Comprendre le risque accru d'apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière

Understanding the Higher Sleep Apnea Risk After Spinal Cord Injury - Back2Sleep

Une lésion médullaire augmente le risque d’apnée du sommeil en modifiant les voies aériennes et la respiration

Une lésion de la moelle épinière modifie, la nuit, la manière dont les voies aériennes, les muscles respiratoires et la commande respiratoire du cerveau fonctionnent ensemble, ce qui fait du dépistage et du traitement de l’apnée du sommeil un élément essentiel des soins de rééducation.

Pourquoi le risque d’apnée du sommeil augmente après une lésion médullaire

L’apnée du sommeil et les lésions de la moelle épinière sont étroitement liées, bien plus que la plupart des patients ou des familles ne le réalisent. Selon une revue de référence publiée en 2018 dans *Physical Medicine and Rehabilitation Clinics* (PMC6688981), les personnes atteintes d’une lésion ou d’une maladie de la moelle épinière présentent une prévalence des troubles respiratoires du sommeil trois à quatre fois supérieure à celle de la population générale. Chez de nombreux patients, les troubles respiratoires nocturnes commencent dans les semaines qui suivent la lésion et ne disparaissent pas avec la rééducation seule.

La position de sommeil joue un rôle majeur. De nombreux utilisateurs de fauteuil roulant et patients alités passent la majeure partie de la nuit sur le dos pour les transferts, la prévention des escarres ou simplement parce qu’il n’est plus possible de se retourner seuls. Or, le sommeil en décubitus dorsal contribue de manière bien documentée à l’affaissement des voies aériennes. Notre guide sur l’apnée du sommeil et la thérapie positionnelle explique pourquoi ce seul facteur est si important, et il est encore plus déterminant pour une personne incapable de se tourner sur le côté à trois heures du matin.

3-4x
Prévalence des troubles respiratoires du sommeil plus élevée que dans la population générale (2018)
55%
Hommes tétraplégiques atteints d’un syndrome d’apnée du sommeil, cohorte suisse (2002)
77%
Survivants d’une lésion médullaire présentant des troubles respiratoires du sommeil symptomatiques (2014)
92%
Même cohorte signalant une mauvaise qualité globale du sommeil (2014)
À retenir
  • Les troubles respiratoires du sommeil touchent la majorité des personnes atteintes d’une lésion cervicale de la moelle épinière, souvent dès le premier mois.
  • Le sommeil en décubitus dorsal, requis pour de nombreuses routines de soins, augmente à lui seul le risque d’événements obstructifs.
  • Cette affection passe souvent inaperçue, car la fatigue diurne est fréquemment attribuée à la lésion elle-même plutôt qu’à un sommeil fragmenté.
Infographie sur la compréhension du risque accru d’apnées du sommeil après une lésion de la moelle épinière

L’apnée obstructive et centrale du sommeil dans le contexte d’une lésion médullaire : explications

L’apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière peut être obstructive, centrale ou mixte, et son type dépend largement de l’endroit où se situe la lésion sur la moelle épinière. L’apnée obstructive du sommeil survient lorsque les tissus mous à l’arrière de la gorge s’affaissent pendant le sommeil. Elle devient plus probable après une lésion médullaire, car les muscles qui maintiennent normalement les voies aériennes supérieures ouvertes, notamment les muscles de la langue et de la gorge, peuvent perdre leur tonus, tout comme les muscles situés sous le niveau de la lésion.

L’apnée centrale du sommeil est différente : le cerveau cesse brièvement d’envoyer le signal nécessaire à la respiration. Selon la même revue de 2018, les lésions cervicales plus hautes et plus complètes sont davantage associées à une perturbation de la sensibilité des chémoréflexes, à un seuil d’éveil plus bas et à des modifications du système nerveux autonome susceptibles d’affecter la commande respiratoire du cerveau. Une étude publiée en 2023 dans la revue SLEEP a constaté que, chez les patients tétraplégiques, une apnée centrale du sommeil prédominante était présente dans 4,3 % des cas et qu’une apnée centrale, quelle qu’elle soit, était observée dans 8,4 % des cas, tandis que les événements obstructifs étaient 9 à 18 fois plus fréquents que les événements centraux. Cet écart est important sur le plan clinique : un dispositif qui ne fait qu’ouvrir le nez ne peut pas traiter un événement central, car le problème n’est pas une obstruction des voies respiratoires, mais une interruption du signal commandant la respiration.

L’une des rares données européennes concernant cette population provient d’une étude publiée en 2002 dans la revue Spinal Cord. Des chercheurs d’un laboratoire du sommeil de Berne, en Suisse, y ont constaté un syndrome d’apnées du sommeil, défini par un indice de perturbation respiratoire d’au moins 15 et un indice d’apnées d’au moins 5, chez 55 % des hommes tétraplégiques et 20 % des femmes tétraplégiques étudiés. Ce chevauchement entre apnées obstructives et centrales n’est pas propre aux lésions de la moelle épinière. Notre article sur le chevauchement entre apnées centrales et obstructives chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque explique un phénomène similaire dans une autre affection, et le principe diagnostique sous-jacent est le même dans les deux cas : il est impossible de distinguer de manière fiable une apnée obstructive d’une apnée centrale sur la base des seuls symptômes.

À retenir
  • Le niveau de la lésion influence l’équilibre entre les événements obstructifs et centraux, les lésions cervicales plus hautes et plus complètes étant associées à un risque accru d’apnée centrale.
  • Les événements obstructifs restent de loin les plus fréquents dans l’ensemble, mais une apnée centrale ne peut être exclue sans examen.
  • Un dispositif nasal ne traite jamais que le mécanisme obstructif, et non le mécanisme central.
Mieux dormir à chaque étape de la vie

Reconnaître les symptômes de l’apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière

Les symptômes de l’apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière sont souvent pris à tort pour les effets habituels de la lésion, ce qui explique en grande partie pourquoi cette affection n’est pas diagnostiquée. Ronflements bruyants, pauses respiratoires observées et signalées par un aidant ou un partenaire, maux de tête matinaux, sommeil non réparateur et somnolence diurne allant au-delà de la fatigue habituellement associée à la lésion sont autant de signes à signaler à un médecin de réadaptation. Une étude publiée en 2014 dans le Journal of Clinical Sleep Medicine et mise en avant par l’American Academy of Sleep Medicine a constaté que 77 % des personnes ayant survécu à une lésion de la moelle épinière étudiées présentaient des troubles respiratoires du sommeil symptomatiques et que 92 % faisaient état d’une mauvaise qualité globale du sommeil.

Des outils de dépistage tels que le questionnaire de Berlin peuvent aider à déterminer qui doit effectuer une étude complète du sommeil, bien qu’ils n’aient pas été conçus spécifiquement pour les personnes atteintes d’une lésion de la moelle épinière et puissent sous-estimer les symptômes chez celles qui ne peuvent pas se repositionner ou décrire leur fatigue de manière habituelle. Le diagnostic passe ensuite à des examens objectifs : un test d’apnée du sommeil à domicile peut convenir à certains patients présentant des symptômes obstructifs simples, mais une polysomnographie nocturne complète en laboratoire est généralement privilégiée chez toute personne tétraplégique ou en cas de suspicion d’une composante centrale, car les dispositifs à domicile ne sont pas conçus pour distinguer de manière fiable les événements obstructifs des événements centraux.

Les laboratoires du sommeil proposent de plus en plus une aide au transfert, des lits réglables et du personnel formé au positionnement des utilisateurs de fauteuil roulant, ce qui élimine l’un des anciens obstacles à la réalisation des examens. Pour les patients et les aidants, la conclusion est simple : ne supposez pas que la fatigue fait « simplement partie » des conséquences de la lésion avant d’avoir exclu un trouble respiratoire du sommeil traitable.

À retenir
  • Le Ronflement, les pauses respiratoires observées et les maux de tête matinaux sont des signaux d’alerte qui justifient une orientation médicale, et non des suppositions.
  • Les tests d’apnée du sommeil à domicile conviennent aux cas obstructifs simples ; la polysomnographie en laboratoire est privilégiée dès qu’une apnée centrale est possible.
  • Les laboratoires du sommeil modernes sont de plus en plus équipés pour accueillir les personnes en fauteuil roulant et à mobilité réduite.
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Options de traitement de l’apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière

Le traitement de l’apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière dépend à la fois de la gravité et du type d’apnée confirmé par les examens. L’apnée obstructive du sommeil modérée à sévère, toute composante centrale et la plupart des cas de tétraplégie nécessitent un traitement par pression sous la supervision d’un médecin de réadaptation, ce qui est généralement incontournable compte tenu des risques cardiovasculaires. Les cas plus légers, positionnels ou caractérisés uniquement par un ronflement obstructif offrent davantage d’options moins contraignantes, à discuter avec un professionnel de santé une fois qu’un diagnostic a écarté toute situation plus grave.

Option Mode d’action Particulièrement adapté à Dextérité manuelle nécessaire Point essentiel
PPC / BiPAP De l’air sous pression, acheminé par un masque et un tuyau, maintient les voies respiratoires ouvertes ; la BiPAP avec assistance inspiratoire à pression garantie en volume peut également aider en cas de faiblesse des muscles respiratoires AOS modérée à sévère, apnée centrale, la plupart des personnes tétraplégiques Élevée, ajustement et mise en place du masque chaque nuit Traitement de première intention et souvent intégré aux soins de réadaptation ; l’aide d’un aidant peut être nécessaire
Thérapie positionnelle Favorise le sommeil sur le côté afin de réduire l’affaissement des voies respiratoires en décubitus dorsal Apnée obstructive positionnelle ou aggravée en décubitus dorsal Faible, mais nécessite généralement l’aide d’un aidant pour le repositionnement Rarement suffisant seul si le changement de position autonome est impossible
Tuteur nasal intranasal (par ex. le dispositif Back2Sleep certifié CE de classe I) Un tuteur en silicone souple maintient les narines ouvertes de l’intérieur ; ni sangle, ni tuyau, ni alimentation électrique Ronflement primaire ou AOS obstructive légère confirmée, à composante positionnelle Faible, mise en place une fois au coucher, sans ajustement chaque nuit Ne convient pas à l’apnée centrale ni à l’AOS modérée à sévère ; un diagnostic est d’abord nécessaire
Bandelettes nasales adhésives externes Une bande adhésive soulève la peau externe du nez afin d’élargir les narines Ronflement ou obstruction nasale très légère Faible, à usage unique L’effet se limite à la partie externe du nez ; moins utile en cas de déviation de la cloison nasale
Stimulation du nerf hypoglosse Un dispositif implanté stimule l’activité des muscles de la langue à l’inspiration Traitement expérimental chez les patients ayant une lésion de la moelle épinière et une apnée obstructive du sommeil modérée qui ne tolèrent pas la CPAP Aucune utilisation nocturne ; intervention chirurgicale nécessaire Option émergente, considérée comme une piste d’avenir dans les recherches actuelles sur les lésions de la moelle épinière
Important Un stent nasal ne remplace pas la CPAP ou la BiPAP en cas d’apnée du sommeil modérée à sévère ou centrale. Il est conçu pour le ronflement primaire ou pour un cas obstructif léger confirmé par polysomnographie, et le diagnostic doit toujours précéder le choix du traitement.
Stent nasal Back2Sleep doux pour les voies respiratoires sensibles

Difficultés d’observance de la CPAP en cas de fonction manuelle limitée

La CPAP reste le traitement de première intention recommandé en cas d’apnée du sommeil modérée à sévère ou centrale après une lésion de la moelle épinière, mais la maintenir chaque nuit constitue un véritable problème lorsque la fonction des mains ou des bras est altérée. Les recherches sur l’utilisation de la CPAP après une lésion de la moelle épinière montrent que de nombreux utilisateurs ont du mal à s’endormir avec le masque et que l’inconfort du masque est fréquemment cité comme raison de l’arrêt du traitement. Pour une personne tétraplégique, une sangle qui glisse ou un tuyau plié ne constitue pas un simple désagrément ; cela peut l’obliger à rester éveillée sans pouvoir remédier au problème sans aide.

C’est pourquoi les cliniciens qui travaillent avec cette population recommandent souvent un masque nasal plutôt qu’un masque facial complet ou oro-nasal plus encombrant comme point de départ par défaut. Un masque nasal comporte moins de pièces, tient plus fermement une fois ajusté et nécessite moins souvent une correction au milieu de la nuit qu’un masque couvrant à la fois la bouche et le nez. La formation des aidants à l’ajustement du masque, au serrage des sangles et au positionnement du tuyau avant la sortie de l’hôpital améliore également de façon significative le nombre de patients qui continuent à utiliser l’appareil au-delà des premières semaines.

À retenir
  • Une fonction limitée des mains ou des bras est l’une des principales raisons, encore trop peu évoquées, de la baisse de l’observance de la CPAP chez les personnes ayant une lésion de la moelle épinière.
  • Les masques nasaux sont généralement plus faciles à gérer que les masques faciaux complets pour les personnes qui ne peuvent pas ajuster seules leur équipement pendant la nuit.
  • La formation des aidants avant la sortie améliore de manière mesurable l’utilisation de la CPAP à long terme.

Quand un stent nasal peut s’intégrer aux soins de l’apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière

Un stent nasal souple, certifié CE et de classe I, comme Back2Sleep, peut être utile à évoquer avec un médecin de réadaptation pour une sous-catégorie précise et plus restreinte de cette population : les personnes dont les examens confirment un ronflement primaire ou une apnée obstructive du sommeil légère et positionnelle, et non une apnée centrale ni une forme modérée à sévère. Le stent se place à l’intérieur des narines pour maintenir les voies nasales ouvertes pendant la nuit, sans sangle, tuyau, masque ni électricité. Pour une personne qui a du mal à repositionner seule un masque ou un tuyau de CPAP, cette simplicité constitue un avantage pratique réel les nuits où la thérapie par pression complète n’est pas tolérée.

Il ne remplace pas un traitement CPAP ou BiPAP prescrit chez les personnes présentant une apnée du sommeil modérée à sévère confirmée ou une apnée centrale, et il ne peut en aucun cas agir sur un événement central, puisque son mécanisme ne traite que le rétrécissement physique des voies respiratoires. Vendu directement aux consommateurs sans ordonnance dans toute l’Europe, avec un kit de démarrage comprenant quatre tailles, il doit plutôt être présenté comme une option plus facile à manipuler pour les formes légères, ou comme un complément pour les nuits où un dispositif avec masque n’est pas porté, plutôt que comme un traitement de première intention à part entière.

À retenir
  • Un stent nasal peut convenir en cas d’apnée obstructive légère et positionnelle confirmée ou de ronflement primaire uniquement, après une étude du sommeil.
  • Son design sans sangles ni tuyau constitue un véritable avantage en matière de dextérité pour les personnes incapables d’ajuster elles-mêmes un équipement CPAP.
  • Ce dispositif doit être discuté avec un médecin de réadaptation parallèlement aux résultats des tests, et ne doit jamais être choisi à la place d’un examen.
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Bien vivre avec l’apnée du sommeil après une lésion médullaire

1Demandez rapidement une étude du sommeil

Demandez une orientation vers une polysomnographie dans le cadre du suivi habituel de la réadaptation, en particulier en cas de tétraplégie, plutôt que d’attendre que les symptômes deviennent sévères.

2Repensez le positionnement lorsque les soins de prévention des pressions le permettent

Collaborez avec votre équipe soignante pour envisager des positions sur le côté, des coussins en biseau ou un programme de changements de position réduisant le temps passé à plat sur le dos sans compromettre l’intégrité cutanée.

3Mettez en place une routine d’utilisation du matériel avec l’aide d’un aidant

Si vous utilisez un appareil CPAP ou BiPAP, formez un aidant à régler la tension des sangles, à positionner le tuyau et à effectuer les ajustements rapides afin qu’un masque déplacé ne se traduise pas par une nuit de traitement perdue.

4Surveillez les symptômes d’alerte et faites renouveler le dépistage

Les maux de tête matinaux, les pauses respiratoires observées par un proche ou une nouvelle somnolence diurne nécessitent un suivi rapide. L’apnée du sommeil a également été associée à un risque cardiovasculaire accru après d’autres événements neurologiques ; notre article sur le dépistage de l’apnée du sommeil chez les personnes ayant survécu à un AVC montre pourquoi les mêmes enjeux s’appliquent chaque fois qu’une lésion neurologique augmente le risque d’apnée.

5Suivez vos propres données

Tenez un journal de sommeil simple et, si votre médecin vous le recommande, utilisez un oxymètre de pouls pendant la nuit afin de pouvoir discuter de toute évolution des symptômes à partir d’informations concrètes plutôt que de suppositions.

Remarque Les recherches dans ce domaine, notamment les études de cohorte les plus vastes, proviennent principalement des États-Unis, d’Australie et du Canada. L’European Sleep Apnea Database (ESADA), lancée dans le cadre d’une action COST de l’UE, regroupait en 2021 les données de plus de 34 000 patients atteints d’apnée du sommeil dans 39 centres européens. La poursuite des recherches au sein de réseaux comme celui-ci devrait contribuer à combler le manque de données concernant spécifiquement les patients atteints de lésion médullaire.
Infographie sur la compréhension du risque accru d’apnées du sommeil après une lésion de la moelle épinière

Ce qu’en disent les utilisateurs de Back2Sleep

★★★★☆
"Une conception ingénieuse, mais avec quelques réserves. Une fois en place, ce tube flexible segmenté rétablit efficacement une ventilation normale. Cependant, il ne fonctionnera pas si vos narines sont chroniquement congestionnées (allergies, etc.). L’extrémité inférieure du tube peut également être obstruée par des sécrétions. À 35 euros par mois pour 2 tubes, on s’attendrait à des résultats haut de gamme. Je poursuis encore mon évaluation."
— Michel Achat Amazon vérifié
★★★★★
"Depuis que j’utilise le kit de démarrage Back2Sleep, ma qualité de vie a littéralement changé. Je ronflais beaucoup, ce qui perturbait non seulement mon sommeil, mais aussi celui de mon partenaire. Dès la première utilisation, j’ai constaté une nette amélioration : je respire mieux, je dors plus profondément et je me réveille plus reposé. Ce kit est non seulement efficace, mais aussi très confortable à porter toute la nuit. Je le recommande vivement à toute personne qui souffre de ronflements ou d’apnées légères. Le rapport qualité-prix est excellent et les résultats sont impressionnants !"
— Alex Achat Amazon vérifié
★★★★☆
"Jour 1 : Le tube est facile à insérer, mais il m’a donné la nausée. Jour 2 : Je me suis débrouillé avec le tube le plus court et je me suis senti mieux. Jours 3-4 : Je suis passé à la taille M et je me suis habitué à la sensation dans ma gorge. Je me suis réveillé et je n’étais pas fatigué ! Fini les jambes lourdes et la fatigue. Ce soir, j’essaie la taille L."
— Greg Achat Amazon vérifié

Foire aux questions

Pourquoi les personnes ayant une lésion de la moelle épinière présentent-elles un risque accru d’apnées du sommeil ?

Une lésion de la moelle épinière peut affaiblir les muscles qui maintiennent les voies respiratoires supérieures ouvertes, modifier la commande respiratoire du cerveau et contraindre de nombreux patients à dormir sur le dos pour prévenir les escarres. Ensemble, ces changements portent la prévalence des troubles respiratoires du sommeil à trois ou quatre fois celle de la population générale, selon une revue de 2018 (PMC6688981).

Quel pourcentage des personnes tétraplégiques (quadriplégiques) souffrent d’apnées du sommeil ?

Les estimations varient selon les études et le degré de complétude de la lésion. Une cohorte suisse de 2002 menée dans un laboratoire du sommeil a constaté un syndrome d’apnées du sommeil chez 55 % des hommes tétraplégiques et 20 % des femmes tétraplégiques, tandis qu’une étude de 2014 a révélé que 77 % des personnes ayant survécu à une lésion de la moelle épinière présentaient globalement des troubles respiratoires du sommeil symptomatiques.

L’apnée centrale du sommeil est-elle plus fréquente que l’apnée obstructive du sommeil après une lésion de la moelle épinière ?

Non, les événements obstructifs restent beaucoup plus fréquents. Une étude publiée en 2023 dans la revue SLEEP a révélé que l’apnée obstructive était 9 à 18 fois plus fréquente que l’apnée centrale chez les patients tétraplégiques, bien qu’une apnée centrale du sommeil ait tout de même été observée dans environ 8,4 % des cas et nécessite des examens spécifiques.

La PPC peut-elle être utilisée par une personne ayant une fonction limitée des mains ou une paralysie ?

Oui, et cela reste le traitement de première intention de l’apnée du sommeil modérée à sévère ou centrale. Cependant, l’observance est plus difficile en l’absence de fonction des mains pour ajuster les masques ou les tuyaux ; les cliniciens recommandent donc souvent des masques nasaux plutôt que des masques faciaux complets, ainsi qu’une formation des aidants à l’utilisation du matériel avant la sortie de l’hôpital.

Dormir sur le dos aggrave-t-il l’apnée du sommeil après une lésion de la moelle épinière ?

Oui, dormir sur le dos est un facteur indépendant bien documenté des événements obstructifs, et de nombreux patients ayant subi une lésion de la moelle épinière dorment sur le dos par nécessité pour les transferts et la prévention des escarres. Lorsque les soins de prévention des escarres le permettent, la position latérale ou des coussins de positionnement peuvent aider ; demandez à votre équipe soignante ce qui est sûr pour vous.

Comment diagnostique-t-on l’apnée du sommeil chez une personne ayant subi une lésion de la moelle épinière ?

Le diagnostic commence par des questionnaires de dépistage et une évaluation des symptômes, puis se poursuit par des examens objectifs. Un test d’apnée du sommeil à domicile peut convenir aux cas obstructifs simples, mais la polysomnographie en laboratoire est généralement privilégiée en cas de tétraplégie ou de suspicion de composante centrale, car les appareils à domicile ne permettent pas de distinguer les deux de manière fiable.

Quelles sont les alternatives à la PPC pour l’apnée du sommeil chez les personnes en situation de handicap ?

Les options dépendent de la gravité et du type d’apnée. L’apnée centrale ou l’apnée obstructive modérée à sévère nécessite toujours un traitement par PPC ou BiPAP. En cas d’apnée obstructive positionnelle légère confirmée ou de Ronflement primaire, un stent nasal sans sangle, une thérapie positionnelle ou des bandelettes nasales adhésives peuvent constituer des options moins contraignantes à envisager avec un clinicien.

Avis médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Le Ronflement peut être un symptôme de l’apnée obstructive du sommeil, une affection médicale grave. Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, consultez un professionnel de santé. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné au traitement du Ronflement et de l’apnée du sommeil légère à modérée.

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