Choisir un dispositif anti-ronflement lorsque vous portez un dentier ou avez des implants dentaires

Choosing an Anti-Snoring Device When You Wear Dentures or Have Dental  - Back2Sleep

Ce qui fonctionne réellement comme dispositif antironflement avec des prothèses dentaires, des implants dentaires ou sans aucune dent d’ancrage

Les prothèses dentaires, les implants et les crêtes édentées modifient les dispositifs antironflement qui peuvent réellement fonctionner, et les règles de prise en charge en France et en Allemagne le précisent déjà par écrit.

Pourquoi un dispositif antironflement avec des prothèses dentaires est un problème mécanique

Choisir un dispositif antironflement avec des prothèses dentaires revient à se poser une question directe. À quoi le dispositif s’ancre-t-il réellement ?

Un dispositif d’avancée mandibulaire (MAD) s’ancre aux dents antérieures supérieures et inférieures et maintient la mâchoire inférieure en avant toute la nuit, comme l’explique notre guide des orthèses antironflement sur mesure et des versions disponibles en pharmacie. La même orthèse est appelée mandibular advancement splint (MAS) au Royaume-Uni, orthèse d’avancée mandibulaire (OAM) en France et Unterkieferprotrusionsschiene (UKPS) en Allemagne.

Retirez les dents d’ancrage et cet ancrage n’a plus où s’exercer. De nombreux porteurs de prothèses dentaires sont adressés pour une orthèse buccale, puis sont refoulés après l’examen de leur bouche par l’équipe dentaire.

C’est une règle écrite, pas une décision au cas par cas.

L’Assurance Maladie française cite l’édentement complet (absence de toute dent naturelle restante) comme une contre-indication absolue à l’OAM. Les autres contre-indications absolues sont l’âge inférieur à 18 ans, une parodontite terminale et une hygiène bucco-dentaire gravement déficiente.

Les contre-indications relatives comprennent la présence de moins de trois ou quatre dents résiduelles par hémi-arcade, une rétention et une stabilité insuffisantes de la prothèse, ainsi qu’un traitement dentaire, orthodontique ou implantaire en cours. L’Allemagne applique la même logique. Ses recommandations concernant l’UKPS exigent des « ausreichend belastbare Zähne als Verankerung », c’est-à-dire des dents suffisamment résistantes aux charges pour servir d’ancrage.

Le Royaume-Uni l’interprète différemment. La recommandation NICE NG202 préconise des orthèses d’avancée mandibulaire personnalisées ou semi-personnalisées pour les SAHOS symptomatiques légers, modérés et sévères, c’est-à-dire le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil. Elle ne fixe aucun critère dentaire ; l’équipe dentaire applique donc ce filtre ultérieurement. Les porteurs de prothèses dentaires au Royaume-Uni sont ainsi adressés, puis refusés.

À retenir
  • Toute orthèse buccale a besoin de dents auxquelles s’ancrer, et les prothèses dentaires, les crêtes édentées et l’adhésif ne peuvent pas fournir cet ancrage.
  • La France considère la perte complète des dents comme une contre-indication absolue à l’orthèse mandibulaire, et non comme une éventualité.
  • L’Allemagne finance l’attelle uniquement lorsqu’il existe des dents d’ancrage capables de supporter la charge ; les recommandations britanniques restent muettes, si bien que le refus intervient plus tard.
Infographie sur le choix d’un dispositif antironflement lorsque vous portez une prothèse dentaire ou avez des dents absentes

Pourquoi le Ronflement s’aggrave souvent après la perte des dents

La perte des dents est associée à une respiration nocturne plus difficile. Les prosthodontistes décrivent la même chaîne de phénomènes : résorption de la crête alvéolaire, perte de la dimension verticale d’occlusion et diminution du soutien de la mâchoire et de la langue pendant la nuit.

Une revue systématique de 2024 portant sur 23 études publiées entre 1999 et 2023, réalisée par Pachiou et ses collègues dans le Journal of Prosthodontics, a constaté qu’environ 31 % de la population édentée présentait un risque élevé de syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Leur indice d’apnées-hypopnées (IAH) moyen, c’est-à-dire le nombre de pauses respiratoires et de respirations superficielles par heure de sommeil, était deux à trois fois plus élevé que chez les patients ayant encore leurs dents.

La durée compte également. Une étude de 2022 portant sur 414 adultes édentés, indexée dans PubMed Central, a rapporté un IAH initial moyen de 16,62, qui augmentait avec la durée sans dents : 5,02 événements par heure entre 6 et 9 mois, 16,17 entre 10 et 12 mois, 18,62 entre 13 et 15 mois et 36,35 au-delà de 15 mois. L’IAH est ensuite descendu à environ 3,6 à 5,3 après un traitement prothétique (p<0,01).

31%
adultes édentés présentant un risque élevé de SAOS (revue de 2024)
2-3x
IAH moyen plus élevé que chez les patients dentés (revue de 2024)
36.35
IAH moyen après plus de 15 mois d’édentement (étude de 2022)
6,611
édentement pour 100 000 habitants, Europe orientale (GBD 2021)

La charge n’est pas répartie uniformément. Une analyse de 2025 des données GBD 2021 publiée dans Frontiers in Oral Health a estimé l’édentement standardisé selon l’âge à environ 4 077 pour 100 000 habitants en Europe occidentale, 6 029 en Europe centrale et 6 611 en Europe orientale, avec un pic entre 65 et 74 ans.

Benjafield et ses collègues ont estimé dans The Lancet Respiratory Medicine (2019) que 936 millions d’adultes âgés de 30 à 69 ans dans le monde souffrent d’un SAOS avec un IAH égal ou supérieur à 5, dont 23,51 millions en France.

À retenir
  • Vos prothèses dentaires ne sont pas en cause ; les données établissent un lien entre une durée plus longue sans dents et un IAH plus élevé.
  • L’IAH a fortement diminué après un traitement prothétique dans la série de 2022 : les soins prothétiques font donc partie de l’équation.
  • Les personnes âgées d’Europe centrale et orientale rencontrent plus souvent ce problème d’ancrage que celles vivant plus à l’ouest.
Stent nasal Back2Sleep contre les autres dispositifs antironflement

Faut-il dormir avec ou sans ses prothèses dentaires

La plupart des spécialistes du sommeil conseillent de retirer les prothèses dentaires amovibles la nuit, et les données des essais appuient cette recommandation. C’est la première question que posent les porteurs de prothèses, et presque aucun guide d’achat n’y répond.

Un essai randomisé en cross-over mené en 2021 par Emami et ses collègues dans SLEEP a étudié 70 personnes âgées édentées souffrant d’apnée du sommeil non traitée, âgées en moyenne de 74,8 ans. L’IAH était de 26,6 événements par heure avec la prothèse en bouche, contre 25,6 sans prothèse, soit une différence de 1,0 qui n’était pas statistiquement significative (p=0,50).

Les données sur les éveils allaient dans l’autre sens. L’indice d’éveils respiratoires était de 14,2 événements par heure avec la prothèse en bouche, contre 11,9 sans prothèse (différence de 2,3, p=0,05) ; le sommeil était donc plus fragmenté lorsque la prothèse était portée. Les auteurs ont conclu que cela confirmait les recommandations habituelles de retirer les prothèses la nuit.

Remarque Il s’agit de conseils généraux, et non d’une consigne personnelle. Si votre dentiste vous demande de garder une prothèse pendant la nuit pour une raison clinique, suivez ce conseil et abordez la question du ronflement lors de votre prochain rendez-vous.
À retenir
  • Dormir avec la prothèse en bouche n’a pas amélioré de manière mesurable l’IAH dans l’essai de 2021.
  • Cela a effectivement aggravé l’indice d’éveils respiratoires ; les nuits étaient donc davantage fragmentées.
  • Quel que soit le dispositif choisi, il doit fonctionner avec la prothèse retirée plutôt que dépendre de celle-ci.
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Quatre situations dentaires, quatre réponses différentes

« Je porte une prothèse » ne décrit pas une situation unique. Les prothèses amovibles, les prothèses amovibles stabilisées sur implants et les bridges complets fixes se comportent différemment avec un dispositif oral ; la réponse varie donc selon le cas.

Une prothèse complète amovible (prothèse amovible, Zahnersatz) repose sur la crête alvéolaire et est maintenue par succion et adhésif pour prothèse. Cette rétention n’est pas suffisante pour résister à la traction vers l’avant exercée par une gouttière. Une prothèse amovible stabilisée sur implants est différente, car l’ostéointégration, c’est-à-dire la fusion de l’os avec la surface de l’implant, transfère les charges à l’os. La pratique clinique décrit un minimum de deux implants classiques ou de quatre mini-implants dentaires à la mandibule pour obtenir un ancrage sûr.

Votre situation dentaire Gouttière mandibulaire possible Ce que disent les règles européennes Options réalistes
Dents naturelles antérieures, prothèse partielle à l’arrière Souvent oui Aucune contre-indication française lorsqu’il reste suffisamment de dents résiduelles Gouttière sur mesure ou semi-sur mesure, dispositif nasal, thérapie positionnelle
Prothèse partielle, moins de 3 à 4 dents par hémi-arcade Douteux Contre-indication relative en France Évaluation par un spécialiste en prothèse dentaire en premier lieu, dispositif nasal, CPAP
Prothèses complètes amovibles, sans implants Non Contre-indication absolue en France, absence de dents piliers en Allemagne Dispositif pour les voies aériennes nasales, dispositif de stabilisation de la langue, thérapie positionnelle, CPAP
Prothèse amovible stabilisée sur implants (2 implants classiques ou 4 mini-implants) Parfois, après une évaluation spécialisée Un traitement implantaire en cours constitue une contre-indication relative en France Appareil retenu par des implants, dispositif nasal, PPC
Bridge implantaire fixe sur toute l’arcade Au cas par cas Aucune règle publiée concernant la dentition ne couvre cette situation Évaluation par le prosthodontiste de la charge implantaire, dispositif nasal, PPC

Un bridge implantaire fixe sur toute l’arcade n’est pas une prothèse supra-implantaire. Il est vissé et ne peut pas être retiré ; tout appareil doit donc être conçu autour de lui, avec une évaluation de la charge exercée sur les implants par le prosthodontiste traitant.

À retenir
  • Une prothèse amovible, une prothèse supra-implantaire et un bridge fixe sont trois problèmes mécaniques différents.
  • Deux implants mandibulaires classiques ou quatre mini-implants constituent le minimum documenté évoqué pour l’ancrage d’un appareil.
  • Apportez à votre rendez-vous tous les détails exacts de votre situation prothétique ; ils déterminent tout ce qui suit.
Produit Back2Sleep conçu pour favoriser la perméabilité des voies nasales

Comment choisir un dispositif antironflement avec des prothèses dentaires lorsqu’une orthèse est exclue

Six catégories restent lorsqu’une orthèse mandibulaire ne peut pas être posée. Les données probantes de chacune diffèrent suffisamment pour modifier votre décision.

68 % contre 45 %
succès, orthèse contre dispositif lingual (essai contrôlé randomisé de 2009)
63.6%
ont cessé d’utiliser le dispositif lingual à 3 semaines (essai contrôlé randomisé de 2009)
-24.8%
variation moyenne de l’IAH, stent nasopharyngé (étude de 2022)
p=0,64
dilatateurs nasaux contre aucun dispositif pour l’IAH (méta-analyse de 2016)

1Un appareil fabriqué par-dessus une prothèse existante

Lorsqu’une personne porte réellement sa prothèse chaque nuit, un spécialiste dentaire du sommeil peut fabriquer l’appareil par-dessus. Il faut mettre cela en balance avec le résultat de 2021 sur les éveils, et ne jamais essayer avec un produit thermomoulable en vente libre.

2Un appareil retenu par des implants

Les spécialistes dentaires du sommeil décrivent cette solution comme optimale lorsque des implants sont déjà présents et que l’ostéo-intégration est solide. Un prosthodontiste doit confirmer que les implants peuvent supporter une force de protrusion nocturne ; il faut donc prévoir une consultation et des travaux de laboratoire.

3Un dispositif de stabilisation de la langue

Un dispositif de stabilisation de la langue (TSD), également appelé dispositif de retenue de la langue (TRD), maintient la langue vers l’avant par succion et ne nécessite aucune dent. Presque toutes les pages commerciales le présentent comme la solution pour les porteurs de prothèses dentaires, tout en omettant les données d’abandon présentées ci-dessous.

4Dispositifs au niveau nasal

Les options nasales se répartissent selon leur mécanisme. Une bande adhésive externe élargit la narine de l’extérieur, tandis qu’un dilatateur nasal interne ou un stent nasopharyngé agit à l’intérieur des voies nasales. Les résultats publiés ne sont pas équivalents.

5Thérapie positionnelle et mode de vie

Dormir sur le côté ne coûte rien, ne nécessite aucune dent et se combine avec tout autre dispositif présenté ici. Le poids et la consommation d’alcool le soir sont des facteurs liés au mode de vie que les médecins du sommeil évaluent couramment, et leur évaluation ne coûte rien.

6PPC ou EPAP nasale

La pression positive continue (PPC, ou CPAP en anglais) ne nécessite aucune dent, ce qui explique pourquoi les règles européennes de remboursement la placent avant les appareils buccaux en cas de maladie sévère. Les valves EPAP nasales sont une petite solution adhésive qui ne nécessite pas non plus de dents.

Les chiffres sur les dispositifs linguaux que personne ne publie

Dans un essai contrôlé randomisé mené par Deane et ses collègues dans SLEEP (2009, 22 participants ayant terminé l’étude), le taux de réussite du traitement atteignait 68 % avec l’attelle mandibulaire, contre 45 % avec le dispositif de stabilisation linguale, et 91 % des patients préféraient l’attelle. L’utilisation nocturne régulière d’au moins six heures concernait 81,8 % des patients avec l’attelle, contre 27,3 % avec le dispositif lingual.

Le véritable enjeu, c’est l’écart d’observance. Au bout de trois semaines, 63,6 % des participants avaient abandonné le dispositif lingual, et 86,4 % ont signalé l’avoir retiré involontairement pendant la nuit, contre 9 % avec l’attelle. La bouche sèche (xérostomie) et les douleurs linguales pèsent davantage chez une population plus âgée portant une prothèse dentaire, et notre analyse des dispositifs de rétention linguale par rapport aux appareils mandibulaires approfondit ce compromis.

Quand le nez convient, en toute honnêteté

Une revue systématique et méta-analyse de 2016 menée par Camacho et ses collègues, indexée dans PubMed, a constaté que, chez 147 patients, les dilatateurs nasaux ne modifiaient l’IAH que de 28,7 à 27,4 événements par heure (p=0,64). Les dilatateurs nasaux internes réduisaient l’indice d’apnées de 4,87 événements par heure, tandis que les bandelettes externes l’augmentaient de 0,64 ; les bandelettes externes amélioraient donc la respiration nasale sans montrer de bénéfice sur les apnées.

Un stent nasopharyngé se comporte différemment, car il maintient les voies aériennes ouvertes plus en arrière. Dans une étude de 2022 portant sur 101 patients, publiée dans le Journal of International Medical Research, l’IAH moyen était de 24,6 événements par heure sans le stent, contre 18,5 avec celui-ci, soit une réduction de 6,1 événements par heure ou de 24,8 %. Le taux de réponse atteignait 57 % en cas de collapsus palatin antéropostérieur, mais seulement 25 % en cas de collapsus concentrique lors d’une endoscopie du sommeil induit par médicaments, sans bénéfice en cas d’obstruction rétrolinguale ou multiniveau, et 32,7 % des participants ont signalé des effets indésirables sévères.

C’est la seule catégorie où la question de l’ancrage disparaît. Back2Sleep est un stent intranasal souple en silicone, certifié CE et de classe I, qui se place dans la narine et maintient les voies aériennes nasales ouvertes pendant le sommeil. Il ne nécessite ni dents, ni soutien de la crête, ni empreinte dentaire, n’interfère pas avec une prothèse dentaire et peut être porté avec ou sans prothèse. Aucune ordonnance n’est nécessaire, et le kit de démarrage contient quatre tailles pour environ 39 EUR.

Soyez clair sur ce que montrent les données probantes. L’étude portant sur 101 patients citée plus haut a testé un stent nasopharyngé différent, et non Back2Sleep ; il faut donc l’interpréter comme une donnée au niveau de la catégorie : un effet moyen modeste avec un véritable taux de réponse, jamais comme une garantie. Back2Sleep est destiné au ronflement et à l’apnée obstructive du sommeil légère à modérée, et la période de remboursement de 30 jours est le moyen de déterminer si vous y répondez.

À retenir
  • Le dispositif pour la langue convient à certaines personnes, mais 63,6 % avaient cessé de l’utiliser après trois semaines dans l’essai comparatif.
  • Les dilatateurs nasaux n’ont montré aucun bénéfice sur l’IAH dans la méta-analyse de 2016, tandis que l’étude sur le stent nasopharyngé a rapporté une réduction modeste.
  • Lorsque l’obstruction est rétrolinguale ou située à plusieurs niveaux, les dispositifs nasaux ne sont pas la solution.

Le parcours européen, du symptôme au dispositif

En Europe, une plainte concernant les ronflements chez une personne sans dents doit commencer par un diagnostic, pas par un achat. Consultez un pneumologue ou un spécialiste ORL, un médecin titulaire d’une qualification en médecine du sommeil, ainsi qu’un spécialiste en prothèse dentaire pour l’aspect dentaire.

Le dépistage consiste généralement en une polygraphie ventilatoire nocturne, ou en l’équivalent d’un test d’apnée du sommeil à domicile, porté pendant la nuit chez soi. Il enregistre le débit d’air, les efforts respiratoires, les ronflements et l’indice de désaturation en oxygène (ODI). La polysomnographie complète est réservée aux cas incertains, et les cliniciens ajoutent souvent l’échelle de somnolence d’Epworth pour évaluer la somnolence diurne.

Ce que chaque pays finance réellement

En France, l’OAM est le traitement de première intention pour l’AOS modérée avec un IAH, terme français pour AHI, compris entre 15 et 30 par heure, et de deuxième intention lorsque la PPC est refusée ou mal tolérée. Les niveaux de sévérité français sont : légère de 5 à 15, modérée de 15 à 30 et sévère à partir de 30. Un traitement par PPC ou OAM nécessite une demande d’accord préalable auprès du service médical de l’Assurance Maladie pour les patients âgés de 16 ans et plus, au moyen du modèle de prescription Réf. 634 Cnam via le téléservice amelipro.

En Allemagne, l’UKPS est explicitement un traitement de deuxième intention. Il n’est remboursable que « wenn die Überdrucktherapie mit einer Atemmaske nicht erfolgreich eingesetzt werden kann », et doit être prescrit par un médecin conventionné titulaire d’une qualification en médecine du sommeil, la facturation dentaire s’effectuant via les positions BEMA UP1 à UP6. Un lecteur allemand ne peut pas obtenir une gouttière en première intention, ni en obtenir une sans dents d’ancrage.

Remarque Les dispositifs antironflement vendus dans l’UE sont régis par le règlement (UE) 2017/745, le règlement relatif aux dispositifs médicaux, et portent le marquage CE. Les autorisations délivrées hors d’Europe, citées sur de nombreuses pages produits, ne signifient rien ici ; vérifiez donc plutôt le marquage CE et la classe du dispositif.
À retenir
  • Faites-vous tester avant d’acheter : les patients édentés présentaient un IAH deux à trois fois supérieur à celui des patients dentés (revue de 2024).
  • En France, un accord préalable (Réf. 634 Cnam via amelipro) est requis pour un traitement par CPAP ou orthèse à partir de 16 ans.
  • L’Allemagne ne prend en charge l’orthèse qu’après l’échec de la pression positive des voies respiratoires, et uniquement en présence de dents d’ancrage capables de supporter la charge.
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La sécurité d’abord lors du choix d’un dispositif antironflement avec une prothèse dentaire

Si vous n’avez aucune dent naturelle et souffrez d’un syndrome d’apnées obstructives du sommeil sévère, l’étape suivante est de consulter un médecin du sommeil, et non d’acheter un dispositif par correspondance. Avec un IAH de 30 ou plus, seuil du niveau sévère dans la classification française, aucun dispositif grand public sans appui dentaire présenté sur cette page ne remplace une pression positive des voies respiratoires.

Le profil de risque change également lorsqu’un dispositif s’appuie sur une crête alvéolaire non soutenue ou une prothèse dentaire mal maintenue plutôt que sur des dents naturelles. La charge s’exerce alors sur les tissus mous et l’os, et non sur une prise stable ; l’appareil peut se déplacer pendant la nuit, et tout dispositif de repositionnement de la mâchoire doit être contrôlé par un dentiste afin de prévenir les contraintes sur l’articulation temporomandibulaire (ATM). C’est pourquoi les produits à ajustement par thermoformage à domicile ne conviennent pas ici, et notre comparatif entre les appareils à ajustement par thermoformage et les appareils sur mesure explique pourquoi.

Consultez d’abord un médecin si quelqu’un vous a vu cesser de respirer la nuit, si vous vous réveillez en suffoquant ou en haletant, si vous avez des maux de tête au réveil ou si vous luttez contre le sommeil au volant. Ces signes justifient une étude du sommeil, et non une décision d’achat.
À retenir
  • Un SAOS sévère chez un adulte édenté relève d’un médecin du sommeil, et non d’un dispositif grand public.
  • Les dispositifs reposant sur une crête édentée ou une prothèse dentaire instable présentent un profil de risque différent de ceux ancrés sur les dents.
  • Le ronflement simple et le SAOS léger à modéré sont les cas où les options sans appui dentaire, comme une endoprothèse nasale, peuvent raisonnablement être envisagées.
Infographie sur le choix d’un dispositif antironflement lorsque vous portez une prothèse dentaire ou avez des dents absentes

Ce que disent les utilisateurs de Back2Sleep

★★★★★
"J’ai essayé plusieurs dispositifs — dilatateurs nasaux, orthèses d’avancée mandibulaire, bloqueurs de mâchoire. Dès ma première nuit avec Back2Sleep, l’effet a été spectaculaire. Je n’ai pas ronflé du tout, ce qui est exceptionnel pour moi. J’ai eu l’impression de pouvoir enfin respirer correctement par le nez. J’utilise actuellement une machine CPAP, et je peux dire que Back2Sleep est plus efficace. La légère gêne dans la gorge disparaît après quelques nuits. Je recommande vivement ce dispositif."
— Benjamin Achat Amazon vérifié
★★★★☆
"Conception ingénieuse, mais avec quelques réserves. Une fois en place, ce tube segmenté flexible rétablit efficacement une ventilation normale. Cependant, il ne fonctionnera pas si vos narines sont chroniquement congestionnées (en cas d’allergies, etc.). L’extrémité inférieure du tube peut également être obstruée par des sécrétions. À 35 euros par mois pour deux tubes, on s’attendrait à des résultats haut de gamme. Je poursuis toutefois mon évaluation."
— Michel Achat Amazon vérifié
★★★★★
"Un véritable changement. C’est la seule chose qui ait jamais aidé à réduire mes ronflements. Je souffrais auparavant de maux de tête fréquents dus au manque d’oxygène lié à l’apnée. Maintenant, je peux enfin dormir à nouveau dans le même lit que mon partenaire. Ce petit tube tout simple a considérablement amélioré ma qualité de vie. J’avais déjà consulté plusieurs médecins et m’étais même fait retirer les amygdales. En désespoir de cause, j’aurais essayé n’importe quoi. Je n’aurais jamais pensé que la solution puisse être aussi simple. Les 40 euros ne devraient effrayer personne — je ne le regrette certainement pas."
— DrMatrix Achat Amazon vérifié

Foire aux questions

Peut-on utiliser un embout buccal antironflement lorsque l’on porte des prothèses dentaires ?

En général, non. Une gouttière d’avancée mandibulaire s’agrippe aux dents antérieures supérieures et inférieures, et une prothèse amovible ne peut pas résister à cette traction nocturne. En France, l’Assurance Maladie considère l’édentement complet comme une contre-indication absolue à la gouttière mandibulaire. Des solutions sans dents, comme un tuteur nasal, un dispositif de stabilisation de la langue, une thérapie positionnelle ou la PPC, restent disponibles.

Dois-je dormir avec mes prothèses dentaires ou les retirer si je souffre d’apnée du sommeil ?

La plupart des spécialistes du sommeil conseillent de les retirer. Un essai croisé randomisé publié en 2021 dans SLEEP, portant sur 70 personnes âgées édentées, a constaté un IAH pratiquement inchangé : 26,6 événements par heure avec les prothèses dentaires contre 25,6 sans. En revanche, l’indice d’éveils respiratoires était plus élevé avec les prothèses : 14,2 contre 11,9. Suivez les recommandations de votre propre dentiste si elles diffèrent.

De combien de dents avez-vous besoin pour un dispositif d’avancée mandibulaire ?

Il n’existe pas de seuil européen unique, mais la France considère la présence de moins de trois ou quatre dents résiduelles par hémi-arcade comme une contre-indication relative à l’orthèse d’avancée mandibulaire. Les recommandations allemandes exigent des dents suffisamment solides pour servir d’ancrage. Les dents antérieures supérieures et inférieures solides sont les plus importantes, car l’appareil exerce une pression sur elles toute la nuit.

Peut-on utiliser une gouttière buccale contre l’apnée du sommeil si l’on a des implants dentaires ?

Parfois. Lorsque les implants sont ostéointégrés et stables, un spécialiste du sommeil dentaire peut fabriquer un appareil fixé sur une prothèse amovible complète stabilisée par implants ; la pratique clinique décrit un minimum de deux implants mandibulaires classiques ou de quatre mini-implants. Un bridge fixe sur arcade complète est un cas différent et nécessite l’évaluation de la charge par un prosthodontiste avant toute fabrication.

Pourquoi mon Ronflement s’est-il aggravé après la perte de mes dents ?

La perte des dents est associée à une respiration nocturne plus mauvaise, mais elle n’est pas causée par les prothèses elles-mêmes. Dans une étude de 2022 publiée dans PubMed Central et portant sur 414 adultes édentés, l’IAH moyen est passé de 5,02 événements par heure entre six et neuf mois sans dents à 36,35 au-delà de quinze mois, puis a de nouveau diminué après la pose d’une prothèse dentaire.

Les dispositifs de stabilisation de la langue sont-ils réellement efficaces, ou les gens abandonnent-ils ?

Les deux affirmations sont vraies. Dans un essai contrôlé randomisé publié en 2009 dans SLEEP, le taux de réussite du traitement était de 45 % avec le dispositif de stabilisation de la langue, contre 68 % avec la gouttière mandibulaire, et 63,6 % des patients avaient arrêté le dispositif lingual au bout de trois semaines. Il convient aux personnes qui le tolèrent.

Comment obtenir un test d’apnée du sommeil à domicile si je n’ai plus de dents ?

Demandez à votre médecin traitant une ordonnance pour consulter un pneumologue, un ORL ou un médecin spécialiste du sommeil. L’édentement ne change rien à l’examen lui-même. Une polygraphie ventilatoire nocturne ou un test d’apnée du sommeil à domicile enregistre à domicile, pendant la nuit, le débit d’air, les efforts respiratoires, le Ronflement et l’indice de désaturation en oxygène. La polysomnographie complète est réservée aux cas qui ne sont pas clairs.

Une orthèse d’avancée mandibulaire est-elle remboursée si l’on porte une prothèse dentaire complète ?

Non. En France, l’OAM nécessite l’accord préalable du service médical de l’Assurance Maladie, et l’édentement complet figure parmi les contre-indications absolues ; l’appareil n’est donc pas prescrit dans cette situation. En Allemagne, la gouttière est utilisée en deuxième intention après la PPC et nécessite des dents suffisamment solides pour servir d’ancrage.

Avis médical : Cet article est fourni à titre informatif uniquement et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé. Le Ronflement peut être un symptôme de l’apnée obstructive du sommeil, une affection médicale grave. Si vous pensez souffrir d’apnée du sommeil, consultez un professionnel de santé. Back2Sleep est un dispositif médical de classe I certifié CE, destiné au traitement du Ronflement et de l’apnée du sommeil légère à modérée.

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