Pourquoi les symptômes de l'apnée du sommeil et du TDAH chez l'adulte se chevauchent souvent et sont fréquemment mal diagnostiqués
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Comment les symptômes de l’apnée du sommeil imitent le TDAH chez l’adulte et pourquoi tant d’adultes reçoivent le mauvais diagnostic
Le sommeil fragmenté et les déficits attentionnels neurodéveloppementaux peuvent produire des symptômes diurnes presque identiques, et faire la distinction entre les deux commence par les bonnes questions, pas par une nouvelle prescription.
Pourquoi les symptômes de l’apnée du sommeil et du TDAH se chevauchent chez les adultes
Les symptômes de l’apnée du sommeil et du TDAH se chevauchent si étroitement chez les adultes que ces deux affections sont régulièrement confondues en médecine générale. Toutes deux peuvent provoquer des difficultés de concentration, des oublis, de l’irritabilité et une sensation de brouillard mental et de manque de concentration qui dure toute la journée. Il en résulte un risque réel d’erreur de diagnostic, de traitement inadapté et des années de frustration avant que la véritable cause ne soit identifiée.
Un sommeil chroniquement fragmenté ne fait pas que vous fatiguer. Il a été associé à une perturbation des mêmes réseaux cérébraux qui régulent l’attention et le contrôle des impulsions, un phénomène également abordé dans notre guide sur la façon dont un mauvais sommeil rétrécit le cerveau au fil du temps. Lorsqu’un spécialiste du sommeil et un psychiatre examinent la même liste de symptômes sous deux angles différents, il est facile de comprendre comment l’un peut être pris pour l’autre.
Cet article explique pourquoi ce chevauchement se produit, ce que montrent réellement les recherches européennes et comment les adultes peuvent demander le bon examen avant d’accepter l’un ou l’autre diagnostic.
La biologie commune derrière deux diagnostics très différents
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une affection dans laquelle les voies respiratoires se rétrécissent ou s’obstruent à plusieurs reprises pendant le sommeil, interrompant le passage de l’air pendant quelques secondes à chaque fois. Chaque pause fait baisser le taux d’oxygène dans le sang et force le cerveau à se réveiller brièvement, souvent des centaines de fois par nuit, sans que la personne s’en souvienne. Le TDAH (trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité), en revanche, est une affection neurodéveloppementale liée à la façon dont les réseaux cérébraux des fonctions exécutives se forment et est généralement présent depuis l’enfance.
Malgré leurs origines différentes, ces deux affections convergent vers la même région cérébrale : le cortex préfrontal, qui régule l’attention, la mémoire de travail et le contrôle des impulsions. Les baisses répétées du taux d’oxygène et le sommeil fragmenté associés au SAOS sont liés à une diminution de l’activité préfrontale, ce qui peut imiter les défaillances de l’attention et l’impulsivité observées dans le TDAH. Les chercheurs décrivent cela comme une voie finale commune des symptômes, avec deux points de départ différents : l’un neurodéveloppemental et l’autre causé par une perturbation de la respiration.
- Le SAOS et le TDAH sont biologiquement distincts, mais tous deux perturbent le cortex préfrontal, provoquant des symptômes diurnes presque identiques.
- Des centaines de baisses nocturnes du taux d’oxygène dues à une apnée non traitée peuvent ressembler à un trouble de l’attention présent toute la vie, même en l’absence de tout trouble de l’attention.
- Des antécédents de problèmes d’attention durant l’enfance orientent vers le TDAH ; des symptômes apparus plus tard à l’âge adulte orientent vers une cause liée au sommeil.

Les symptômes communs de l’apnée du sommeil et du TDAH chez l’adulte
Mises côte à côte, les deux affections partagent suffisamment de symptômes pour qu’une simple liste de contrôle ne permette pas de les distinguer de manière fiable. Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques qui sont le plus souvent confondues, ainsi que les détails qui tendent à orienter vers l’une ou l’autre affection.
| Caractéristique | TDAH chez l’adulte | Syndrome d’apnées obstructives du sommeil |
|---|---|---|
| Apparition typique | Symptômes remontant à l’enfance, même s’ils ne sont diagnostiqués qu’à l’âge adulte | Apparaît ou s’aggrave souvent avec l’âge, la prise de poids ou la ménopause |
| Signes nocturnes | Agitation, pensées qui défilent, difficulté à se détendre | Ronflements bruyants, halètements, suffocation, pauses respiratoires observées |
| Somnolence diurne | Présente, mais généralement secondaire à la distractibilité | Souvent la plainte principale, surtout après des tâches monotones |
| Mémoire et concentration | Difficulté à maintenir son attention lors de tâches peu stimulantes | Ralentissement de la vitesse de traitement et difficulté à trouver ses mots liées à un sommeil fragmenté |
| Humeur | Dérèglement émotionnel, impatience | Irritabilité et anxiété qui suivent souvent la qualité du sommeil d’une nuit à l’autre |
| Examen de référence | Entretien clinique structuré et échelles d’évaluation validées du TDAH | Polysomnographie (en laboratoire ou test d’apnée du sommeil à domicile) |
Ce que montrent les données européennes sur l’apnée du sommeil et le TDAH chez l’adulte
L’ampleur de l’apnée du sommeil non diagnostiquée en Europe aide à comprendre pourquoi tant de troubles de l’attention sont attribués par défaut au TDAH. Une vaste étude menée auprès de la population française a constaté que la plupart des adultes présentant un risque élevé de SAOS ne sont pas du tout traités pour cette affection.
Le chiffre mondial de 936 millions d’adultes souffrant d’un SAOS léger à sévère provient d’une analyse publiée en 2019 dans The Lancet Respiratory Medicine. Plus près de nous, la cohorte CONSTANCES, une étude portant sur plus de 20 000 adultes français publiée dans ERJ Open Research en 2023, a constaté que 18,1 % des participants non traités avaient un résultat positif au questionnaire de Berlin, un outil standard de dépistage du SAOS, en plus des 3,5 % déjà traités, soit une prévalence pondérée combinée de 20,9 %. Le lien fonctionne aussi dans l’autre sens : une étude publiée en 2019 dans Cureus, ayant soumis 194 adultes adressés à une clinique du sommeil à un dépistage, a constaté que 19 % présentaient un résultat positif au dépistage du TDAH, tandis que 82,5 % souffraient d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil d’une certaine sévérité.
Le TDAH chez l’adulte est lui aussi probablement sous-diagnostiqué en Europe, surtout à un âge avancé. Une méta-analyse de revues systématiques publiée en 2023 dans European Psychiatry a constaté que, chez les adultes âgés de 50 ans et plus, la prévalence du TDAH était de 2,2 % lorsqu’elle était mesurée à l’aide d’échelles de dépistage validées, contre seulement 0,2 % selon un diagnostic clinique officiel, soit un écart d’un facteur dix qui laisse penser que de nombreux adultes âgés présentant des symptômes apparentés au TDAH, dont certains sont en réalité dus à une apnée du sommeil non diagnostiquée, ne font jamais l’objet d’une évaluation formelle.

Comment l’apnée du sommeil est diagnostiquée en parallèle d’un TDAH chez l’adulte en Europe
Obtenir le bon diagnostic commence généralement par une consultation chez le médecin généraliste, et non dans un laboratoire du sommeil. Dans la plupart des systèmes de santé européens, les suspicions d’apnée du sommeil passent d’abord par un médecin généraliste, qui effectue un dépistage à l’aide d’un outil comme le questionnaire de Berlin ou l’échelle de somnolence d’Epworth avant d’orienter le patient.
Si le dépistage indique un problème respiratoire, l’étape suivante consiste généralement à être orienté vers un pneumologue, un spécialiste ORL ou une clinique du sommeil spécialisée pour réaliser une étude du sommeil. Il peut s’agir d’une polysomnographie complète en laboratoire ou, de plus en plus, d’un test à domicile qui mesure le débit d’air, le taux d’oxygène et l’effort respiratoire pendant la nuit. Les tests à domicile sont généralement plus rapides à obtenir et moins coûteux qu’un examen en laboratoire, même si la polysomnographie en laboratoire reste l’examen de référence lorsque le diagnostic n’est pas clair ou que d’autres troubles du sommeil sont suspectés.
Si le dépistage met plutôt en évidence des difficultés d’attention, d’humeur et de fonctionnement exécutif présentes depuis l’enfance, l’orientation se fait généralement vers un psychiatre ou un psychologue pour une évaluation structurée du TDAH. Comme les deux parcours se recoupent rarement, un adulte présentant les deux problèmes peut être évalué pour l’un sans jamais être interrogé sur l’autre. C’est précisément pourquoi il vaut la peine de signaler tout changement d’humeur inexpliqué associé à des troubles de l’attention au spécialiste que vous consultez, un mécanisme que nous approfondissons dans notre article sur le cycle entre le manque de sommeil et la baisse de moral.
- Demandez à votre médecin généraliste un outil de dépistage de l’AOS, comme le questionnaire de Berlin ou l’échelle de somnolence d’Epworth, avant une orientation pour un TDAH, en particulier si votre partenaire a remarqué des ronflements ou des pauses respiratoires.
- Un test d’apnée du sommeil à domicile constitue une première étape raisonnable en cas de suspicion de forme légère à modérée ; une polysomnographie en laboratoire est préférable lorsque les résultats ne sont pas concluants.
- Mentionnez à chaque spécialiste que vous consultez à la fois les symptômes d’inattention et les symptômes liés au sommeil ou à la respiration, car les deux parcours d’orientation se recoupent rarement.
Le traitement de l’apnée du sommeil améliore-t-il les symptômes apparentés au TDAH ?
Le traitement de l’apnée du sommeil peut améliorer l’attention, la mémoire et l’humeur chez certains adultes dont les symptômes étaient principalement dus à un sommeil fragmenté plutôt qu’à un véritable TDAH. Un rapport de cas et une mini-revue de 2024 publiés dans le Journal of Clinical Sleep Medicine ont décrit le cas d’un adulte dont les troubles de l’attention et des fonctions exécutives se sont considérablement atténués une fois le SAOS sous-jacent traité, parallèlement à un ensemble plus vaste de travaux établissant un lien entre la gravité du SAOS et les scores d’attention et de fonctions exécutives.
Cela ne signifie pas que le SAOS et le TDAH constituent le même trouble, ni que traiter l’un résout toujours l’autre. Une étude de 2012 publiée dans le Journal of Clinical Psychology in Medical Settings a soumis à un dépistage 81 adultes atteints d’un SAOS nouvellement diagnostiqué et non traité, et a constaté que 7,4 % d’entre eux avaient un dépistage positif du TDAH chez l’adulte, soit un taux proche des 6,3 % observés dans un groupe de comparaison sans SAOS, une différence qui n’était pas statistiquement significative. En revanche, les adultes ayant à la fois un dépistage positif du SAOS et du TDAH signalaient une anxiété significativement plus élevée, une moins bonne qualité de vie physique et une somnolence diurne nettement plus importante que ceux atteints de SAOS seul.
En pratique, cela suggère que le SAOS et le TDAH sont deux affections distinctes qui se chevauchent parfois sur le plan des symptômes et que, lorsqu’elles coexistent, elles ont tendance à s’amplifier mutuellement plutôt qu’à simplement s’additionner. Traiter le problème des voies respiratoires ne fera probablement pas disparaître un véritable TDAH présent depuis toujours, mais peut réduire sensiblement la somnolence, l’irritabilité et le brouillard mental qui s’y superposent.
Quelle est la place des dispositifs de respiration nasale dans l’apnée du sommeil légère et le ronflement
Une endoprothèse nasale ne traite pas le TDAH et ne remplace pas la PPC (pression positive continue) en cas de SAOS modéré à sévère. Son rôle est plus limité, mais elle peut rester utile pour la bonne personne en maintenant les voies nasales ouvertes la nuit afin de réduire le ronflement et la résistance au passage de l’air dans les cas de ronflement primaire ou de SAOS léger à modéré lié à un affaissement nasal.
Si un test de sommeil à domicile révèle un ronflement primaire ou un SAOS léger à modéré plutôt qu’un cas modéré à sévère nécessitant une PPC complète, une endoprothèse nasale interne souple en silicone telle que Back2Sleep, un dispositif de classe I certifié CE, peut être une option raisonnable à essayer, seule ou en complément d’autres soins, sous supervision médicale. Elle agit mécaniquement en maintenant les narines ouvertes, sans électricité, bruit ni tubulure, et est livrée dans un kit de démarrage comprenant quatre tailles, afin de pouvoir être adaptée sans ordonnance.
Pourquoi est-ce important pour une personne préoccupée par des symptômes ressemblant à ceux du TDAH ? Même des ronflements qui ne suffisent pas à établir un diagnostic complet d’AOS peuvent fragmenter suffisamment le sommeil pour altérer l’attention et les fonctions exécutives le lendemain. Pour ce sous-groupe particulier, dans les cas légers à modérés dus à une obstruction nasale, améliorer la continuité du sommeil à l’aide d’un simple dispositif nasal peut contribuer à rétablir la concentration pendant la journée, même si ce dispositif agit sur les voies respiratoires et non sur le cerveau. Toute personne présentant des ronflements bruyants, des pauses respiratoires observées ou un dépistage positif de l’AOS doit néanmoins effectuer au préalable une véritable étude du sommeil ; une endoprothèse nasale est une option destinée au confort et à faciliter l’observance, et non un raccourci diagnostique.
Une liste de contrôle avant votre prochain rendez-vous médical
Apporter des éléments structurés lors d’une consultation chez le médecin traitant accélère l’orientation appropriée. Ces quatre étapes aident à distinguer les deux troubles avant l’intervention d’un spécialiste.
1Suivez votre sommeil pendant deux semaines
Notez l’heure du coucher, l’heure du réveil, les ronflements et toute pause respiratoire observée. Demandez à votre partenaire d’observer votre respiration, ou utilisez une application d’enregistrement sur votre téléphone si vous dormez seul.
2Notez le début des symptômes
Les problèmes d’attention qui remontent à l’école primaire orientent vers un TDAH. Les problèmes d’attention apparus ou s’étant nettement aggravés avec une prise de poids, la ménopause ou l’apparition de nouveaux ronflements orientent vers une cause liée au sommeil.
3Remplissez un outil de dépistage validé
Demandez à votre médecin traitant le questionnaire de Berlin ou l’échelle de somnolence d’Epworth pour évaluer le risque d’AOS, ainsi qu’une échelle standard d’évaluation du TDAH chez l’adulte pour les symptômes d’inattention.
4Demandez les deux orientations en cas de doute
Si les deux dépistages sont positifs, demandez une étude du sommeil et une évaluation du TDAH en parallèle plutôt que successivement, car attendre l’une peut retarder le traitement de l’autre.
Quand consulter un médecin au sujet de l’apnée du sommeil ou des symptômes du TDAH chez l’adulte
Consultez rapidement un médecin si des ronflements bruyants, des halètements ou des pauses respiratoires observées apparaissent en même temps que des changements de l’attention ou de l’humeur, quel que soit l’âge. Ces signes ne sont pas exclusifs à l’âge adulte ; le même chevauchement peut commencer bien plus tôt. C’est pourquoi des ronflements persistants chez les adolescents méritent également une évaluation plutôt que d’être considérés comme une simple phase, comme l’explique notre guide sur le ronflement chez les adolescents et l’apnée du sommeil.
Les adultes à qui l’on a déjà prescrit un traitement contre le TDAH avec des bénéfices limités, ou qui ont développé des problèmes d’attention plus tard dans leur vie sans antécédents durant l’enfance, ont particulièrement intérêt à demander une évaluation du sommeil. C’est également le cas des adultes souffrant d’hypertension, d’obésité ou ayant des antécédents familiaux d’apnée du sommeil, autant de facteurs de risque reconnus. Seul un diagnostic approprié, et non une supposition, permet réellement de raccourcir le chemin vers un retour à la clarté mentale.
Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep
Questions fréquemment posées
L’apnée du sommeil peut-elle être confondue avec un TDAH chez l’adulte ?
Oui. L’apnée du sommeil fait chuter à répétition le taux d’oxygène dans le sang et fragmente le sommeil, ce qui peut réduire l’attention, la mémoire et le contrôle des impulsions d’une manière très similaire au TDAH chez l’adulte. Comme ces deux troubles touchent les mêmes réseaux cérébraux liés à la concentration et à la maîtrise de soi, les cliniciens peuvent prendre une somnolence liée aux troubles respiratoires pour un trouble primaire de l’attention si une étude du sommeil n’est pas réalisée pour l’exclure.
Le traitement de l’apnée du sommeil améliore-t-il les symptômes du TDAH ?
Le traitement de l’apnée du sommeil, généralement par PPC ou, dans les cas légers, avec un dispositif favorisant la respiration nasale, peut réduire la somnolence diurne, l’irritabilité et le brouillard mental une fois que le sommeil fragmenté s’améliore. Les recherches suggèrent que cela aide surtout lorsque les symptômes étaient principalement dus à un mauvais sommeil plutôt qu’à un véritable TDAH ; il n’est pas établi comme traitement du TDAH présent depuis toujours et apparu durant l’enfance.
Quel pourcentage d’adultes atteints de TDAH souffrent également d’apnée du sommeil ?
Les estimations varient selon le sens de l’association et la population étudiée. Une étude publiée en 2019 dans Cureus, portant sur 194 adultes orientés vers une clinique du sommeil, a révélé que 19 % avaient un dépistage positif au TDAH, tandis que 82,5 % présentaient une apnée obstructive du sommeil d’une certaine gravité, ce qui montre un chevauchement important. Des revues plus larges couvrant tous les âges suggèrent que les troubles respiratoires du sommeil et le TDAH coexistent dans jusqu’à la moitié des cas.
Comment distinguer les symptômes du TDAH de ceux de l’apnée du sommeil ?
Les symptômes du TDAH remontent généralement à l’enfance et comprennent l’impulsivité ainsi que des difficultés avec les tâches peu stimulantes. L’apnée du sommeil se manifeste généralement par un Ronflement bruyant, des suffocations ou des pauses respiratoires observées, ainsi qu’une somnolence diurne qui s’atténue quelque peu après avoir dormi davantage. Un outil de dépistage validé, suivi d’une étude du sommeil ou d’une évaluation du TDAH, permet d’obtenir une réponse fiable.
Les adultes évalués pour un TDAH devraient-ils également passer une étude du sommeil ?
La question mérite d’être posée, en particulier en cas de Ronflement, de pauses respiratoires observées, d’obésité ou de problèmes d’attention apparus à l’âge adulte plutôt que pendant l’enfance. Une étude du sommeil à domicile ou en laboratoire peut écarter l’apnée obstructive du sommeil avant de poser un diagnostic de TDAH ou de commencer un traitement médicamenteux, évitant ainsi de traiter la mauvaise affection pendant des années.
Pourquoi l’apnée du sommeil est-elle souvent diagnostiquée à tort comme un trouble de la santé mentale ou de l’attention ?
L’apnée du sommeil et les troubles de l’attention ou de l’humeur présentent des symptômes communs, et les parcours de soins en Europe séparent souvent l’évaluation de la respiration de l’évaluation psychiatrique. Un patient peut être examiné par un psychiatre sans qu’on lui demande jamais s’il ronfle ; le problème sous-jacent des voies respiratoires passe alors inaperçu, tandis que les symptômes de l’attention ou de l’humeur sont traités séparément.
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