Comparaison des scores de dépistage STOP-BANG, Berlin et NoSAS chez les patients européens

How the STOP-BANG, Berlin, and NoSAS Screening Scores Compare for Euro - Back2Sleep

L’écart de précision entre le score NoSAS et le STOP-BANG, et les personnes que les trois questionnaires ne détectent pas toujours

Trois questionnaires, trois origines différentes, trois réponses différentes sur vos voies respiratoires. Voici lequel privilégier et quoi faire lorsque votre score indique que tout va bien, mais que votre corps vous dit le contraire.

Rédaction assistée par IA

Score NoSAS contre STOP-BANG : une réponse

Le score NoSAS par rapport au STOP-BANG se résume à un compromis. Le NoSAS discrimine mieux dans une population générale européenne, tandis que le STOP-Bang est l’outil le plus sûr lorsque votre priorité est de ne manquer personne. Dans un échantillon clinique réel de laboratoire du sommeil, le NoSAS a atteint une aire sous la courbe ROC (AUC) de 0,78, contre 0,71 pour le STOP-Bang et 0,62 pour le questionnaire de Berlin (Herschmann et al., Sleep Medicine, 2021). La précision et l’utilité ne sont pas la même chose.

Les trois outils répondent à des questions différentes. Le STOP-Bang est conçu pour détecter presque tous les cas et accepte un grand nombre de fausses alertes. Le NoSAS est conçu pour éviter les fausses alertes et accepte de manquer certains cas réels. Le questionnaire de Berlin vous classe dans une catégorie à haut ou à faible risque à partir des seuls symptômes. Pour une présentation détaillée, élément par élément, d’un outil, consultez notre guide gratuit du test de risque STOP-BANG, qui couvre ses huit questions, tandis que l’explication du questionnaire de Berlin fait de même pour ses trois catégories de symptômes.

0.78
AUC du NoSAS, Sleep Medicine 2021
0.71
AUC du STOP-Bang, même échantillon de 2021
0.62
AUC du questionnaire de Berlin, même échantillon de 2021
34,6 cm
Tour de cou moyen chez les femmes atteintes d’AOS, Auris Nasus Larynx 2022
À retenir
  • Le NoSAS a eu la meilleure capacité discriminante globale dans un échantillon clinique européen.
  • Le STOP-Bang détecte moins de cas, mais signale beaucoup plus de personnes en bonne santé.
  • Aucun questionnaire ne permet de poser un diagnostic. Seule une étude du sommeil mesure votre indice d’apnées-hypopnées (IAH).
Infographie sur la comparaison des scores de dépistage STOP-BANG, Berlin et NoSAS

Ce que demande réellement chaque questionnaire

Les trois outils évaluent des éléments différents, ce qui explique pourquoi vos résultats peuvent diverger. La comparaison des éléments côte à côte l’explique plus rapidement que n’importe quel indicateur de précision.

Caractéristique STOP-Bang NoSAS Berlin
Élaboré en Patients chirurgicaux et avant anesthésie Population générale suisse (HypnoLaus, Lausanne) Soins primaires aux États-Unis
Résultat Score sur 8 Score sur 17 Risque élevé ou faible, binaire
Seuil utilisé Score STOP-Bang de 3 ou plus Seuil du score NoSAS : 8 Catégorie à haut risque du questionnaire de Berlin
Tour de cou de 40 cm Élément évalué 4 points Non évalué
Indice de masse corporelle Un seul point au-delà d’un IMC de 35 kg/m2 3 points pour un IMC de 25 à moins de 30, 5 points à partir de 30 Non évalué de cette manière
Âge Élément évalué 4 points au-delà de 55 ans Non évalué
Ronflement Élément évalué 2 points Catégorie de symptômes
Sexe masculin Élément évalué 2 points Non évalué
Fonctionnement diurne Un seul élément sur la fatigue Non posé Une catégorie entière de symptômes
Conçu pour Sensibilité Spécificité Triage fondé sur les symptômes

Ces valeurs en points du NoSAS et son seuil de 8 proviennent directement de l’étude de dérivation (Marti-Soler et al., The Lancet Respiratory Medicine, 2016).

À retenir
  • Le NoSAS associe mensurations corporelles et ronflements. Il ne demande jamais comment vous vous sentez.
  • Le score de Berlin est le seul des trois à être principalement fondé sur les symptômes.
  • Deux des trois s’appuient sur la même mesure du cou de 40 cm.
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L’origine des trois scores et pourquoi elle compte

La provenance explique toute la comparaison, et presque aucune page ne la mentionne. Le NoSAS a été dérivé de la cohorte HypnoLaus à Lausanne, un échantillon de 2 121 adultes âgés de 40 à 85 ans représentatif de la population générale suisse (Marti-Soler et al., The Lancet Respiratory Medicine, 2016). Le STOP-Bang a été élaboré dans un contexte chirurgical et préanesthésique. Le score de Berlin est issu des soins primaires aux États-Unis.

Cet historique explique le mécanisme. Un outil conçu pour les personnes se dirigeant vers une salle d’opération ne doit manquer personne ; il est donc pondéré en faveur de la sensibilité. Un outil conçu à partir de l’ensemble d’une population ne doit pas envoyer la moitié d’une ville passer des examens ; il est donc pondéré en faveur de la spécificité. Aucun de ces choix de conception n’est erroné. Ils répondaient à des problèmes différents.

Deux défauts en découlent, et ils sont omniprésents dans les guides actuellement bien classés. Les principales pages de calculateurs présentent le STOP-Bang comme s’il s’agissait du seul instrument, sans mentionner d’alternative issue d’une population européenne. Les grandes pages grand public consacrées au sommeil indiquent bien que les femmes pourraient avoir besoin d’un seuil plus bas, puis ne publient jamais de chiffre permettant d’agir.

Dans la cohorte de dérivation HypnoLaus et la cohorte de validation EPISONO, le NoSAS a atteint des aires sous la courbe (AUC) de 0,74 et 0,81, devant le STOP-Bang à 0,67 et le score de Berlin à 0,63 (Marti-Soler et al., The Lancet Respiratory Medicine, 2016). Le NoSAS a ensuite été proposé en médecine générale européenne francophone comme outil de dépistage de première intention pour le médecin généraliste (Praxis, Berne, 2018).

Remarque Si le STOP-Bang vous est remis avant une intervention chirurgicale, vous utilisez l’outil pour la tâche pour laquelle il a été conçu. Pour vous dépister chez vous en Europe, le NoSAS correspond davantage à votre situation.
À retenir
  • Le NoSAS est à l’origine un instrument européen destiné à la population générale.
  • Le STOP-Bang est un filet de sécurité chirurgical, c’est pourquoi il signale trop de cas.
  • Demandez dans quel contexte un score a été conçu avant de vous y fier dans le vôtre.
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Score NoSAS contre STOP-BANG : précision et signification réelle d’un score faible

La sensibilité est la proportion de cas avérés détectés par un outil. La spécificité est la proportion de personnes en bonne santé correctement écartées. Regroupé sur 34 études, le questionnaire de Berlin a montré une sensibilité de 0,80 et une spécificité de 0,48, le STOP-BANG une sensibilité de 0,89 et une spécificité de 0,40, et l’échelle de somnolence d’Epworth (ESS) une sensibilité de 0,48 et une spécificité de 0,73 (Sleep & Breathing, 2024).

Relisez cela. Le STOP-Bang signale à tort environ six personnes en bonne santé sur dix. L’échelle d’Epworth ne détecte pas environ la moitié des cas réels, raison pour laquelle un score de somnolence pris isolément ne devrait jamais vous rassurer. Une méta-analyse distincte de 10 études portant sur 14 510 patients a établi la sensibilité groupée du NoSAS à 0,798 et sa spécificité groupée à 0,582, avec une aire sous la courbe ROC récapitulative de 0,77 (Sleep & Breathing, 2022).

Mesurer pour un IAH supérieur à 15 NoSAS STOP-Bang
Valeur prédictive négative (VPN) 0.88 0.92
Valeur prédictive positive (VPP) 0.43 0.30
Correctement classé 71% Non rapporté
Mode d’échec typique Ne détecte pas les femmes qui ronflent et ont un faible tour de cou Adresse de nombreuses personnes à faible risque à des examens

Chaque chiffre de ce tableau provient de Herschmann et al., Sleep Medicine, 2021. Voici la traduction que personne ne vous donne. Une valeur prédictive négative de 0,88 signifie que, sur 100 personnes dont le dépistage est négatif, environ 12 présentent malgré tout une AOS modérée à sévère avec un IAH égal ou supérieur à 15. Avec une valeur de 0,92, c’est environ 8 personnes sur 100. Un score faible modifie vos probabilités. Il ne permet pas de vous déclarer indemne.

À retenir
  • L’avantage du STOP-Bang réside dans sa sensibilité, pas dans sa précision globale.
  • Une valeur prédictive positive de 0,30 à 0,43 signifie que la plupart des dépistages positifs sont de fausses alertes.
  • Environ 1 dépistage négatif sur 8 à 12 dissimule encore une maladie modérée à sévère.
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Le piège du tour de cou et de l’IMC qui compromet les trois outils

Le STOP-Bang et le NoSAS reposent tous deux sur un tour de cou de 40 cm. Parmi 2 108 patients atteints d’AOS, le tour de cou moyen était de 39,4 cm chez les hommes, mais de seulement 34,6 cm chez les femmes (Auris Nasus Larynx, 2022). La femme moyenne présentant une apnée du sommeil confirmée obtient donc zéro à ce critère dans les deux outils. Un choix de conception répété devient la principale source unique de faux négatifs lors du dépistage de l’apnée du sommeil chez les femmes.

Le critère de l’IMC aggrave le problème. Le STOP-Bang n’attribue son point qu’au-delà d’un IMC de 35 kg/m2, tandis que le NoSAS attribue 3 points pour un IMC de 25 à moins de 30 et 5 points à partir de 30 (Marti-Soler et al., The Lancet Respiratory Medicine, 2016). Un adulte mince ayant un IMC de 23 n’obtient aucun point pour le critère le plus fortement pondéré de l’un ou l’autre outil. Avec un IMC de 23 et un tour de cou inférieur à 40 cm, une femme qui ronfle habituellement, présente des apnées observées et a un IAH de 25 peut tout à fait obtenir 2 points sur 8 au STOP-Bang et 2 points sur 17 au NoSAS.

Il s’agit du phénotype mince et non obèse de l’AOS, qui est fréquent. Dans la même cohorte suisse à partir de laquelle le NoSAS a été élaboré, les troubles respiratoires du sommeil (TRS) modérés à sévères, définis par un IAH égal ou supérieur à 15, avaient une prévalence de 23,4 % chez les femmes et de 49,7 % chez les hommes, avec un IAH médian de 6,9 par heure chez les femmes contre 14,9 chez les hommes (Heinzer et al., étude HypnoLaus, The Lancet Respiratory Medicine, 2015). Près d’une femme sur quatre, d’âge moyen ou plus âgée, dans une population générale européenne atteignait ce seuil.

Avertissement Un questionnaire fondé sur le tour de cou et le poids corporel ne peut pas détecter une voie aérienne qui se rétrécit pour des raisons structurelles. Si vous êtes mince, une femme ménopausée, ou les deux, considérez un score faible comme un indice peu probant plutôt que comme une exclusion formelle.
À retenir
  • Le seuil de 40 cm pour le tour de cou est supérieur au tour de cou moyen des femmes atteintes d’AOS.
  • Les patients minces obtiennent zéro au critère le plus fortement pondéré dans les deux outils.
  • L’équipe de Herschmann a constaté que les faux négatifs du NoSAS concernaient principalement des femmes qui ronflaient et avaient un faible tour de cou.

Les seuils spécifiques au sexe existent, mais sont rarement cités

Les pages grand public indiquent généralement que les femmes pourraient avoir besoin d’un seuil plus bas, sans fournir de chiffre. Des chiffres publiés existent pourtant. Chez 3 129 adultes, le seuil optimal du STOP-Bang était de 4 chez les femmes contre 5 chez les hommes, et celui du NoSAS de 8 chez les femmes contre 12 chez les hommes (Medical Science Monitor, 2025).

Les données stratifiées par sexe issues de 6 606 consultations en laboratoire du sommeil, dont 46,2 % concernaient des femmes, ont montré que le STOP-Bang atteignait une AUC de 0,731 chez les femmes contre 0,743 chez les hommes pour l’AOS modérée à sévère, et le NoSAS 0,699 contre 0,704 (Duarte et al., Jornal Brasileiro de Pneumologia, 2020). La capacité de discrimination était statistiquement similaire entre les sexes. En revanche, la sensibilité était systématiquement plus faible et la spécificité plus élevée chez les femmes. Le score No-Apnea, pour un IAH égal ou supérieur à 15, a par exemple atteint une sensibilité de 80,5 % chez les femmes contre 94,0 % chez les hommes.

La conclusion est inconfortable, mais simple. Ces outils ne sont pas aveugles chez les femmes. Ils sont systématiquement moins susceptibles de se déclencher. La propre cohorte européenne multicentrique de référence, l’ESADA (European Sleep Apnoea Database), a été utilisée pour caractériser les femmes atteintes d’AOS par analyse en grappes (Sleep Medicine, 2024), mettant en évidence des groupes cliniques distincts plutôt qu’une forme plus légère du tableau masculin. Notre guide sur les raisons pour lesquelles l’apnée du sommeil passe inaperçue chez les femmes approfondit cette présentation.

À retenir
  • Femmes : une analyse de 2025 situe les seuils d’action optimaux à un STOP-Bang de 4 et un NoSAS de 8.
  • Hommes : la même analyse les situe à un niveau supérieur, avec un STOP-Bang à 5 et un NoSAS à 12.
  • La sensibilité plus faible chez les femmes est un artefact du score, et non le signe d’une charge de morbidité moindre.
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L’interaction avec l’insomnie que personne ne dépiste

Les outils qui s’appuient sur le fonctionnement diurne perdent en précision chez les personnes souffrant d’insomnie comorbide et d’apnée du sommeil (COMISA). Le questionnaire de Berlin et l’échelle de somnolence d’Epworth interrogent tous deux sur la somnolence diurne excessive et la fatigue, et l’insomnie fausse ces réponses. Les cliniciens rapportent souvent que les personnes qui n’arrivent pas à s’endormir la nuit se décrivent comme fébriles plutôt que somnolentes pendant la journée, et obtiennent donc un score faible.

Dans ce groupe, l’avantage de sensibilité du STOP-Bang devient l’argument pratique en faveur de son utilisation. Ses questions s’appuient sur des signes observés et des mesures corporelles, avec un seul item consacré à la fatigue diurne. Le NoSAS demande s’il n’y a aucun symptôme, ce qui le rend insensible à cette distorsion particulière et incapable de repérer un patient dont le seul signal est ce qu’il ressent.

Le syndrome de résistance des voies aériennes supérieures (SRAAV) constitue un angle mort similaire. Une respiration laborieuse et fragmentée sans apnées complètes peut maintenir l’IAH à un niveau faible tout en laissant la personne épuisée. Aucun des trois questionnaires n’a été conçu pour le détecter.

À retenir
  • Si vous souffrez d’insomnie, accordez davantage de poids au STOP-Bang qu’aux outils fondés sur les symptômes.
  • Le questionnaire NoSAS ignore complètement les symptômes, pour le meilleur comme pour le pire.
  • Un IAH faible associé à des symptômes sévères justifie l’avis d’un spécialiste, pas qu’on vous rassure à tort.

Protocole en cinq étapes en cas de score faible avec de vrais symptômes

C’est la question à laquelle les pages consacrées à la recherche ne répondent jamais. Suivez cette séquence ce soir.

1Utilisez les trois, pas un seul

Évaluez-vous avec STOP-Bang, NoSAS et Berlin. Les divergences entre ces outils sont des informations, pas du bruit. Chez une femme mince, un seul résultat positif parmi les trois mérite d’être approfondi.

2Appliquez le seuil correspondant à votre sexe

Les femmes doivent comparer leur score aux seuils STOP-Bang de 4 et NoSAS de 8 ; les hommes, aux seuils STOP-Bang de 5 et NoSAS de 12 (Medical Science Monitor, 2025). Relisez votre résultat en fonction du bon seuil avant de tirer une conclusion.

3Vérifiez les symptômes qui doivent primer

Un seul de ces signes suffit à l’emporter sur un score faible et justifie de demander un examen médical.

  1. Apnées observées par le partenaire
  2. Réveils avec suffocation ou sensation d’étouffement
  3. Maux de tête matinaux
  4. Sommeil non réparateur malgré un nombre d’heures suffisant au lit

4Demandez malgré tout un examen objectif

En Europe, cela signifie généralement une polygraphie respiratoire, c’est-à-dire un test d’apnée du sommeil à domicile enregistrant le débit aérien, les efforts respiratoires et l’indice de désaturation en oxygène (ODI), plutôt qu’une polysomnographie (PSG) complète réalisée sous surveillance. Les études européennes de validation utilisent systématiquement la polygraphie comme test de référence.

5Obtenez votre IAH par écrit

Demandez la valeur réelle du nombre d’événements par heure et l’ODI, pas seulement les mentions « léger » ou « normal ». Vous avez besoin du chiffre pour les décisions thérapeutiques et, si vous conduisez dans le cadre de votre travail, pour les décisions juridiques.

À retenir
  • Trois questionnaires qui donnent des résultats divergents justifient de faire un test, pas d’en faire la moyenne.
  • Les apnées constatées par le partenaire comptent davantage que n’importe quel score.
  • Demandez toujours que l’IAH et l’ODI numériques figurent sur votre compte rendu.

Le résultat d’un questionnaire n’a aucune valeur juridique pour évaluer l’aptitude à la conduite, nulle part dans l’Union européenne. Seule une étude du sommeil en a une. La directive européenne sur le permis de conduire 2014/85/UE définit le syndrome d’apnées obstructives du sommeil modéré par un indice d’apnées-hypopnées compris entre 15 et 29, et le syndrome sévère par un IAH égal ou supérieur à 30 (European Respiratory Journal, 2025).

Sur les 27 États membres ayant répondu à une enquête du European Respiratory Journal en 2025, couvrant environ 450 millions de personnes, 25 ont mis en œuvre la directive, dont 63 % sans modification majeure. La Grèce et la Bulgarie appliquent un seuil national plus strict : un IAH égal ou supérieur à 5 associé à une somnolence. Par ailleurs, 37 % des États membres imposent une période minimale de traitement de deux semaines à deux mois avant qu’un conducteur puisse reprendre la route, ce que la directive elle-même n’exige pas. La durée de validité du permis pour un SAOS traité est généralement de trois ans pour le groupe 1 et d’un an pour le groupe 2 (European Respiratory Journal, 2025).

Remarque La terminologie varie selon les pays. Les lecteurs français recherchent « syndrome d’apnées obstructives du sommeil » (SAOS ou SAHOS), tandis que les lecteurs allemands recherchent « Schlafapnoe-Syndrom Screening-Fragebogen ». Les seuils d’IAH associés à ces termes sont les mêmes dans toute l’Union.
À retenir
  • La directive 2014/85/UE vous évalue selon l’IAH, jamais selon un questionnaire.
  • Deux États membres appliquent un seuil d’IAH plus strict, fixé à 5, en cas de somnolence.
  • Plus d’un tiers des États membres exigent une période de traitement avant que vous puissiez reprendre le volant.
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Que se passe-t-il après la confirmation d’un résultat léger à modéré

Nombreux sont ceux qui, après un résultat faussement négatif au dépistage, se retrouvent dans une situation délicate : un IAH confirmé compris entre 5 et 29, de vrais ronflements et une discussion sur le traitement qui s’enlise. La pression positive continue reste le traitement de première intention pour les formes modérées et sévères, mais l’observance du traitement par PPC est réellement difficile dans les formes légères, et certains patients ne se voient proposer aucune solution.

Les options pour ce groupe comprennent la thérapie positionnelle, un dispositif d’avancée mandibulaire fabriqué sur mesure, la gestion du poids lorsque cela est pertinent et des approches des voies nasales telles qu’un stent intranasal ou un dilatateur nasal. Back2Sleep en propose un : un stent intranasal souple en silicone, certifié CE comme dispositif de classe I, qui maintient les voies nasales ouvertes pendant le sommeil, pour le ronflement et l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée. Il ne nécessite ni ordonnance, ni électricité, ni tubulure, et le kit de démarrage contient quatre tailles.

Deux limites sont importantes ici. Un stent nasal ne remplace pas un dépistage, et rien dans cet article ne devrait vous inciter à renoncer à une étude du sommeil. Par ailleurs, un conducteur présentant un IAH confirmé de 15 ou plus conformément à la directive 2014/85/UE doit suivre un traitement reconnu comme efficace à ce niveau de gravité par son autorité nationale, ce qu’un stent intranasal n’est pas certifié pour fournir.

À retenir
  • Confirmez votre IAH avant de choisir un traitement.
  • Les résultats légers à modérés offrent de véritables options au-delà de la PPC.
  • L’AOS sévère et les valeurs d’IAH pertinentes pour le permis de conduire nécessitent un traitement dirigé par un professionnel de santé.
Infographie sur la comparaison des scores de dépistage STOP-BANG, Berlin et NoSAS

Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep

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Foire aux questions

Quel questionnaire sur l’apnée du sommeil est le plus précis ?

Le NoSAS a été le plus performant dans un échantillon clinique européen, avec une AUC de 0,78 contre 0,71 pour le STOP-Bang et 0,62 pour le questionnaire de Berlin (Herschmann et al., Sleep Medicine, 2021). Le STOP-Bang détecte davantage de cas réels, avec une sensibilité combinée de 0,89 contre une spécificité de 0,40 dans 34 études (Sleep and Breathing, 2024). Le meilleur outil dépend de votre objectif : confirmer ou écarter le diagnostic.

Peut-on souffrir d’apnée du sommeil avec un score STOP-BANG faible ?

Oui. La valeur prédictive négative du STOP-Bang était de 0,92 pour un IAH supérieur à 15 ; ainsi, environ 8 personnes sur 100 dont le dépistage est négatif souffrent tout de même d’une apnée du sommeil modérée à sévère (Herschmann et al., Sleep Medicine, 2021). Les femmes et les adultes minces sont ceux chez qui le dépistage risque le plus de passer à côté du diagnostic, car les critères du tour de cou et de l’IMC sont pondérés en faveur des morphologies masculines plus corpulentes.

Quel est un score NoSAS normal et que signifie un score de 8 ?

Le score NoSAS va de 0 à 17, et le seuil publié est de 8 ou plus, ce qui signale un risque accru de troubles respiratoires du sommeil (Marti-Soler et al., The Lancet Respiratory Medicine, 2016). Un score inférieur à 8 réduit votre probabilité, mais n’exclut pas l’apnée. Une analyse de 2025 a établi le seuil optimal à 8 pour les femmes et à 12 pour les hommes (Medical Science Monitor, 2025).

Pourquoi les questionnaires de dépistage de l’apnée du sommeil passent-ils à côté des femmes ?

STOP-Bang et NoSAS utilisent tous deux un seuil de 40 cm pour le tour de cou, mais le tour de cou moyen des femmes chez qui un SAOS a été confirmé est de 34,6 cm, contre 39,4 cm chez les hommes (Auris Nasus Larynx, 2022). La femme moyenne concernée n’obtient aucun point pour cet élément. La sensibilité était systématiquement plus faible chez les femmes parmi 6 606 personnes orientées vers une consultation (Jornal Brasileiro de Pneumologia, 2020).

Peut-on souffrir d’apnée du sommeil sans être en surpoids ?

Oui, et les questionnaires évaluent mal ce cas. STOP-Bang n’attribue un point que pour un IMC supérieur à 35 kg/m2, tandis que NoSAS attribue 3 points pour un IMC de 25 à 30 et 5 points au-dessus de 30 (Marti-Soler et al., The Lancet Respiratory Medicine, 2016). Un IMC de 23 ne rapporte aucun point pour l’élément le plus fortement pondéré dans l’un ou l’autre outil. Demandez un examen objectif.

Ai-je toujours besoin d’un examen du sommeil si mon score de dépistage indique un risque faible ?

Si des apnées ont été observées, si vous vous réveillez en suffoquant, si vous avez des maux de tête matinaux ou un sommeil constamment non réparateur, oui. Un dépistage négatif modifie la probabilité, mais laisse passer environ 1 cas modéré à sévère sur 8 à 12 (Herschmann et al., Sleep Medicine, 2021). En Europe, la polygraphie respiratoire à domicile est généralement privilégiée par rapport à la polysomnographie en laboratoire.

Le questionnaire de Berlin est-il toujours utilisé ou a-t-il été remplacé ?

Il reste l’un des deux outils de dépistage les plus utilisés, mais il est le moins performant des trois pour la discrimination, avec une AUC de 0,62 dans une comparaison clinique directe (Herschmann et al., Sleep Medicine, 2021). La sensibilité combinée était de 0,80 et la spécificité de 0,48 dans 34 études (Sleep and Breathing, 2024). Utile comme cartographie des symptômes, mais moins performant comme score de risque.

Quelle est la différence entre le score NoSAS et le STOP-BANG ?

NoSAS utilise cinq éléments pondérés — tour de cou, IMC, Ronflement, âge et sexe — et ne pose aucune question sur les symptômes. STOP-Bang utilise huit éléments auxquels il faut répondre par oui ou non, dont un sur la fatigue. NoSAS a été élaboré à partir d’une cohorte de la population générale suisse, tandis que STOP-Bang l’a été à partir de patients chirurgicaux ; c’est pourquoi NoSAS privilégie la spécificité, alors que STOP-Bang privilégie la sensibilité (Marti-Soler et al., 2016).

Clause de non-responsabilité médicale : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Le Ronflement peut être un symptôme de l’apnée obstructive du sommeil, une affection médicale grave. Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, consultez un professionnel de santé. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné au traitement du Ronflement et de l’apnée du sommeil légère à modérée.

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