Pourquoi l’apnée du sommeil non traitée est si souvent confondue avec l’épuisement professionnel lorsque vous reprenez le travail en septembre

Why Untreated Sleep Apnea Is So Often Mistaken for Burnout When You Go - Back2Sleep

La confusion entre apnée du sommeil et épuisement professionnel est la raison silencieuse pour laquelle vos vacances d’été n’ont rien changé

Vous avez pris quatre semaines de congé et êtes revenu aussi épuisé qu’avant : ces vacances qui n’ont rien changé sont l’indice le plus fort que le problème vient de vos voies respiratoires plutôt que de votre charge de travail.

Pourquoi la confusion entre apnée du sommeil et épuisement professionnel atteint son apogée chaque mois de septembre

La confusion entre apnée du sommeil et épuisement professionnel est l’une des erreurs d’interprétation les plus courantes de la rentrée européenne. L’apnée obstructive du sommeil (AOS, appelée « apnoea » par la plupart des cliniciens européens) est un trouble respiratoire dans lequel la gorge se rétrécit ou se ferme à plusieurs reprises pendant le sommeil. L’épuisement professionnel est un état d’épuisement lié au travail. Les deux vous plongent dans le même matin de septembre sans énergie.

Le chevauchement est réel. Humeur maussade, irritabilité et incapacité à suivre une phrase figurent dans les deux listes de symptômes. Les problèmes respiratoires nocturnes non traités sont également liés à une baisse de la concentration et de la productivité bien avant que quiconque ne prononce le mot « épuisement professionnel », si bien que l’explication professionnelle est retenue en premier.

Ce qui les distingue se passe la nuit, pas le jour. L’épuisement professionnel résulte de la charge de travail, du degré de contrôle et de la reconnaissance. L’AOS est due à des voies respiratoires qui se ferment pendant le sommeil, sans que vous vous en rendiez compte.

936M
adultes de 30 à 69 ans atteints d’AOS légère à sévère dans le monde (Lancet Resp Med, 2019)
49.7%
des hommes européens présentaient des troubles respiratoires du sommeil modérés à sévères (HypnoLaus, 2015)
23.4%
des femmes européennes de la même cohorte (HypnoLaus, 2015)
4,22 milliards de £
perte annuelle de productivité au Royaume-Uni due au syndrome d’AOS (Thorax, 2026)
À retenir
  • L’épuisement professionnel et l’AOS provoquent des symptômes diurnes presque identiques, mais ont des causes complètement différentes.
  • HypnoLaus (2015) a montré que les troubles respiratoires du sommeil modérés à sévères étaient fréquents chez des Européens d’âge moyen qui n’avaient jamais demandé d’aide.
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Somnolence ou fatigue : la question qui permet de les distinguer

La somnolence et la fatigue sont deux symptômes différents, et cette différence est le meilleur critère unique dont vous disposez pour les distinguer. La somnolence diurne excessive (SDE) signifie que vous vous endormez réellement lorsque vous cessez de bouger : en réunion, dans le train, à un feu rouge. L’épuisement professionnel provoque de la fatigue et une perte d’énergie, sans cette tendance à s’endormir.

Les cliniciens mesurent cela à l’aide de l’échelle de somnolence d’Epworth (ESS), un court questionnaire qui évalue la probabilité que vous vous assoupissiez. Un score de 11 ou plus est le seuil que les cliniciens considèrent généralement comme anormal, ce qui oriente vers un trouble physique du sommeil plutôt que vers un simple épuisement professionnel.

Les questionnaires sur l’épuisement professionnel, comme le Maslach Burnout Inventory, mesurent autre chose : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et une efficacité professionnelle réduite. Si vous êtes cynique vis-à-vis de votre travail, mais incapable de somnoler pendant le trajet, l’épuisement professionnel est plausible. Si vous vous assoupissez en quelques minutes dès que vous restez immobile, vos voies respiratoires méritent un examen.

Remarque Dans un essai contrôlé randomisé en double aveugle portant sur 59 adultes (âge moyen de 48 ans), rapporté par l’American Academy of Sleep Medicine en 2010, trois semaines de PPC ont réduit significativement la fatigue et augmenté l’énergie ; dans le sous-groupe présentant une fatigue excessive, le score moyen d’Epworth est passé de 13,0 au départ à 8,9 après le traitement.
À retenir
  • La somnolence signifie s’endormir ; la fatigue signifie manquer d’énergie. Seule la première évoque fortement une AOS.
  • Évaluez votre somnolence à l’aide de l’échelle de somnolence d’Epworth avant votre rendez-vous et apportez le résultat avec vous.
Personne dormant paisiblement la nuit

Vos vacances d’été constituaient déjà un test diagnostique

Trois ou quatre semaines loin du travail constituent une véritable expérience, et vous l’avez déjà menée. L’épuisement professionnel est défini par sa relation avec le milieu de travail ; il s’atténue donc généralement lorsque vous êtes éloigné du facteur de stress pendant une période prolongée, puis revient lorsque l’exposition reprend en septembre.

L’AOS non traitée se comporte différemment. Les voies respiratoires s’affaissent pendant les vacances exactement comme pendant une semaine de travail ; les nuits restent donc fragmentées, les baisses d’oxygène continuent de se produire et l’épuisement ne disparaît jamais. L’alcool et les heures de coucher plus tardives pendant les vacances peuvent aggraver la situation plutôt que l’améliorer, raison pour laquelle la réduction de la consommation d’alcool est une mesure standard de première intention.

C’est pourquoi « les vacances n’ont pas fonctionné » est un signal si fort. Si quatre semaines de soleil sans aucun e-mail vous ont laissé aussi épuisé qu’en juillet, le problème n’est probablement pas un manque de repos. C’est que le repos dont vous bénéficiez n’est pas réparateur.

À retenir
  • L’épuisement professionnel s’améliore avec une période prolongée loin du travail et rechute au retour ; une AOS non traitée ne s’améliore pas du tout.
  • Des vacances qui n’ont pas fonctionné sont la raison la plus claire de rechercher une cause physique plutôt que de prendre davantage de congés.
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L’épuisement professionnel et l’apnée du sommeil ont des statuts très différents en Europe

L’épuisement professionnel n’est pas un diagnostic médical en Europe. L’Organisation mondiale de la santé classe le burn-out dans la CIM-11 sous le code QD85 comme un phénomène lié au travail, répertorié parmi les « facteurs influençant l’état de santé », et précise explicitement qu’il ne s’agit pas d’une affection médicale. L’apnée obstructive du sommeil est une maladie codifiable, avec un examen objectif et un parcours thérapeutique défini.

Cette distinction est administrative et modifie vos droits. La reconnaissance varie fortement d’un État membre à l’autre. La Suède a introduit le trouble d’épuisement lié au stress (utmattningssyndrom) sous le code F43.8A dans sa CIM-10 nationale en 2005, un diagnostic qui n’existe nulle part ailleurs, et une revue de 2025 de la littérature en médecine de réadaptation note que les diagnostics ont ensuite augmenté de manière significative. La France permet que les troubles professionnels liés au stress chronique, y compris le syndrome d’épuisement professionnel, soient reconnus et indemnisés comme maladies professionnelles par une voie complémentaire. La plupart des autres pays ne disposent d’aucun de ces mécanismes ; un arrêt de travail pour épuisement est donc beaucoup plus facile à obtenir dans certains systèmes que dans d’autres.

Ce que vous comparez Épuisement professionnel (CIM-11 QD85) Apnée obstructive du sommeil
Statut officiel Phénomène professionnel, explicitement pas une affection médicale Maladie médicale codifiable
Profil diurne Fatigue, cynisme, baisse de l’efficacité professionnelle Somnolence diurne excessive, s’endormir alors qu’on est encore éveillé
Après 3 à 4 semaines de congé S’améliore généralement, puis rechute lors de la reprise de l’exposition Aucune amélioration, les voies respiratoires se ferment aussi pendant les vacances
Signes nocturnes Ruminations, difficulté à décrocher Ronflement, apnées observées, éveils avec suffocation, nycturie, maux de tête matinaux au réveil
Mode de mesure Échelles d’auto-évaluation telles que l’inventaire d’épuisement professionnel de Maslach IAH et ODI issus d’une polygraphie respiratoire à domicile ou d’une polysomnographie en laboratoire
Réponse de première intention Réduction de la charge de travail, temps de récupération, soutien psychologique Mesures concernant le poids et l’alcool, thérapie positionnelle, dispositifs buccaux ou nasaux, PPC selon la gravité
À retenir
  • Dans la plupart des systèmes européens, être « diagnostiqué en épuisement professionnel » ne constitue pas du tout un diagnostic de maladie.
  • Un indice d’apnées-hypopnées (IAH) issu d’un test du sommeil constitue une preuve objective que comprennent un médecin généraliste, un employeur et un médecin du travail.
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Ce que l’apnée du sommeil fait réellement à votre nuit

Le SAOS perturbe le sommeil de deux façons à la fois. Chaque fois que les voies respiratoires se rétrécissent ou se ferment, l’oxygène sanguin diminue, provoquant une hypoxie intermittente nocturne mesurée par l’indice de désaturation en oxygène (ODI). Le cerveau déclenche alors un micro-éveil pour rouvrir la gorge, et cette fragmentation du sommeil explique que huit heures au lit puissent tout de même produire un sommeil non réparateur.

Vous vous souvenez presque jamais de ces événements. Ce qui se manifeste au matin, ce sont les signes indirects : un mal de tête au réveil, la bouche sèche, le fait de se lever pour uriner la nuit (nycturie) et un réveil embrumé que le café ne dissipe que partiellement.

En milieu de matinée, les effets se manifestent par un brouillard mental et une diminution des fonctions exécutives : décisions plus difficiles, mémoire de travail moins performante, relecture incessante. Le sommeil régulièrement fragmenté est également associé à une humeur dépressive et à l’irritabilité, et les chercheurs continuent d’étudier le lien entre les troubles respiratoires, la fatigue et les symptômes dépressifs. Ce chevauchement explique en partie pourquoi certaines personnes peuvent être prises en charge pendant longtemps pour une dépression résistante au traitement avant que quiconque ne teste leur respiration.

À retenir
  • Les micro-éveils et les baisses d’oxygène altèrent la qualité du sommeil sans jamais vous réveiller complètement.
  • Les maux de tête matinaux, la nycturie et la bouche sèche sont des signes physiques que le stress au travail n’explique pas.

Pourquoi l’apnée du sommeil prise pour un épuisement professionnel est-elle plus fréquente chez les femmes ?

Les femmes atteintes de SAOS sont plus souvent mal interprétées, car leur présentation ne correspond pas au stéréotype. Le tableau classique est celui d’un homme d’âge moyen qui ronfle bruyamment et dont la partenaire signale des apnées observées. Les femmes signalent plus souvent de la fatigue, de l’insomnie, de l’anxiété et une humeur dépressive, soit précisément le profil étiqueté comme un épuisement professionnel, une dépression ou un problème « hormonal ».

Le stéréotype est également trompeur sur le plan statistique. Dans l’étude HypnoLaus publiée dans The Lancet Respiratory Medicine en 2015, 23,4 % des femmes d’une population européenne générale présentaient des troubles respiratoires du sommeil modérés à sévères à la polysomnographie complète, parmi des adultes d’âge moyen qui n’avaient jamais consulté pour un problème de sommeil.

Si l’on vous a proposé à plusieurs reprises un arrêt pour stress ou des antidépresseurs sans amélioration durable, demandez si une étude du sommeil a déjà été réalisée. Une seule nuit de test vous donne un chiffre objectif plutôt qu’une nouvelle supposition.

À retenir
  • La fatigue, l’insomnie et la baisse de moral sont des manifestations courantes du SAOS chez les femmes, et non une raison de l’exclure.
  • Demandez directement un test du sommeil si des traitements répétés contre le stress ou les troubles de l’humeur n’ont pas fonctionné.
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Vous n’avez pas besoin de ronfler et vous n’avez pas besoin de partenaire de lit

La plupart des personnes sont orientées vers un dépistage parce que quelqu’un d’autre les a entendues cesser de respirer. Les personnes qui dorment seules n’ont pas ce déclencheur, ce qui en fait un groupe structurellement sous-diagnostiqué. Le même angle mort concerne les horaires irréguliers, lorsque le travail de nuit dissimule les symptômes derrière une explication alternative évidente.

Une apnée silencieuse est également possible. Le Ronflement est le bruit produit par la vibration des tissus, et son intensité ne reflète pas nécessairement la gravité de l’obstruction des voies respiratoires ; un Ronflement discret ou absent n’exclut donc jamais un SAOS.

Trois mesures pratiques si personne n’observe vos nuits : évaluez-vous honnêtement à l’aide du questionnaire STOP-BANG ou du questionnaire de Berlin, enregistrez une nuit d’audio avec votre téléphone et demandez à votre médecin généraliste une oxymétrie de pouls nocturne, réalisée avec un capteur placé au bout du doigt qui suit les baisses d’oxygène pendant la nuit. Aucune de ces mesures ne remplace un test diagnostique, mais chacune fournit au médecin un élément concret.

À retenir
  • Dormir seul est une raison de se faire dépister délibérément, pas de supposer que tout va bien.
  • Le score STOP-BANG, un enregistrement téléphonique et une oxymétrie nocturne sont tous disponibles avant toute orientation.

Comment se faire tester en Europe et comprendre les chiffres

Le parcours européen commence par votre médecin généraliste, qui vous adresse à un service spécialisé du sommeil, généralement auprès d’un pneumologue ou d’un spécialiste ORL. En France, cette orientation mène généralement à une polygraphie ventilatoire nocturne ; au Royaume-Uni, le NICE traite le SAOS dans la recommandation NG202.

Il existe deux tests. La polygraphie respiratoire à domicile vous permet de rentrer chez vous avec des capteurs mesurant le débit d’air, l’effort respiratoire et l’oxygène ; il s’agit généralement de la première étape. La polysomnographie en laboratoire ajoute l’enregistrement des ondes cérébrales, des mouvements oculaires et de l’activité musculaire, et elle est généralement réservée aux cas incertains ou lorsqu’un second trouble du sommeil est suspecté.

Les deux produisent votre indice d’apnées-hypopnées (IAH), c’est-à-dire le nombre moyen d’événements respiratoires par heure de sommeil. Le NHS classe la gravité comme légère entre 5 et 14, modérée entre 15 et 30 et sévère à partir de 30, indique que les tests sont généralement réalisés à domicile et fournit gratuitement une PPC via le NHS, avec notification de la DVLA.

1Apportez des preuves, pas des adjectifs

Donnez à votre médecin généraliste votre score d’Epworth, votre score STOP-BANG et le fait qu’une longue pause estivale n’a rien changé. C’est bien plus convaincant que « je suis fatigué ».

2Demandez l’examen en le nommant

Demandez une étude du sommeil en cas de suspicion d’apnées obstructives du sommeil, en commençant par une polygraphie respiratoire à domicile, et demandez quel spécialiste s’en charge dans votre région.

3Demandez quels étaient votre IAH et votre IDO

N’acceptez pas un simple « tout allait bien ». Votre catégorie d’IAH détermine les traitements qui vous seront proposés et les règles nationales applicables.

À retenir
  • La polygraphie respiratoire à domicile est le premier examen habituel dans la plupart des systèmes européens.
  • Votre catégorie d’IAH — légère, de 5 à 14, modérée, de 15 à 30, ou sévère, supérieure ou égale à 30 (NHS) — détermine tout ce qui suit.

Le rendez-vous de septembre auquel vous avez peut-être déjà droit

La santé au travail est ici la voie la moins utilisée. De nombreux pays européens disposent d’un système de médecins du travail : le médecin du travail en France, le Betriebsarzt en Allemagne et le bedrijfsarts aux Pays-Bas. Dans plusieurs États membres, ce rendez-vous est déjà planifié, obligatoire légalement et gratuit pour le salarié.

En France, la visite de reprise est légalement obligatoire, et non un simple bilan de bien-être facultatif. Elle est requise après un arrêt maladie non professionnel d’au moins 60 jours, après 30 jours en cas d’accident du travail et après un congé de maternité ; l’employeur doit l’organiser dans les 8 jours calendaires suivant votre reprise. Les modifications réglementaires relatives aux visites de préreprise et de reprise sont entrées en vigueur le 15 juin 2026.

L’argument économique peut aider si vous trouvez le sujet délicat à aborder. Une analyse publiée en 2026 dans Thorax a estimé la prévalence du SAOS à 19,5 % au Royaume-Uni, avec des pertes annuelles de productivité au travail de 4,22 milliards de livres sterling, et a constaté que les pertes de productivité individuelles dépassaient le coût du traitement par PPC. Présenté sous l’angle du présentéisme et de l’absentéisme, c’est votre argument pour demander au service de santé au travail de soutenir une démarche d’évaluation.

À retenir
  • Un salarié français reprenant le travail après un long arrêt maladie a déjà droit à une visite médicale obligatoire dans les 8 jours.
  • Thorax (2026) a constaté que les pertes de productivité individuelles dépassaient le coût du traitement par PPC.
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Votre permis de conduire, et pourquoi il ne devrait pas vous empêcher de vous faire dépister

La peur de perdre son permis éloigne les adultes européens des examens du sommeil ; voici donc la version exacte. La directive 2014/85/UE de la Commission dispose que les conducteurs atteints d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil modéré ou sévère (IAH égal ou supérieur à 15 par heure), associé à une somnolence diurne excessive, ne peuvent pas conduire jusqu’à ce que le trouble soit effectivement traité, avec un contrôle médical à des intervalles ne dépassant pas trois ans pour les conducteurs du groupe 1 et un an pour les conducteurs professionnels du groupe 2.

Les mots clés sont « jusqu’à ce que la maladie soit effectivement traitée ». Le traitement rétablit l’aptitude à conduire, et rester sans dépistage ne protège personne : les propres considérants de la directive identifient le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) comme l’un des facteurs de risque les plus élevés d’accidents de la route.

La mise en œuvre diffère selon les pays. Une enquête menée en 2025 par l’European Respiratory Journal et l’European Lung Foundation a révélé que les 25 États membres ayant répondu avaient transposé la directive, 63 % sans modification majeure, tandis que la Grèce et la Bulgarie ont abaissé le seuil à un IAH de 5 ; 37 % imposent une période de traitement obligatoire de deux semaines à deux mois, et 32 % exigent au minimum quatre heures d’utilisation de la PPC par nuit. La même enquête a indiqué que les experts constataient que des patients sous-déclaraient leur somnolence par crainte de perdre leur permis.

Important Cacher sa somnolence pour conserver son permis laisse le risque d’accident sous-jacent sans traitement. Demandez à votre spécialiste comment les règles sont appliquées dans votre pays avant de partir du pire.
À retenir
  • La directive 2014/85/UE limite la conduite uniquement en cas d’AOS modérée à sévère avec somnolence diurne excessive, et seulement jusqu’à ce qu’elle soit efficacement traitée.
  • Les règles nationales diffèrent ; renseignez-vous localement plutôt que de vous fier aux rumeurs.

Un test positif ne signifie pas un masque à vie

L’idée qu’un diagnostic signifie une PPC à vie est l’une des principales raisons pour lesquelles les gens ne se font jamais dépister, et elle est fausse pour les formes légères à modérées. C’est la gravité qui détermine les options proposées.

L’AOS sévère, ainsi que l’AOS modérée accompagnée d’une somnolence diurne importante, se traite par un réglage de PPC ou de PPC autopilotée, ce qui n’est pas négociable pour les personnes soumises aux règles de conduite mentionnées plus haut. Pour les formes légères à modérées et le ronflement important, les parcours européens commencent généralement autrement : perte de poids et réduction de la consommation d’alcool, thérapie positionnelle pour éviter de dormir sur le dos, orthèse d’avancée mandibulaire (une option de première intention remboursée en France pour les cas légers à modérés et les patients qui ne tolèrent pas un masque), et dispositifs pour les voies aériennes nasales. La stimulation du nerf hypoglosse est une option implantée destinée à certains patients.

Les dispositifs pour les voies aériennes nasales constituent l’option la moins invasive. Un stent intranasal tel que Back2Sleep, dispositif médical de classe I certifié CE en silicone souple, se place dans les voies nasales pour contribuer à les maintenir ouvertes pendant le sommeil, ne nécessite ni ordonnance, ni électricité, ni tuyau, et il est pertinent d’en parler à votre pneumologue en cas de ronflement ou d’AOS légère à modérée. Il ne remplace pas la PPC en cas de maladie sévère et doit être envisagé après un test du sommeil, et non à sa place.

À retenir
  • L’AOS légère à modérée dispose d’un véritable éventail d’options sans PPC dans la plupart des parcours européens.
  • Obtenez d’abord le chiffre : la discussion sur le traitement n’a de sens qu’une fois votre IAH connu.
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Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep

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Questions fréquemment posées

L’apnée du sommeil peut-elle être confondue avec un épuisement professionnel ?

Oui, et cela arrive constamment. Les deux peuvent provoquer épuisement, difficultés de concentration et irritabilité ; l’explication professionnelle est donc souvent retenue en premier. La différence est que l’apnée obstructive du sommeil provoque également une somnolence diurne excessive, des ronflements, des réveils en suffocation, une nycturie et des maux de tête matinaux. L’épuisement professionnel s’atténue après une période prolongée loin du travail, tandis que l’apnée du sommeil non traitée ne s’améliore pas du tout.

Pourquoi suis-je toujours épuisé après deux semaines de vacances d’été ?

Parce que le repos ne fait disparaître que l’épuisement causé par le travail. Si vos voies respiratoires se ferment de façon répétée pendant la nuit, votre sommeil reste fragmenté en vacances comme au bureau ; aucune période de congé ne suffit donc à vous rétablir. Des vacances qui ne vous reposent pas sont une bonne raison de demander une étude du sommeil plutôt que de prendre davantage de congés.

Peut-on souffrir d’apnée du sommeil sans ronfler ?

Oui. L’intensité des ronflements reflète les vibrations des tissus, et non la gravité de l’obstruction des voies respiratoires : une apnée silencieuse est donc bien réelle. Les personnes qui dorment seules sont également sous-diagnostiquées, car personne ne constate leurs pauses respiratoires. Si vous dormez seul, évaluez votre risque à l’aide du questionnaire STOP-BANG et demandez à votre médecin généraliste une oxymétrie de pouls nocturne.

Un test d’apnée du sommeil à domicile est-il aussi fiable qu’un examen en laboratoire ?

La polygraphie respiratoire à domicile est généralement la première étape en Europe, et le NHS indique que le dépistage de l’apnée du sommeil se fait habituellement à domicile. La polysomnographie en laboratoire ajoute l’enregistrement des ondes cérébrales, des mouvements oculaires et de l’activité musculaire ; les cliniciens la réservent généralement aux résultats incertains ou lorsqu’un autre trouble du sommeil est suspecté. Demandez à votre spécialiste quel examen est le plus adapté.

Quel test dois-je demander à mon médecin généraliste si je pense souffrir d’apnée du sommeil ?

Demandez une étude du sommeil en cas de suspicion d’apnée obstructive du sommeil, en commençant par une polygraphie respiratoire à domicile, et demandez à être orienté vers un pneumologue ou un spécialiste ORL. Apportez votre score à l’échelle de somnolence d’Epworth, un score STOP-BANG, ainsi que le fait qu’un long séjour de vacances n’a rien changé. Ensuite, demandez quels étaient vos IAH et IDO.

Un diagnostic d’apnée du sommeil aura-t-il une incidence sur mon permis de conduire en Europe ?

Uniquement dans certaines circonstances. La directive 2014/85/UE de la Commission restreint la conduite en cas de syndrome d’apnée obstructive du sommeil modérée ou sévère associé à une somnolence diurne excessive, et seulement jusqu’à ce que l’affection soit efficacement traitée. Les règles nationales varient, et certains États membres exigent d’abord une période de traitement. Le traitement rétablit l’aptitude à conduire ; éviter le dépistage ne protège donc personne.

Le burn-out est-il officiellement reconnu comme une affection médicale ?

Non. L’Organisation mondiale de la Santé classe le burn-out dans la CIM-11 sous le code QD85, comme un phénomène professionnel figurant parmi les facteurs influençant l’état de santé, et précise explicitement qu’il ne s’agit pas d’une affection médicale. La Suède fait figure d’exception en disposant depuis 2005 d’un diagnostic national, le trouble d’épuisement lié au stress, codé F43.8A. En revanche, l’apnée obstructive du sommeil est une maladie médicale pouvant être codée.

Quelle est la différence entre la somnolence et la fatigue ?

La somnolence signifie que vous vous endormez réellement lorsque vous cessez de bouger, en réunion, dans le train ou aux feux rouges. La fatigue se traduit par un manque d’énergie sans s’endormir. La somnolence est mesurée à l’aide de l’échelle de somnolence d’Epworth, où un score de 11 ou plus est anormal, et elle oriente vers un trouble physique du sommeil.

Puis-je obtenir un arrêt maladie pour épuisement lorsque je reprendrai le travail en septembre ?

Cela dépend de votre pays. Le burn-out est un phénomène professionnel selon la CIM-11 (QD85), et non une affection médicale ; de nombreux systèmes européens ne disposent donc d’aucun code de maladie pour le désigner. La Suède possède un diagnostic national, et la France peut reconnaître le syndrome d’épuisement professionnel comme maladie professionnelle par une procédure complémentaire. En revanche, un diagnostic confirmé d’apnée du sommeil est une affection médicale pouvant être codée.

Avertissement médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Le Ronflement peut être un symptôme de l’apnée obstructive du sommeil, une affection médicale grave. Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, consultez un professionnel de santé. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné au traitement du ronflement et de l’apnée du sommeil légère à modérée.

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