevra.
2Le test avec un dispositif pendant une nuit
Dormez une nuit avec un dilatateur nasal interne ou une bandelette nasale dilatatrice externe. Une meilleure respiration dès la première nuit indique que l’obstruction est mécanique et qu’elle répond au maintien physique des voies ouvertes. En savoir plus sur les raisons pour lesquelles un affaissement de la valve nasale passe si souvent inaperçu.
3Vérification du profil
Une congestion uniquement pendant la saison pollinique évoque une allergie. Une congestion toutes les nuits, toute l’année, avec un mucus clair et sans démangeaisons évoque une rhinite non allergique. Une congestion uniquement lorsque vous vous allongez, et seulement du côté inférieur, est généralement due à une stase veineuse dans les cornets.
Les cliniques mesurent objectivement le même phénomène. La rhinomanométrie et la rhinométrie acoustique quantifient la résistance des voies nasales, le débit inspiratoire nasal de pointe (PNIF) mesure l’intensité de l’inspiration nasale, et l’échelle NOSE (Nasal Obstruction Symptom Evaluation) évalue la sensation d’obstruction. Elles indiquent à quel point le nez est étroit, et non l’origine des vibrations.
- Le gonflement répond à un corticostéroïde ; une valve qui s’affaisse ou une cloison déviée, non.
- Une manœuvre de Cottle positive oriente vers un dispositif, et non vers un médicament.
- Faites d’abord le test pour éviter des semaines de traitement avec un médicament qui n’aurait jamais fonctionné.
Spray contre dispositif, avec de vrais chiffres des deux côtés
Toute personne qui envisage un spray nasal stéroïdien contre le ronflement plutôt qu’un dispositif physique mérite la comparaison que ce sujet laisse de côté. Chaque chiffre ci-dessous provient d’un essai publié.
| Ce que vous comparez | Corticostéroïde intranasal | Dispositif nasal mécanique |
|---|---|---|
| Agit sur | Muqueuse inflammée et cornets inférieurs gonflés | La valve nasale et le vestibule, maintenus physiquement ouverts |
| Délai avant le premier effet | Le bénéfice maximal peut nécessiter 3 à 4 jours ; l’effet complet sur la muqueuse est généralement observé au bout de 1 à 2 semaines | La première nuit où vous le portez |
| Résistance des voies nasales | Passé de 3,27 à 2,74 avec la fluticasone (Thorax, 2004) | Résistance médiane pendant le sommeil réduite de 39,1 % avec une bandelette dilatatrice (Wheatley, Advances in Therapy, 2019) |
| Événements respiratoires | IAH médian de 20,0 à 11,9 (Thorax, 2004) ; IAH de 30,3 à 23,3 chez les patients atteints de rhinite allergique (Cochrane, 2013) | Indice d’événements respiratoires (IER) de 22,4 à 15,7 et SpO2 minimale de 81,9 % à 86,6 % avec un stent nasopharyngé en silicone (Okuno, Journal of Oral Rehabilitation, 2019) |
| Son du ronflement | Inchangé dans les deux essais menés chez l’adulte (2004 ; 2010) | Non mesuré ; le taux de réveils spontanés a diminué d’environ 37 % avec une bandelette dilatatrice (2019) |
| Accès dans l’UE | Pharmacie ou ordonnance selon le pays, réservé aux adultes, autorisé pour la rhinite allergique | Dispositif médical de classe I au titre du règlement (UE) 2017/745, sans ordonnance |
| Principal inconvénient | Épistaxis indiquée comme très fréquente sur l’étiquetage britannique en vente libre ; des limites de durée s’appliquent | Nécessite un ajustement correct de la taille et quelques nuits pour s’y habituer |
| Vous convient si | Votre nez est gonflé, vous démange ou réagit aux saisons | Votre nez est étroit ou s’affaisse à l’inspiration |
Back2Sleep figure dans la colonne de droite. Il s’agit d’un stent intranasal souple en silicone qui maintient les voies nasales ouvertes pendant le sommeil, certifié CE comme dispositif de classe I, vendu sans ordonnance dans un kit de démarrage comprenant quatre tailles, sans électricité, sans bruit ni tubulure. Deux limites doivent être précisées ici. Les données ci-dessus sur le stent proviennent d’un stent nasopharyngé comparable en silicone étudié au Japon, et non de Back2Sleep ; il faut donc les considérer comme des données sur la catégorie, et non comme une preuve concernant la marque. L’indication est le ronflement ainsi que l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée. L’apnée obstructive sévère du sommeil relève de la PPC, et ni un spray ni un stent ne la remplacent.
- Le médicament l’emporte sur l’inflammation et sur la réduction mesurable de l’IAH chez les patients atteints de rhinite.
- Le dispositif l’emporte par sa rapidité, sur l’effondrement structurel et en matière d’accessibilité.
- Aucun des deux ne réduit de manière fiable le volume enregistré du ronflement chez l’adulte.

Effets indésirables, plafonds de dose et règles européennes que la plupart des guides passent sous silence
Les saignements de nez sont l’effet indésirable que l’on sous-estime le plus. Le résumé des caractéristiques du produit britannique du spray nasal de propionate de fluticasone en vente libre classe l’épistaxis parmi les effets très fréquents, c’est-à-dire touchant plus d’un utilisateur sur dix (étiquetage approuvé par la MHRA britannique, 2024). La perforation de la cloison nasale et, en cas d’exposition prolongée à forte dose, la suppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) sont les mises en garde à long terme reconnues pour cette classe de médicaments. C’est pourquoi les notices imposent des limites de durée et pourquoi une utilisation nocturne toute l’année doit faire l’objet d’un échange avec le pharmacien plutôt que d’une décision prise seul.
| Règle | Ce que le texte dit réellement |
|---|---|
| Allemagne, AMVV, annexe 1 | L’exemption d’ordonnance pour la mométasone, la fluticasone et le dipropionate de béclométasone intranasaux s’applique uniquement aux adultes souffrant de rhinite allergique saisonnière, et seulement après qu’un médecin a posé le premier diagnostic ; la dose est limitée à 200 microgrammes par jour (400 microgrammes pour la béclométasone). |
| Royaume-Uni, notice de fluticasone en vente libre | Vente libre, adultes de 18 ans et plus, et ne pas utiliser pendant plus d’un mois consécutif sans consulter un médecin. |
| Royaume-Uni, recommandations du NHS sur la mométasone | Généralement utilisable pendant 3 mois au maximum ; un flacon ouvert doit être jeté après 2 mois. |
| Dispositifs médicaux de l’UE, règlement (UE) 2017/745 | La règle 5 de l’annexe VIII classe comme dispositif de classe I un dispositif utilisé dans la cavité nasale ; un stent ou un dilatateur nasal marqué CE ne nécessite donc ni ordonnance ni diagnostic préalable d’allergie. |
| Réalité de l’autorisation | Aucun de ces deux sprays n’est autorisé contre le ronflement : les utiliser chaque soir pour un nez bouché relève donc de l’automédication hors AMM. |
La conséquence en Allemagne est sans détour. Un traitement bloquant la congestion nocturne toute l’année, sans diagnostic confirmé d’allergie saisonnière par un médecin, ne bénéficie pas de l’exception et nécessite une ordonnance, si bien qu’une recherche commençant par ronflement et nez bouché la nuit aboutit à un spray nasal à base de cortisone que le pharmacien ne peut pas simplement délivrer. En France et dans une grande partie de l’Europe continentale, le premier interlocuteur est le pharmacien, et non un rendez-vous chez le généraliste : il faut donc nommer le véritable problème — ronflement avec obstruction nasale — et non le rhume des foins. Les recommandations sur lesquelles s’appuie un clinicien européen sont elles aussi européennes, principalement l’EPOS 2020, l’European Position Paper on Rhinosinusitis and Nasal Polyps, ainsi que les recommandations du NICE au Royaume-Uni.
Les rayons européens proposent une même famille de molécules sous de nombreux noms : propionate de fluticasone, furoate de fluticasone, furoate de mométasone, dipropionate de béclométasone, budésonide, acétonide de triamcinolone, ainsi qu’une association azélastine-fluticasone pour les personnes qui ont également besoin d’un antihistaminique. Le choix de la molécule compte beaucoup moins que le caractère inflammatoire ou non de votre obstruction.
- Les saignements de nez touchent plus d’un utilisateur sur dix du spray de fluticasone britannique vendu sans ordonnance.
- La législation allemande réserve le recours à la pharmacie aux allergies saisonnières diagnostiquées par un médecin et limite la dose quotidienne à 200 microgrammes.
- Un dispositif nasal portant le marquage CE n’est soumis à aucune de ces conditions, car il est de classe I.
Un plan de quatre semaines avec une règle d’arrêt
La plupart des gens abandonnent un spray nasal corticoïde contre le ronflement dès la troisième nuit parce que rien ne s’est encore produit. Rien n’était censé s’être produit à ce stade. Voici une séquence qui couvre la phase de montée en puissance et aboutit à une décision.
- Nuits 1 à 3. Commencez le spray en orientant l’embout à l’écart de la cloison nasale, vers la paroi externe de chaque narine. Ne vous attendez pas encore à un effet. Si votre test de Cottle était positif, portez plutôt un dilatateur ou une attelle nasale ces nuits-là, au lieu de mal dormir en attendant.
- Jours 4 à 7. Le bénéfice maximal peut commencer vers le troisième ou le quatrième jour chez certaines personnes. Ajoutez un lavage nasal isotonique avant le spray si le mucus est épais. Notez chaque matin si vous vous êtes réveillé avec la bouche sèche, ce qui indique une respiration buccale nocturne.
- Semaines 2 à 3. L’effet muqueux complet est généralement décrit après 1 à 2 semaines. Évaluez votre somnolence diurne avec l’échelle de somnolence d’Epworth (ESS) à la semaine 0 puis à la semaine 3, et demandez séparément à votre partenaire ce qu’il pense du bruit.
- Semaine 4 : la règle d’arrêt. L’absence d’amélioration de la respiration nasale après quatre semaines signifie que ce spray n’est pas la solution pour vous. La notice britannique indique également de ne pas poursuivre au-delà d’un mois sans avis médical.
- Adressez-vous à un spécialiste. Présentez les résultats à un pharmacien ou à un médecin généraliste, puis consultez un service ORL si l’obstruction est structurelle, ou faites réaliser un test d’apnée du sommeil à domicile ou une polysomnographie complète si les ronflements sont bruyants, si des pauses respiratoires sont observées ou si la somnolence est importante.
Le seuil à partir duquel il faut faire des examens plutôt que d’essayer un autre spray est plus bas que la plupart des gens ne le pensent. La polysomnographie en population réalisée à Lausanne a trouvé un IAH de 15 ou plus par heure chez 49,7 % des hommes et 23,4 % des femmes âgés de 40 à 85 ans (Heinzer et ses collègues, étude HypnoLaus, The Lancet Respiratory Medicine, 2015). Des ronflements habituels ont été signalés par 34,6 % de 850 hommes français âgés de 22 à 66 ans, l’obstruction nasale nocturne étant un facteur associé indépendant (Teculescu et ses collègues, Revue des Maladies Respiratoires, 2007).
- Donnez quatre semaines au spray, pas quatre nuits, puis arrêtez si le nez n’a pas changé.
- Couvrez les premières nuits avec un dispositif mécanique.
- Après 40 ans, en cas de ronflement sonore et de congestion, un test du sommeil est plus utile qu’un troisième spray.
Quand le nez se dégage mais que le ronflement persiste
Ce résultat est courant et presque personne n’en parle. Votre nez se débouche, mais votre partenaire vous donne toujours des coups de coude. Cela signifie que le tissu vibrant n’était jamais nasal. Un spray nasal stéroïdien contre le ronflement ne peut traiter que la moitié nasale du problème. Le voile du palais, la luette ou la base de la langue produit le bruit, et aucun traitement nasal ne fait taire un tremblement palatin. Les essais menés à Dublin et en Suède ont mesuré exactement cet écart entre perméabilité et intensité sonore.
Les traitements médicamenteux disposent globalement de peu de données en leur faveur ici. Une revue Cochrane de 30 essais portant sur 25 médicaments chez 516 adultes a conclu à l’insuffisance des preuves pour recommander un traitement médicamenteux de l’apnée obstructive du sommeil (Mason et ses collègues, Cochrane Database of Systematic Reviews, 2013). Chez les adultes atteints d’une forme légère, 12 semaines de fluticasone intranasale associée au montélukast n’ont entraîné aucune modification significative de l’IAH, bien que la durée totale du sommeil et la proportion de sommeil paradoxal aient augmenté (Smith et ses collègues, Journal of Clinical Sleep Medicine, 2019).
Ce qui reste est mécanique. La thérapie positionnelle est utile si votre étude du sommeil montre que la plupart des événements surviennent sur le dos. Une orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) avance la mâchoire inférieure et cible la base de la langue. Un stent ou dilatateur nasal agit sur la valve nasale. La PPC reste la référence en cas de maladie sévère, la tolérance du masque de PPC étant généralement le principal obstacle. Notre guide des solutions pour un nez qui ne laisse pas passer l’air présente le reste par ordre d’effort.
Une raison de persévérer plutôt que d’accepter le bruit : parmi 34 727 adultes français normotendus de la cohorte CONSTANCES, le ronflement habituel au moins trois nuits par semaine a été signalé par 23,6 % d’entre eux et associé à la survenue d’une hypertension traitée, avec un rapport de risque ajusté de 1,17 (Balagny et ses collègues, Hypertension, 2024). Une association ne prouve pas un lien de causalité. Cela reste néanmoins un argument raisonnable pour faire évaluer un ronflement persistant.
- Un nez dégagé avec un bruit inchangé signifie que la source des vibrations se trouve au niveau du palais ou de la base de la langue.
- Cochrane a conclu à l’insuffisance des preuves concernant les traitements médicamenteux de l’apnée obstructive du sommeil.
- Le ronflement persistant a été associé à une hypertension traitée ultérieure dans une vaste cohorte française.
Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep
Foire aux questions
Un spray nasal de fluticasone arrête-t-il vraiment le ronflement, ou débouche-t-il simplement le nez ?
Il débouche principalement le nez. Dans une étude croisée randomisée portant sur 23 personnes qui ronflaient et souffraient de rhinite, la fluticasone a réduit l’IAH médian de 20,0 à 11,9 et diminué la résistance des voies nasales, mais le bruit du ronflement enregistré n’a pas changé (Thorax, 2004). Attendez-vous à mieux respirer par le nez. Ne promettez pas à votre partenaire une nuit plus silencieuse avec le spray seul.
Combien de temps faut-il à un spray nasal stéroïdien pour agir sur un nez bouché la nuit ?
La notice britannique du spray de fluticasone vendu sans ordonnance indique que, chez certaines personnes, il peut falloir trois à quatre jours de traitement continu pour obtenir un bénéfice maximal, et les sources destinées au grand public estiment que l’effet complet sur la muqueuse apparaît au bout d’une à deux semaines. Utilisez-le tous les soirs sans sauter de doses. Évaluez le résultat au bout de quatre semaines, pas après quatre nuits.
Puis-je utiliser un spray nasal stéroïdien tous les soirs, à long terme ?
Les notices fixent des limites. La notice britannique du spray de fluticasone vendu sans ordonnance indique de ne pas l’utiliser pendant plus d’un mois d’affilée sans consulter un médecin, et les recommandations du NHS concernant la mométasone autorisent jusqu’à trois mois, avec élimination du flacon entamé après deux mois. Aucun de ces produits n’est homologué contre le ronflement ; leur utilisation chaque nuit est donc hors indication.
Est-il sûr d’utiliser un spray nasal et un dilatateur nasal ou une endoprothèse nasale en même temps ?
Ils agissent sur des structures différentes et peuvent donc être utilisés ensemble. Le spray réduit le gonflement de la muqueuse en quelques jours, tandis que le dispositif maintient la valve nasale ouverte dès la première nuit. Utilisez d’abord le spray, puis insérez le dispositif une fois qu’il a agi. Demandez d’abord conseil à un pharmacien si vous avez subi une intervention nasale ou si vous avez fréquemment des saignements de nez.
Pourquoi mon nez ne se bouche-t-il que la nuit lorsque je m’allonge ?
S’allonger à plat augmente l’afflux sanguin dans les cornets nasaux ; les tissus qui semblaient dégagés en position debout gonflent donc en quelques minutes. Les cliniciens observent souvent ce phénomène en cas de rhinite allergique ou non allergique. Cela explique également pourquoi la narine inférieure se bouche en premier lorsque vous vous tournez sur le côté, puis que le phénomène s’inverse lorsque vous vous retournez.
Un spray nasal à base de corticostéroïdes aide-t-il à traiter l’apnée du sommeil ou seulement le ronflement ?
Il peut davantage améliorer l’apnée que le bruit. La fluticasone a réduit l’IAH médian de 20,0 à 11,9 chez des personnes ronflant et souffrant de rhinite (Thorax, 2004), mais une revue Cochrane de 30 essais médicamenteux portant sur 516 adultes a conclu à l’insuffisance des données pour recommander un traitement médicamenteux de l’apnée obstructive du sommeil (2013). Une apnée sévère nécessite toujours une PPC.
Un spray nasal à base de corticostéroïdes peut-il provoquer une congestion de rebond comme un spray décongestionnant ?
Non. La congestion de rebond, appelée rhinite médicamenteuse, est provoquée par les sprays décongestionnants contenant de l’oxymétazoline ou de la xylométazoline lorsqu’ils sont utilisés plus longtemps qu’une courte période. Les sprays corticostéroïdes agissent sur l’inflammation plutôt que sur les vaisseaux sanguins et ne provoquent donc pas ce phénomène. En contrepartie, leur action est plus lente et ils peuvent provoquer des saignements de nez, répertoriés comme très fréquents sur la notice britannique.
Quel est le meilleur spray nasal contre le ronflement si je n’ai pas d’allergies ?
Les sprays en vente libre disponibles dans les pharmacies de l’UE et du Royaume-Uni sont autorisés pour la rhinite allergique, et non pour le ronflement ; la cause compte donc davantage que le produit. La rhinite vasomotrice non allergique et le gonflement des cornets peuvent néanmoins répondre à un corticostéroïde intranasal. Le lavage nasal au sérum physiologique est le point de départ le moins risqué. Si un dilatateur vous aide dès la première nuit, votre obstruction est mécanique.
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